Glossaire Sanskrit et Tamoule

Tiré de "The catechism of Saivite Hinduism" par Sivaya Subramuniyaswami

Traduit par Kaivalyanathaswami

abhishekam: Bain rituel, ablution, qui se fait en versant sur une image divine, personne, ou object sacré, certaines substances indiquées par les Agamas: eau, lait, lait caillé, miel, beurre clarifié, eau de rose, et autres. L’utilité de cette cascade sacrée est, par la valeur électro-chimique de chaque substance et son caractère astral, de purifier le champ de force ésoterique de l’image divine, pour qu’il puisse servir de conducteur aux énergies divines. Voir: puja.

abîme: Gouffre très profond. Figurativement: lieu sombre où se trouve celui qui agit très mal et qui, par conséquent, se crée des karmas déplorables. Voir: adharma, enfer.

abjuration: Renoncement solennel, accompagné d’un serment. Par exemple, le sannyasi abjure la vie de famille.

absolu: Qui ne comporte pas de restriction, qui n’a qu’en lui-même sa raison d’être, qui ne dépend pas de la conscience, ni n’a de rapport avec elle en aucun de ses niveaux, du plus subtil (Satchidananda) au plus grossier (monde physique). Avec majuscule: l’ultime Réalité, Parasivam, l’indescriptible “Cela” au-delà du temps, de l’espace, de la forme, et de la cause. Voir: cause, Parabrahman, Paramatma, Parasivam, Réalité absolue, Soi-Dieu.

absolument réel: Terme qui décrit Dieu Siva dans ses trois perfections en même temps: Parasivam, Satchidananda, et Mahesvara. Ainsi est-il incrée et immuable. Et il n’évolue pas. Lui, l’Incrée, émane toute la création qui, elle, est relativement réelle. Voir: relativement réel.

Académie himalayenne: Enregistrée et établie en 1965 aux Etats-Unis sous le nom d’Himalayan Academy. Adresse: 107 Kaholalele Rd, Kapaa, Hawaii 96746-9304 USA. Elle est l’aspect de l’Eglise Saïva-siddhanta qui publie les littératures et propage l’enseignement sivaïte et hindou à travers le monde. Notamment, elle publie le journal international Hinduism Today. Voir: Eglise Saïva-siddhanta.

achariya: Titre respectueux pour l’enseignant religieux érudit. On dit aussi «assan» et «assiriyar».

adèpte: Membre d’une société religieuse, initié.

adharma: Ce qui n’est pas «dharma», ou qui est contraire à lui. Pensées, paroles ou actions qui transgressent la loi divine et ignorent la voix de la conscience. L’adharma produit des karmas néfastes, renforce les liens du moi chez l’individu, et maintient celui-ci dans des étas d’esprit inférieurs dominés par les instincts et l’intellect. Voir: mal, péché.

adhinam: Complexe monastique dans la tradition sud-indienne, qui consiste au moins d’un temple et d’un monastère. On peut également se servir de ces synonymes: madam, math ou pidam. Voir: ashram, math.

adi: Préfixe sanskrit courant qui signifie «premier».

adinatha: Sanskrit: «premier seigneur». L’un des noms de Dieu Siva. Egalement le nom de la lignée spirituelle de l’école Gorakhnath de la Natha-sampradaya nord-indienne. Cette lignée se constitue actuellement de douze ordres monastiques répartis par l’Inde du Nord et du Centre. Voir: sivaïsme Gorakhnath, Siddha-siddhanta-paddhati.

adiyar: Tamoul: «serviteur, esclave». Terme dont se sert parfois le dévot lorsqu’il adresse le divin, pour se désigner et montrer la soumission. Missionnaire «désigné» de l’Eglise Saïva-siddhanta. Pour qualifier, celui-ci doit avoir reçu l’initiation samaya (samaya-diksha), avoir fait preuve de dévouement et d’efficacité dans son travail religieux, avoir au moins vingt-cinq ans, être marié, avoir l’appui de sa femme à 100% quant à sa désignation pour ce poste, et y être formellement nommé par sa mission locale. Voir: amachar, clergé, désigner, membre confirmé, ministre, ordonné, samaya-diksha.

advaïta: Sanskrit:«pas deux». La non-dualité, le non-dualisme, soit: le monisme. Système philosophique selon lequel la réalité est ultimement une unité. Le contraire de dvaïta, dualisme. Voir: Advaïta-siddhanta, monisme.

Advaïta-siddhanta: Sanskrit: «ultime aboutissement: le non-dualisme.» Terme qui désigne la philosophie des Agamas qui gravite autour de l’ultime vérité non-dualiste: que Dieu, l’âme, et le monde sont essentiellement identiques. Se traduit en français par «théisme moniste». Voir: théisme moniste, Saïva-siddhanta, siddhanta.

Advaïta-vedanta: Sanskrit: «ultime aboutissement, ou conclusion védique: le non-dualisme.» L’un des noms qui désignent la philosophie mayavadine d’Adi Sankara, où maya se conçoit comme une illusion pure. Ce terme sert à distinguer cette école des autres écoles védantiques (il y en a cinq principales). Voir: Vedanta.

affirmation: Expression affirmative qui consiste le plus souvent d’une ou plusieurs phrases simples. Pratique où l’on répète cette expression de nombreuses fois avec grande concentration sur son sens et les images mentales qu’elle évoque. L’affirmation sert à l’individu à refaire son esprit subconscient lui-même, le plus souvent en vue d’atteindre quelque objectif ou objectifs, soient-ils matériels, psychologiques, ou spirituels. Deux exemples: «Tout ce dont j’ai besoin me sera toujours accordé.» «Je maîtrise mon esprit, mon corps, et mes émotions.» L’affirmation peut également répéter une croyance ou doctrine, telle que l’affirmation de la foi de l’Eglise Saïva-siddhanta: «Dieu Siva est Amour omniprésent, et Réalité transcendante.» Voir: subconscient.

agama: Sanskrit: «Ce qui est descendu (provient d’en haut).» Nom qu’on donne à certaines écritures saintes qui appartiennent à l’une ou l’autre des sectes hindoues, et qui font, avec les Veda, les sruti de chaque secte. Les plus anciens agamas que l’on connaissent sont sivaïtes, écrits pendant le premier millénaire a.n.è. Les agamas vishnuites et shaktites sont venus plus tard. Et tandis que les Vedas décrivent des principes philosophiques dit «généraux», les Agamas sont considérés comme «spécifiques», car ils vont dans le détail des rites et des principes yogins qui mènent à la délivrance. Ces textes sont l’aurorité sivaïte quant aux rites et tout ce qui se rapporte au temple, inclus les dévotions, l’architecture et la sculpture. Voir: Agamas sivaïtes, Saïva-siddhanta.

Agamas sivaïtes: Agama signifie en sanskrit: «Ce qui est descendu,» ou «ce qui a été reçu»--c’est-à-dire, connaissance divinement révélée. Les vingt-huit Agamas sivaïtes (ou simplement, entre Sivaïtes, les «Agamas») sont les écritures qui font autorité dans toutes les branches du sivaïsme. Ils consistent d’enseignements, et surtout d’instructions fort detaillées, se rapportant aux quatre voies spirituelles du sivaïsme, ou quatre margas--chariya, kriya, yoga, et jnana. Elles sont la source et l’autorité en tout ce qui concerne temple, rite et dévotion. Notamment, elles élaborent l’architecture du temple dans tous ses menus détails, les principes, les divers stages et aboutissements du yoga, ainsi que les connaissances tantriques du kundalini-yoga. Voir: Nandinatha, Tirumantiram, tantra.

Agama tamoul: Nom alternatif et terme d’estime et d’affection pour l’¦uvre de Tirumular, le Tirumantiram. Il est «tamoul» car il est écrit en cette langue, et il est «Agama» parce que son contenu résume les enseignements essentiels des Agamas sivaïtes. On doit noter cependant que le Tirumantiram contient et résume également les enseignements desVedas. Voir: agama, Tirumantiram.

aiguillon: Pointe de fer fixée au bout d’un long bâton pour piquer les b¦ufs, buffles, éléphants, etc. L’un des instruments que Ganesha tient traditionnellement dans la main et qui symbolise sa puissance à faire aller l’âme de l’avant dans son évolution, et ne pas s’attarder ou s’endormir. Voir: ankusa, Ganapati, Ganesha, modaka, svastika.

Aghora: Sanskrit: «qui ne terrifie pas.» L’un des noms de Dieu Siva qui signifie aussi lumière, absence de ténèbre, absence d’ignorance. Ce nom, dans les Vedas, fait partie d’une série de cinq noms de Siva, ou mantras, exceptionnellement significatifs et puissants. Sert aussi à nommer une secte sivaïte dite du «chemin de la main gauche» dont l’austerité et les rites vont jusqu’à effrayer le témoin. Par ces moyens tantriques et bizarres, ils tâchent de transcender la personnalité humaine et atteindre au divin. Voir: Aja, Isa, Tat-Purusha, Vama.

Agni: Dieu du feu, ou essence de l’élément, le feu, que l’on invoque durant les cérémonies de feu védiques-agamiques, qui se nomment homa, havan ou yajna. Voir: homa, Indra, Prajanya, Pushan, yajna, Yama.

ahatturavu: Mot tamoul: se défaire des attaches en renonçant au moi. Le serment du moine qui renonce au monde.

ahimsa: La non-violence dans l’action, la parole, et la pensée. Voir: yamas.

aïpassi: Tamoul: le moi lunaire de la mi-octobre à la mi-novembre.

Aja: Sanskrit:«Celui qui n’est pas né, qui existe depuis l’éternité.» L’un des noms de Dieu Siva usité dans le Rig-Veda, où il sert à décrire l’Etre primordial, l’Incréé. L’un de cinq noms à Siva qui, dans les Vedas, fait partie d’une série de cinq noms, ou mantras, très significatifs et puissants. Voir: Aghora, Isa, Tat-Purusha, Vama.

akasha: Sanskrit: «Invisible». L’éther, ou firmament intérieur. Conception vaste qui comprend l’idée du «cinquième élément» du plan physique, les cinq étant: la terre, l’air, le feu, l’eau, et l’akasha. L’akasha se perçoit en tant que région éthérique, ou fluide subtile qui emplit l’univers. Encore plus profondément, akasha nomme les régions superconscientes de l’esprit. C’est par la pénétration psychique de l’akasha que les grandes connaissances cosmiques sont recueillies, telles que celles qui dévoilent tout le cercle du temps, d’où l’on peut voir le passé, le présent et l’avenir. Voir: éther.

alii: Mot hawaiien qui désigne chef, roi, reine, famille royale ou ce qui leur appartient.

Allah: Dieu dans la religion islamique. Voir: Islam, Mohammed.

amachar: Mot tamoul: «ministre». Membre du clergé d’une église. Dans l’Eglise Saïva-siddhanta, le ministre est soit «désigné» ou «ordonné». Pour qualifier, le candidat doit être membre confirmé de l’Eglise, avoir fait preuve de dévouement et d’efficacité dans son travail de missionnaire, avoir au moins cinquante ans, être marié, et jouir de l’appui à 100% de sa femme quant à sa candidature pour ce poste. Il doit aussi avoir reçu la nomination de sa mission locale. Après avoir servi pendant deux termes de deux ans chacun, le ministre désigné peut être ordonné. Voir: désigner, ordonner, membre confirmé, ministre.

âme: Un corps spirituel, immortel, et lumineux, dont l’essence est éternelle, incréée et identique à Dieu Siva en tant que Satchidananda et Parasivam. L’âme donne la vie à tous les aspects de l’individu et se réincarne maintes et maintes fois jusqu’à ce que tous les karmas nécessaires soient créés et puis résolus, et que son identité essentielle à Dieu Siva soit realisée. L’âme, dans les Vedas, se nomme atman. Voir: atman, évolution, Ame primordiale.

Ame primordiale: Siva, l’Ame originelle, incréée, et parfaite (non évoluante). En tant qu’Ame primordiale, Siva crée (par émanation) une quantité innombrable d’âmes individuelles dont l’essence demeure identique à lui-même (en tant que Satchidananda et Parasivam). Voir: âme, Mahesvara, Nataraja, perfection.

anahatha-chakra: Le chakra du c¦ur, ou quatrième centre psychique. Voir: c¦ur.

ananda: Sanskrit: «béatitude». La joie pure qui provient de l’expérience spirituelle, et surtout celle des hauts ou divins états d’esprit. Mot qui sert aussi à décrire l’ominiprésence divine, par exemple dans le mot Sat-chit-ananda. Voir: Chit, Sat, Satchidananda.

anava: Provient du mot «anu» qui signifie: extrêmement petit. Le sens du moi, ou sens d’être séparé de Dieu. Ignorance. Anava est le sens de notre petitesse et de notre individualité, et l’une des trois mala, ou impuretés, ou liens, les deux autres étant karma et maya. Anava est la cause de l’illusion que nous sommes séparé de Dieu, autre que lui. Elle est la dernière des malas, ou impuretés, à être brisée dans la poursuite de l’union mystique ou réalisation du Soi. Voir: karma, maya, pasam, réalisation du Soi.

anbe: Forme de anbu, mot tamoul signifiant «amour».

ange: Provient du grec, «angelos», qui signifie «messager». L’équivalent occidental de deva. Voir: deva, Devaloka, dieu, mahadeva.

aniconique: Signifie littéralement, «sans forme, sans représentation». L’image d’un dieu est dite aniconique lorsqu’elle ne cherche pas à le représenter directement, ne lui donne pas une forme corporelle, et se contente de ne l’indiquer que symboliquement. Le Sivalingam, par exemple, est aniconique parce qu’il représente symboliquement l’aspect absolu de Dieu. Ce mot sert aussi à décrire les traditions religieuses qui ne se servent pas d’image en adorant Dieu. Voir: Sivalingam.

ankusa: L’aiguillon du Seigneur Ganesha, qui symbolise sa puissance à repousser les obstacles qui se soulèvent devant nous.

anugraha-shakti: Voir: grâce révélatrice.

Appar: Tamoul: «Père». Nom affectif donné à saint Tirunavukkarasu (VIIe s.), l’un des quatres saints principaux du sivaïsme. Né jaïniste, il se convertit au sivaïsme, et ramène vers Siva un grand nombre de Sivaïtes qui avaient embrassé le jaïnisme. Il représente surtout l’esprit du service rendu au temple, qualité qu’il avait perfectionnée. Il prêchait avec ferveur par tout le Tamil Nadu, et louait Siva par des chansons magnifiques qu’il avait composées lui-même, et qui font aujourd’hui partie des écritures saintes, les devaram. Il vivait en même temps que le jeune saint Sambandar qui était le premier à l’appeler «Père» ou «Appar». Voir: Manikkavaçagar, Nayanars, Sambandar, Samaya-achariya, Sundarar.

aranyakas: «Livres de la forêt». Nomme la troisième section de chacun des quatre Vedas, qui contient les yajnas, ou cérémonies du feu, ainsi que les explications du sens mystique de celles-ci et de leur utilité. Voir: brahmanas, samhitas, Upanishads, Vedas, homa.

arati: Flamme de la lampe cérémoniale dont le combustible est le plus souvent huile, camphre, ou beurre clarifié, et qu’on passe rituellement devant une sainte personne, ou devant le dieu du temple ou de l’autel familial au point culminant du puja. Cette action produit un effect psychique qui permet à la shakti divine de se manifester et se diriger vers le dévot. Le prêtre passe ensuite cette flamme aux dévots qui la reçoivent en passant le bout des doigts à travers la flamme, et les portant ensuite aux yeux. C’est ainsi qu’ils absorbent la shakti, qui est la bénédiction. Ce mot sert aussi à désigner toute cérémonie qui se culmine ainsi, et surtout s’il s’agit d’un puja très bref. Voir: puja.

archana: Un puja écourté qui se célèbre au nom d’un individu, d’une famille, d’un groupe quelconque, et que celui-ci ou ceux-ci ont demandé pour quelque bénédiction ou éclaircissement divin. Le mot signifie spécifiquement les noms du dieu qu’on va répéter au cours de cette cérémonie.

Ardhanarisvara: Sanskrit: «Seigneur moitié femme». Représentation ou murthi de Dieu Siva où sa moitié droite est masculine, tandis que la gauche est féminine, image qui symbolise les courants d’énergie psychiques ida et pingala se réunissant et se confondant. Le Seigneur Siva en forme de Dieu androgyne en qui tous les opposés se réconcilient. Sa perfection deuxième, Satchidananda, ou Conscience pure. Voir: murthi, Nataraja, Satchidananda, Sivalingam.

asana: Sanskrit: «Place assise, position». L’une ou l’autre des diverses positions qu’on prend pendant les pratiques de hatha-yoga ou de méditation. Le troisième des huit yogas de Patanjali. Le padmasana, position du lotus aux jambes croisées, est la mieux connue des asanas. Mais il y a nombre d’autres positions qui équilibrent les énergies du corps et de l’esprit, au profit de la santé et de la sérénité. Peut aussi désigner l’endroit où se fait la pratique yogine ou méditative, ou encore la natte, ou tapis, sur quoi on s’assied à ce moment-là. L’un des éléments très importants de la sadhana des nathas. Voir: ashtanga-yoga, hatha-yoga.

ascète: Personne qui, pour des fins spirituelles, mène une vie contemplative et, le plus souvent, rigoureusement disciplinée et austère.

ascètisme: Les pratiques ou la vie de l’ascète. Implique abnégation de soi, discipline rigoureuse, tapas, jeûne, silence, etc. Désigne aussi la doctrine religieuse qui maintient qu’un tel régime mène aux états spirituels supérieurs. Voir: ascète, sadhana, tapas.

ashram: Sanskrit: «Lieu ou l’on s’évertue.» Refuge spirituel, demeure d’un saint, sadhu, ascète, ou guru qui instruit en religion. Peut être un lieu très humble où habitent guru et disciples, monastère, ou institution appartenant à quelque communauté telle que: école, auberge pour pèlerins, imprimerie, bureaux d’¦uvres charitables. Voir: adhinam, monastère, math.

ashrama: L’une des quatre époques de la vie humaine dont, selon les enseignements védiques, chacune comporte son dharma propre. Voir: brahmachariya, grihasta, sannyas-dharma, vanaprastha.

ashrama-dharma: Le dharma (voie de la réctitude) qui décrit les dispositions naturelles du corps, de l’esprit et des émotions pendant chacun des quatre stages de la vie, ainsi que les devoirs à accomplir et les compétences à acquérir pendant chacun de ces stages. Les quatre sont: celui d’étudiant, de maître de maison, de conseiller aîné, et de solitaire religieux. Voir: brahmachariya, dharma, grihastha, sannyas, vanaprastha.

ashtanga-yoga: Le système de yoga en huit branches que le rishi Patanjali codifia vers l’an 200 a.n.è. Les huit branches sont les restrictions (yama), les pratiques (niyama), les positions yogines (asana), la maîtrise du souffle (pranayama), le retrait des sens (pratyahara), la concentration (dharana), la méditation (dhyana) et la contemplation (samadhi). Voir: asana, concentration, contemplation, dharana, dhyana, méditation, niyamas, pranayama, pratyahara, samadhi, yamas, yoga.

aspirant: Celui qui désire atteindre certains objectifs, ou un mode de vie, spirituels. Dans l’Eglise Saïva-siddhanta, on nomme «aspirant» celui qui participe à un programme qui le pràpare à la vie de moine. Les aspirants portent l’habit blanc et font v¦u de pureté pour une période de six mois, vivant dans un milieu monastique. Voir: suppliant, postulant.

assan: Terme de respect signifiant: un enseignant.

astral: Relatif aux astres. Par extension, relatif aux dimensions subtiles (`non physiques) du Deuxième Monde. La «force astrale», ou magnétisme, ou énergie, provenant de ce monde peuvent se ressentir psychiquement dans le Premier Monde. Voir: Devaloka, Narakaloka, Deuxième Monde, plan, plan subtil, corps astral.

asura: Sanskrit: «non spirituel». Un être du Deuxième Monde qui habite le plan astral inférieur. On dit parfois «démon». Ces êtres sont capables d’entrer en communication avec les habitants de ce monde physique, et d’influer sur leurs vies, ce qui cause pour ces derniers, des ennuis plus ou moins lourds de conséquences. Mais les asuras évoluent, eux aussi, et ne se trouvent pas éternellement dans cette situation. Voir: Deuxième Monde.

Atharva-Veda: Sanskrit: «Sagesse d’Atharva». Atharva est l’individu qu’on considère l’auteur de ce quatrième des Vedas et le plus récent. Ce Veda se compose de 720 cantiques recueillis en vingt «livres». Chacun de ces cantiques est originel à ce Veda, c’est-à-dire qu’aucun n’est «emprunté» au Rig-Veda, contrairement aux autres deux Vedas. Bien que ses cantiques soient magnifiques, et qu’il ait la renommée d’être «le Veda de la prière», car il contient nombres d’invocations et formules magiques, l’Atharva ne ne s’utilise pas (ou ne s’utilise plus) pour les rites. Mais il a toujours une grande importance, car, par ses profonds passages philosophiques qui nous rapellent les Agamas, il sert de pont entre les formules et cantiques des autres Vedas plus anciens, et les Upanishads. «Atharva» est aussi l’un des noms de Dieu Siva. Voir: Rig-Veda, Sama-Veda, Vedas, Yajur-Veda.

atma: Sanskrit: «Souffle». Ame dans les deux de ses aspects: 1) en tant que corps lumineux qui est l’âme individuelle, et 2) en tant que son essence qui est à la fois Satchidananda et Parasivam. L’âme se distingue de la personnalité ou individualité externe avec lesquels l’être humain non illuminé s’identifie. Voir: Brahman, absolu, Paramatma, Parasivam, Réalité absolue, Soi-Dieu.

atman: Voir: atma.

atmartha-puja: Rituel que le dévot célèbre, et dévotions qu’il fait chez lui à son autel familial pour invoquer Dieu et les dieux. Voir: dieu, puja.

au-delà de la forme: Formule qui veut décrire ce qu’on ne peut décrire, l’Absolu, Dieu «au-delà du temps, de l’espace, et de la forme». Ce qui n’a pas de forme, en aucun des sens de «forme», qu’il s’agisse de configuration extérieure, de nature, d’essence, de couleur, de son, d’énergie, ou même de conscience pure. Ce qui transcende le domaine où tout se conforme aux lois de la forme. Voir: forme, absolu, Parasivam.

AUM: Syllabe mystique de l’hindouisme, décrite dans les Upanishads comme comportant l’existence entière, dont le passé, le présent, l’avenir, et le Soi de toute chose, Paramatma. AUM est le son originel, et germe de tout autre son, la vibration première non differenciée qui donne la vie à toute autre manifestation. On associe l’AUM au Seigneur Ganesha. S’écrit aussi Aum ou Om, et se prononce: ah-ou-’mm... Voir: nada, Pranava Aum, Sabdhabrahman.

Aum Tat Sat: Sanskrit: «Aum, Cela est Vérité.» Formule qu’on retrouve souvent dans les chants et cantiques sacerdotaux, et généralement en phrase finale. L’une des grandes formules (mahavakiam) védiques. Voir: mahavakiam.

aura: Un champ d’énergie subtile et lumineuse qui enveloppe le corps humain, ayant un diamètre de deux mètres environ, allant parfois jusqu’à cinq mètres. L’auréole, le disque d’or qui entoure la tête des saints dans la peinture traditionnelle, représente une partie de l’aura. Chacun a son aura, celle des êtres avancés étant plus brillante, et ayant des couleurs plus vives ou pures que d’ordinaire. C’est l’¦il psychique qui perçoit l’aura, et les nombreuses couleurs qui la composent. Chacune des couleurs de l’aura indique l’état des pensées et des émotions de l’individu, et par conséquent, les couleurs changent de ton à chaque fois que l’état d’esprit de l’individu se transforme. Voir: clairvoyant.

augure: Au propre: présage qu’on tire, le plus souvent, d’un signe céleste. Le concept de «bon augure» est essentiel à la vie quotidienne de l’Hindou, le calendrier indiquant les jours, et souvent les heures, de bon augure pour diverses espèces d’activités et entreprises.

austérité: Au pluriel équivaut «acétisme» et traduit le sanskrit: tapas. Pratique de disciplines et d’abnégation de soi pour arriver à des fins spirituelles. Voir: acète, acètisme, sadhana, tapas.

Auvaïyar: Tamoul: «femme âgée et estimée». Poète et sainte tamoule du IXe s. Jeune femme, elle était d’une beauté exceptionnelle. Mais elle trouvait cette qualité un handicap à ses élans spirituels, et renonça enfin à tout pour s’adonner à une vie de dévotion et de mysticisme. Elle fut initiée dans une école de kundalini-yoga nommée Lambika, et devint célèbre pour ses poèmes ésotériques dédiés le plus souvent au Seigneur Ganesha, et pour ses écritures très simples destinées à enseigner la religion et la moralité aux enfants.

avatar: Voir: incarnation.

beurre clarifié: Ce qui reste du beurre après qu’on l’a fondu, bouilli et tamisé. Substance extrêmement pure et aux nombreuses vertus. Remplace souvent l’huile ou le camphre dans les lampes du temple. Ingrédient important dans les rites du feu (homa). Voir: homa, puja.

bhajan: La pratique de chanter seul, ou en groupe, les chants, chansons et cantiques de dévotion.

bhakta: Dévot. Voir bhakti

Bhaktavignavinasana: Sanskrit: «Celui qui est assis dans la position apte à enlever les obstacles du chemin des dévots.» L’un des noms du Seigneur Ganesha. Voir: ankusa, Ganapati, Ganesha.

bhakti: La dévotion, la pratique ou le chemin spirituel qui consiste à exprimer son amour pour Dieu, et sa soumission à lui.

Bhuloka: Le monde physique, ou Premier Monde, qu’on perçoit par les cinq sens.

bible: Au propre: «livre». Désigne le plus souvent le livre saint des Chrétiens, mais peut également désigner les écritures essentielles des autres religions. L’Eglise Saïva-siddhanta a recueilli et publié une Sainte Bible de la religion hindoue-sivaïte, qui comporte plusieurs écritures sivaïtes essentielles. Voir: catéchisme, crédo.

bilva: Arbre sacré à Dieu Siva.

Bouddha: Sanskrit: «l’illuminé, Celui qui est éveillé». Nom qu’on a donné à Siddhartha Gautama, environ 580 à 460 a.n.è., prince des sakya (tribu hindoue-sivaïte qui vivait en Inde orientale, près de la frontière du Népal). Il devint moine et renonça au monde. Après son illumination, il prêcha certaines doctrines dont on se servit, quelques générations plus tard, pour fonder la nouvelle religion: le bouddhisme. Dans certaines sectes, Bouddha peut aussi bien nommer des êtres célestes autres que le Gautama. Voir: bouddhisme, Hinayana, Triratna.

bouddhisme: La religion qui se base sur les enseignements de Siddhartha Gautama, dit le Bouddha. Il nia la conception d’une âme individuelle et ne prêcha pas l’existence d’un Dieu personnel. Il enseigna plutôt que l’homme doit chercher, d’une part, à se perfectionner en évitant avidité, haine, et illusion, et d’autre part, l’illumination par la réalisation des Quatres Vérités en suivant le Noble Chemin Octuple. Les Quatre Vérités: 1) la douleur fait partie intégrante de toute vie, 2) l’origine de la douleur est dans le désir, 3) la douleur s’anéantit lorsque le désir est supprimé, 4) la voie à suivre est par consequent de supprimer le désir progressivement par la méditation et la moralité qu’implique le Noble Chemin Octuple. Les huit branches de ce dernier sont: 1) foi pure, 2) volonté pure, 3) langage pur, 4) action pure, 5) moyens d’existence purs, 6) application pure, 7) mémoire pure, et 8) méditation pure. Le bouddhisme émigra de l’Inde, sont pays d’origine, et compte à présent environ trois cents millions d’adhérants. Voir: Buddha, Hinayana, Triratna.

Brahma: Dieu Siva en son aspect de Créateur de l’univers. Premier de la «Trinité hindoue». Voir: Mahesvara, Nataraja, Vishnu.

brahmachari: Homme célibataire, et aspirant spirituel qui pratique la chasteté, s’adonne aux pratiques religieuses, dont la sadhana, la piété, l’enseignement et le travail désinteressé. Il se peut qu’il ait fait quelques simple v¦ux. Voir: brahmachariya.

brahmacharini: Femme célibataire, et aspirant spirituel qui pratique la chasteté, s’adonne a certaines pratiques religieuses, ¦uvres de dévotion, l’enseignement aux enfants, et le travail désinteressé. Il se peut qu’elle ait fait quelques simple v¦ux. Voir: brahmachariya.

brahmachariya: La continence non seulement par les action, mais par les paroles et le pensées, et en toute matière indigne de l’âme. Le nom de la première ashrama, ou période de la vie. Voir: ashrama-dharma, grihasta, vanaprastha, sannyas-dharma.

Brahman: Se distingue de «Brahma», (sans n). L’un des noms, usité dans les Vedas, du Dieu Suprême, et qui le désigne en tant qu’Absolu transcendant, énergie omniprésente, ou Seigneur suprême et Ame primordiale. Brahman correspond donc parfaitement à Dieu Siva en chacune de ses perfections, ou en toutes les trois en même temps. Voir: Parabrahman, Parasivam, Soi-Dieu, réalisation du Soi, perfections.

Brahmanas: L’une des trois parties de la section des rites de chaque Veda, qui s’intéresse surtout aux détails des rites du feu (voir homa) et à certains devoirs et règles de conduite. Voir: Aranyakas, Samhitas, Upanishads, Vedas.

brahmane: Qui appartient à la première et plus haute des quatre castes principales de l’ancien système social védique, système qui continue jusqu’à nos jours en Inde (et ailleurs), malgré qu’il y soit officiellement banni. Les écritures védiques et certains dharma-shastras hindous confèrent au brahmanes la responsabilité de diriger en matières religieuses, et surtout dans l’enseignement religieux et dans le sacerdoce. Voir: caste, pandaram, prêtre.

camphre: Substance aromatique cristallisée qui s’extrait du camphrier (laurier de l’Asie orientale et de l’Océanie). On brûle et offre la lumière de cette substance dans la lampe destinée à cet usage pendant l’arati, où offrande des lampes, point culminant du puja. Se dit karpura en Sanskrit. Voir: arati, puja.

canon: Décret, règle concernant la foi où la discipline religieuse.

canoniser: Déclarer officiellement que tel individu est un saint, où sanctionner une telle décalaration.

castes (système des): Système social hiérarchique établi dans l’Inde antique par les prêtres brahmanes, qui est banni par la constitution présente de l’Inde. Mais il est toujours en vigueur à bien des points de vue. La caste de l’individu se décidait par sa naissance et profession.

catéchisme: Livret qui enseigne une certaine religion et ses pratiques et principes au moyen de questions et de réponses. Voir: crédo.

céleste: Relatif au ciel, au firmament, au divin, au Sivaloka ou Devaloka, et aux êtres angéliques et dieux qui habitent ces régions. Se dit d’un évènement où l’on sent le concours des devas où des dieux. Voir: divin, éthérique, psychique, deva, mahadeva.

célibat: Au propre: état d’une personne non mariée. Par extension, état de celui où de celle qui pratique la continence totale, où encore: qui a fait v¦u de ne jamais se marier. Voir: brahmachari, brahmacharini, brahmachariya, continence.

cendres: Saintes cendres. Cendres blanchâtres, en forme de poudre très fine qui sont essentielles au culte sivaïte, et font la substance des marques sectaires que le Sivaïte porte au front. Voir: vibuthi.

cénobite: Moine qui vit en communauté, membre d’un ordre religieux qui vit dans un monastère. Contraire de celui qui vit en solitaire, où ermite.

Voir: ermite.

Chambre d’or: Chambre de la Conscience dans le Troisième Monde où Dieu suprême Siva Nataraja danse la Danse cosmique, ou Danse de l’existence. Cette vaste salle à la lueur d’or, l’homme la contient en lui, au c¦ur de son sahasrara chakra, au sommet de la tête. On donne aussi ce nom au garbagriha du temple à Siva Nataraja de Chidambaram, en Inde du Sud, qu’on dit être le lieu où se situe le centre du cosmos, de tous les univers. On dit aussi que si les saintes cérémonies du temple de Chidambaram venaient à cesser, ce serait toute l’existence qui s’éteindrait. Voir: tandava, Chidambaram, Nataraja, sahasrara-chakra, garbagriha.

chakra: Sanskrit: «roue». Un lieu de concentration d’énergie et de conscience situé dans les corps intérieurs de l’être humain. Ce sont les centres nerveux, plexus et ganglions, ainsi que les glandes qui correspondent aux chakras principaux, qui se trouvent dans le corps physique, le long de la colonne vertébrale, du bas jusqu’au sommet du crâne. (Notons qu’il y a correspondance, et non identite entre les chakras et les centres nerveux, glandes, etc.) Il y a sept chakras principaux qui sont les plus connus et les plus souvent décrits dans les livres. Mais en réalité, il y en a d’autres encore. On peut voir les chakras par l’¦il psychique; ils ressemblent à des lotus aux nombreuses pétales de diverses couleurs. Voir: c¦ur, manipura-chakra, muladhara-chakra, nadi, sahasrara-chakra.

chariya: Sanskrit: vie de travail désinteressé, vécue selon les principes d’éthique. Dans le Saïva-siddhanta, le premier des quatre marga, chemins successifs, étapes, ou encore: périodes majeures de la vie humaine qui marquent et sectionnent le développement spirituel de l’individu. Les trois autres margas sont: kriya, yoga, et jnana. Chaque marga comporte ses disciplines particulières destinées à mener vers certains buts spirituels. Pendant l’époque chariya, le dévot se perfectionne dans le travail désintéressé. Il peut se rendre utile au temple, à nettoyer, y apporter fleurs et autres articles et produits nécessaires. C’est aussi la période où on se perfectionne progressivement en moralité et en bonne conduite. Voir: jnana, kriya, marga, Saïva-siddhanta, yoga.

chaste: Qui se conforme aux règles de la décence, la pudeur, et la modestie. Se dit d’une personne dont l’activité sexuelle est pure. Il peut s’agir d’une personne mariée qui est fidèle à son époux, où d’un moine qui s’abstient tout à fait de l’activité sexuelle. Voir: célibat, continence.

Chellapaswami: Tamoul: «père riche». Le siddhar solitaire qui était le Satguru de Siva Yogaswami (l840-1915), vivait à la péninsule de Jaffna à Sri Lanka, dans une petite case près du temple Nallur-Kandaswami (Muruga). Voir: Kadaïtswami, Sivaya Subramuniyaswami, Yogaswami, guru-paramparaï de Siva Yogaswami.

Chidambaram: Tamoul: «foyer de la Conscience, ou foyer de la Connaissance pure». Un temple à Siva-Nataraja en Inde du Sud, très ancien et hautement vénéré. Voir: Nataraja, tandava.

chit: Conscience, connaissance pure. Dans le Saïva-siddhanta, chit est l’Esprit divin de Dieu Siva. Ne pas confondre avec chitta, qui signifie esprit subconscient. Voir: ananda, Sat, Satchidananda.

clairaudience: Ouïe claire et capable d’entendre les sons des autres mondes. Ouïe psychique. Faculté d’entendre par les oreilles des corps subtils, soit le corps astral, le corps mental et ou le corps lumineux de l’âme. Capacité à entendre les courants subtils du système nerveux, l’Aum, et autres sons mystiques. Savoir capter mentalement les communications par la pensée/conception des êtres des mondes subtiles, ou de ce monde physique. Et enfin, la capacité d’entendre à une grande distance. Voir: clairvoyance, psychique, siddhi.

clairvoyance: Au propre: lucidité, vue claire et pénétrante des choses. Par extension: vue claire et capable de pénétrer dans les autres mondes. Vue psychique. Faculté de vue des yeux des corps subtils, soit le corps astral, le corps mental où le corps lumineux de l’âme. Capacité à voir dans les mondes subtiles, et percevoir les auras, les chakras, les nadis, les formes mentales, les forces subtiles du monde astral et des régions superconscientes. Et enfin, la capacité de voir à une grande distance, ou voir le passé ou l’avenir. Voir: clairaudience, psychique, siddhi.

clergé: Ensemble des personnes autorisées à travailler en religion, tels que gurus, ministres, missionnaires, prêtres, swamis, etc. Dans l’Église Saïva-siddhanta, le clergé est en trois catégories: 1)le clergé laïque qui n’est pas «ordonné» et s’adonne à des tâches relativement simples, 2) le clergé désigné qui n’est pas ordonné mais qui est chargé de certaines responsabilités par quelque autorité religieuse, et généralement pour un temps délimité, et 3) le clergé ordonné qui est investi, par quelque haut personnage reconnu tel qu’un Satguru, d’une autorité spirituelle pour accomplir quelque devoir precis. Voir: adiyar, amachar, ordonné, ministre, swami.

coeur: Chakra du coeur. Sanskrit: Anahata-chakra. Le quatrième chakra (comptant du bas), plexus, ou concentration nerveuse, situé près du c¦ur, qui gouverne la perception et la compréhension. Voir: chakra, muladhara-chakra, manipura-chakra, sahasrara-chakra.

Columbuthuraï: C’est en ce simple village au nord-ouest de Sri Lanka, près de Jaffna, que Siva Yogaswami (1872-1964) le célèbre Siva-jnani, faisait ses tapas, vivait dans une hutte couverte de chaume, et irradiait ses enseignements par le monde. Voir: Jaffna, Yogaswami, guru-paramparaï de Siva Yogaswami.

communion: Union dans une même foi et dans un même état d’esprit. «Communion au temple» désigne cette même union entre le dévot et Dieu (où le dieu). Voir: communier.

communier: Eprouver, ou agir selon, l’union dans les idées et les sentiments. Communiquer intimement, se rapprocher psychologiquement, partager librement ses pensées et sentiments. «Communier au temple» désigne l’un où l’autre, ou l’ensemble, de tels rapprochements entre le dévot et Dieu (ou le dieu). Voir: communion.

concentration: Action de diriger l’esprit dans une seule direction, ou sur un seul sujet. La concentration existe lorsque toutes les énergies de l’esprit conscient et subconscient sont activement dirigées en direction de quelque objectif, sans distraction. Le sixième des huit yogas du système ashtanga-yoga. Si la concentration est soutenue pendant quelque temps, elle débouche automatiquement sur la méditation. Voir: esprit conscient, esprit subconscient, ashtanga-yoga, méditation.

confession: Aveu de ses fautes ou péchés qu’on addresse soit en silence au dieu du temple, ou par la parole à son guru ou précepteur. Cette pratique est purifiante, mais ne suffit pas, à elle seule, à absoudre le karma correspondant. Voir: expier, pénitence.

confirmation: Action de rendre quelqu’un plus ferme, plus assuré dans ses opinions ou croyances. En religion: cérémonie par quoi on admet une personne comme membre à plein titre dans une église, et où elle prononce quelque serment. Il faut, normalement, avoir suivit un cours et réussi à certaines épreuves avant de qualifier. Voir: membre confirmé.

congrégation: Groupe qui se rassemble pour quelque activité religieuse. Commuauté qui se définit par une commune fidèlité à quelque principe, autorité, où société. La congrégation de l’Eglise Saïva-siddhanta consiste de tous ses membres (de toutes les catégories de membre). Voir: église, ministre.

consacrer: Vouer au service de Dieu, dieu, guru, ou de quelque société ou idéal. Sanctifier un lieu ou une chose Rendre utile à la pratique religieuse. On peut consacrer au moyen de cérémonies ou de mantras qui servent à invoquer les bénédictions des dieux, à établir des liens entre eux et nous, ou entre eux et l’objet ou le lieu en question. Voir: abhishekam, mantra, puja, temple.

conscience: 1) La faculté d’être conscient, éveillé. La capacité de l’âme à connaître, re-connaître, juger, penser, percevoir, concevoir, etc. Dans ce sens, la conscience est individuelle: «Je suis conscient de moi-même, de quelqu’un d’autre, de mon travail, etc.» 2) L’ensemble de tous les états de conscience possibles. Dans ce sens, la conscience n’est pas individuelle, mais universelle: «L’âme évolue à travers bien des niveaux de conscience.» Ici, la conscience est une chose indépendante de l’individu, un milieu où, simplement, il demeure (comme une maison où il habite), ou un véhicule par quoi il voyage (comme une automobile dans laquelle il se déplace) ou une région où il est de passage (comme une ville qu’il visite en touriste). 3) Un groupement de divers états de conscience, par exemple, «L’homme, durant son évolution passe par la conscience animale, ou instinctive, puis par la conscience intellectuelle, pour enfin se rendre à la conscience de son âme.» 4) Un seul état de consicence, par exemple «conscience du corps, conscience des émotions, conscience de la jalousie, conscience omnisciente, conscience omniprésente, conscience divine, conscience pure». 5) Et enfin, un tout autre sens: la faculté morale de tout individu, par quoi il sait ce qui est bien est ce qui est mal quant à ses propres actions, paroles et pensées. Cette faculté non seulement est un réservoir de connaissances en matière de moralité, mais elle sait aussi les communiquer à l’individu dans son état extériorisé: «C’est ma conscience qui exige que je ne fasse plus cette chose.» La conscience, en ce sens, est la sagesse inhérente de notre âme, et celle que nous avons bien pu apprendre au cours de toutes nos vies antérieures. Dans les sens 2), 3), et 4) ci-dessus, le terme conscience est synonyme d’«esprit». Etat de conscience = état d’esprit; conscience animale = esprit animal. (Note: nous devons ici comprendre esprit dans le sens de esprit-mental, et non pas esprit-spirituel). Voir: esprit, samadhi, Etre, conscience pure, Satchidananda.

Conscience pure: Satchidananda. Esprit divin de Siva. Conscience qui n’est pas consciente d’une autre chose, c’est-à-dire qui n’est consciente que d’elle-même. C’est l’état d’esprit, ou l’état d’existence essentiel, ou pur, qui est le substrat de toute conscience, forme, temps et espace. Voir: conscience, Substance primordiale, Satchidananda, substrat.

conscient: Dans son sens le plus large: qui jouit de la faculté de conscience (voir conscience). Dans un sens plus ordinaire, être conscient d’une chose, sentir, voir, penser. L’état éveillé ordinaire. Voir: conscience, esprit conscient.

contemplation: Etat d’esprit où le sujet est absorbé complètement dans l’esprit superconscient. Superconscience. Etre au-delà de la méditation, état encore plus profond que celle-ci où la conscience ne se meut plus par les corps physique, astral ou mental, et ne fonctionne alors que dans le corps causal, ou corps de l’âme. C’est ici l’état mental naturel de l’âme. En contemplation, le yogi se reconnaît comme énergie pure, ou conscience pure, et se fond dans l’objet qu’il contemple, inclus Satchidananda (Conscience pure). En sanskrit, cet état se nomme aussi savikalpa-samadhi. Si la contemplation se maintient pendant un temps sans interruption, elle peut arriver à deboucher sur nirvakalpa-samadhi, où l’on transcende même Satchidananda pour atteindre l’indescriptible Parasivam. Voir: ashtanga yoga, nirvikalpa-samadhi.

continence: Action de restreindre l’instinct sexuel, ou abstinence totale de toute activité sexuelle. Voir: célibat, chaste.

corps astral: Voir: âme, corps subtil, jiva, Deuxième Monde, enveloppe.

corps causal: Synonyme de corps de l’âme, corps lumineux, et âme individuelle. Voir: âme, corps éthérique, jiva, enveloppe, deva, mahadeva, Sivaloka.

corps de l’âme: Synonyme de corps lumineux, corps causal, et âme individuelle. Voir: âme, enveloppe, deva, mahadeva.

corps éthérique: Se dit de tout corps qui n’est pas physique. Corps éthérique, corps subtil, ou corps intérieur sont tous synonymes. Toutes ces expressions servent à décrire l’être dans un corps, et par conséquent, dans un monde, non physique sans spécifier davantage de quel corps ou monde il s’agit exactement. Il existe quatre corps intérieurs au physique, les corps: pranique, astral, mental, et (le plus subtil ou «plus intérieur») le causal (ou corps lumineux de l’âme). On les conçoit comme des enveloppes qui se situent l’une dans l’autre, ou encore: qui s’interpénètrent. Voir: enveloppe, deva, mahadeva, âme.

corps intérieur: L’un des corps qui se trouvent en dedans du corps physique. Se dit de tout corps qui n’est pas physique. Corps éthérique, corps subtil, où corps interieur sont tous synonymes. Toutes ces expressions servent à décrire l’être dans un corps, et par conséquent, dans un monde, non physique sans specifier davantage de quel corps ou monde il s’agit exactement. Il existe quatre corps intérieurs au physique, les corps: pranique, astral, mental, et (le plus subtil ou «plus intérieur») le causal (ou corps lumineux de l’âme). On les conçoit comme des enveloppes qui se situent l’une dans l’autre, ou encore: qui s’interpénètrent. Voir: corps éthérique, enveloppe, deva, mahadeva, âme.

corps lumineux: Synonyme de corps de l’âme, de corps causal, et d’âme individuelle. Voir: âme, corps éthérique, jiva, enveloppe, deva, mahadeva.

corps mental: Voir: corps éthérique, jiva, enveloppe, deva, mahadeva, âme.

corps pranique: Voir: corps subtils, jiva, enveloppes, âme.

corps subtil: Synonyme de corps éthérique et de corps intérieur. Voir: corps éthérique.

cosmique: Relatif au cosmos, à l’univers, ou à toute l’existence. Voir: univers.

créateur: Qui crée. Désigne le plus souvent l’activité première de Dieu Siva en tant que Brahma. Les cinq activités, ou puissances de Siva sont: création, préservation, destruction, grâce obscuratrice, et grâce révélatrice. En sivaïsme, l’homme partage avec Siva l’acte créateur. Avec majuscule, désigne le Seigneur Siva en sa perfection troisième. Voir: Brahma, émanation, perfections.

création: Action de créer, et surtout, de faire exister un monde harmonieux. Première des cinq puissances de Dieu Siva, les cinq étant: création, préservation, destruction, grâce obscuratrice, et grâce révélatrice. En sivaïsme, lorsque Siva crée, il ne tire pas quelque chose du néant. La chose crée est un prolongement de lui-même. Donc, Siva crée par émanation. C’est de lui, ou en lui, que tout se manifeste. La Création (avec majuscule) signifie la totalité de ce qui à été créé, le cosmos. Voir: Brahma, Créateur, émanation.

crédo: Italien: «Je crois.» Recueil des croyances à la base d’une religion, communauté, ou association, qui fait autorité au sein de ce groupe. La raison d’être d’un crédo est de protéger et perpétuer la religion ou société qu’il représente en réunissant et en résumant ses croyances et articles de foi, de façon à ce qu’ils soient aisément transmis ou propagés. Le crédo apparaît dans l’histoire d’une religion lorsque celle-ci émigre de son sol natal et se transplante dans une culture étrangère. Le crédo de l’Eglise Saïva-siddhanta se compose de douze croyance et d’une affirmation de la foi. Voir: catéchisme.

curcuma: Plante de l’Inde, famille des gingembres, dont le rhizome (tige souterraine) produit une épice jaune qui est à la base du cari. Se mélange aux grains de riz qu’on offre ensuite pendant les saintes cérémonies. Cette poudre sert aussi à décorer le temple ou le foyer. En médecine, sert à purifier le sang.

Dakshinamurthi: Sanskrit: «la forme qui fait face au Sud». Dieu Siva en forme du Précepteur silencieux, ou Guru des gurus, ou grand Yogi. On le représente assis sous le banian où il instruisit tout d’abord les quatre grands Rishis. Voir: vata.

danda: Le bourdon que porte le sadhu, ou le sannyasi.

Danseur divin: Dieu Siva en forme de Nataraja. Le Seigneur suprême et personnel dont les cinq activités, ou cinq puissances, constituent une danse d’énergie cosmique et divine qui est à la foi création, vie, et dissolution de tout ce qui existe. On dit aussi «danseur cosmique». Voir: Nataraja, Tandava, Dieu personnel

darshan: Sanskrit: «voir quelque chose qui est de bon augure». Voir quelque chose de divin, soit sur le plan physique--maître, saint, image divine, temple, lieu saint--ou, sur le plan subtil: la vision mystique d’un dieu. Peut signifier aussi un point de vue, ou une position philosophique.

dasama-bhaga-vrata: Sanskrit «v¦u de partager un dixième». Le v¦u que font certains dévots lorsqu’ils commencent à pratiquer dasamamsha, c’est-à-dire: donner la dîme. Voir: dasamamsha, dîme.

dasamamsha: Sanskrit: «un dixième en partage». Donner la dîme, soit les 10% des ses revenus au profit de la religion ou institution religieuse particuliere. Voir: dasama-bhaga-vrata, dîme.

déesse: Représentation ou manifestation féminine de Dieu ou d’un dieu. En sanskrit: shakti (avec ou sans majuscule, selon le cas), devi. Lorsqu’on nomme, perçoit, ou décrit un être céleste en tant que déesse, il peut s’agir d’un être du Deuxième Monde qui vit dans un corps astral ou mental féminin, car en ce monde-là, la distinction des sexes existe. Ou bien, il peut s’agir d’un mahadeva, ou habitant du Troisième Monde qui, lui, n’a pas de corps mental ou de corps astral, et vit purement en en corps lumineux, le corps naturel de l’âme. Dans ce cas, on ne peut pas vraiment qualifier l’être de masculin ou féminin, car le corps de l’âme n’est ni l’un ni l’autre. Voir: shakti, dieu, Sivaloka, deva.

délivrance: En sanskrit: moksha. Action d’être délivré du cycle de samsara, le cycle des naissances terrestres successives. Voir: jivanmukta, jivanmukti, moksha.

démon: Voir: asura.

désigner: L’amachar ou «ministre» de l’Eglise Saïva-siddhanta est soit «désigné» ou «ordonné». S’il est désigné, l’Eglise l’a investi de certains devoirs et responsabilités pour une période de deux ans. Mais elle ne lui a pas conféré une autorité spirituelle, comme dans le cas du ministre «ordonné». Voir: adiyar, amachar, ordonner, clergé.

destin: L’avenir, le sort, ce qui sera l’ultime résultat. Ou: la façon dont se déroulent les évènements d’une vie humaine. Pris dans son sens le plus profond, le destin de tout être est identique, puisque ultimement chacun se fondra en Dieu Siva. Mais, lorsque «destin» veut désigner la suite des évènements qui mènera à cette fin, alors, dans ce sens, il n’y a pas de destin. Il n’existe pas de puissance mystérieuse qui agisse sur nous indépendemment de notre volonté. Ce qui donne sa forme particulière à notre vie et à nos expériences, c’est l’effet collectif des karmas que nous avons mis en marche, du dharma qui est le nôtre, et de l’effort personnel qu’on peut bien faire au cours de toute une série de vies. Voir: fatalité, karma, prédestination.

destructeur: Ce qui détruit. Terme qui décrit Dieu Siva en son aspect de Rudra. La troisième de ses cinq activités ou puissances, les cinq étant: création, préservation, destruction, grâce obscuratrice, et grâce révélatrice. Voir: réabsorption, destruction, Mahesvara, Rudra.

destruction: Action de détruire, démolir, abattre, anéantir. Troisième des cinq activités, ou puissances, de Dieu Siva, les cinq étant: création, préservation, destruction, grâce obscuratrice, et grâce révélatrice. Toutefois il faut distinguer: toute «destruction» n’est en fait que transformation. Et toute chose qui existe subit une transformation perpetuelle, jusqu’à ce qu’elle en revienne enfin aux élements dont elle s’était originellement composée. On compare souvent la «destruction» (ou réabsorption) ultime des mondes et des âmes en Siva à autant de rivières qui s’en retournent à la mer, leur origine, et se fondent en elle. Voir: réabsorption, destructeur, Mahesvara, Nataraja, Rudra.

Deuxième Monde: Monde qui existe dans les dimensions intérieures du Premier Monde (monde physique). Le plan astral, ou mental, où existent et vivent les âmes. Pendant le sommeil, et après la mort du corps physique, l’âme continue ses activités, se mouvant dans son corps astral. Le mot sanskrit, Devaloka, nomme parfois ce Deuxième Monde, mais le plus souvent il sert à en indiquer seulement les régions supérieures ou célestes. Narakaloka nomme les régions inférieures du Deuxième Monde. Voir: astral, Devaloka, Premier Monde, loka, microcosme, Narakaloka, reincarnation, Troisième Monde, monde.

deuxième perfection: Formule qui désigne Dieu Siva en tant qu’Amour omniprésent, Substrat universel, Conscience pure, ou Satchidananda. Voir: Ardhanarisvara, conscience, Conscience pure, perfection, Substance primordiale, Satchidananda, Siva, Substrat.

deva: Sanskrit: «celui qui brille». Un être vivant dans les régions supérieures du Deuxième Monde. Ames vivant dans un corps astral, ou dans un corps mental, ou dans les deux à la fois, et habitant les dimensions «intérieures» au monde physique. Voir: ange, asura, Devaloka, dieu, mahadeva.

Devaloka: Terme qui désigne parfois la totalité du Deuxième Monde, et parfois plus spécifiquement ses régions supérieures, où habitent les devas. Ceux-ci sont des âmes qui vivent dans un corps astral, ou dans un corps mental, ou dans les deux à la fois, et évoluent dans les dimensions «intérieures» au monde physique. Voir: Bhuloka, paradis, Deuxième Monde, Sivaloka.

devaram: Tamoul: «louanges divines». S’écrit parfois thevaram. Chansons dévotionnelles tamoules composées par les saints Appar, Sundarar et Sambandar en louange du Dieu suprême, Siva. Les devarams forment une partie du livre saint, les Tirumuraï. Voir: Appar, Sundarar, Sambandar, Tirumuraï.

dévot: Personne qui manifeste de l’enthousiasme pour la religion, ou certains de ses aspects, tels qu’un dieu ou un guru. Terme qui sert parfois de synonyme de «disciple». Mais le plus souvent, disciple implique un niveau de dévouement et d’engagement plus profond que celui du simple dévot. Voir: disciple, sishiya.

dharana: Sanskrit: concentration. Fixer son esprit sur quelque objet, le plus souvent pour l’étudier, sans se laisser distraire. Voir: ashtanga-yoga, concentration.

dharma: Loi divine, loi de l’existence. Action qui s’accorde avec la nature essentielle de ce qui agit. Chemin de la rectitude. La réalisation d’une nature et d’une déstinée inhérentes. Suivre ou accomplir le dharma, c’est agir en unisson avec la loi divine. Voir: adharma, ashrma-dharma, conscience, Rita-dharma, sva-dharma, varnashrama-dharma.

dharma humain: Le dharma tel qu’il se présente et se transforme au cours des quatre périodes de la vie humaine: la période d’apprentissage, de vie conjugale, de conseiller, et de religieux solitare. Se nomme aussi ashrama-dharma. Voir: ashrama-dharma.

dharma personnel: Se dit sva-dharma en sanskrit. Les configurations du dharma particulières à un individu, en ce qui concerne ses activités sociales, personnelles, et spirituelles, qui sont les plus aptes à avancer son âme au cours de sa vie présente, et affecter avantageusement ses vies futures. Voir: ashrama-dharma, rita-dharma, sva-dharma, varnashrama-dharma.

dharmasala: Sanskrit: «lieu où s’accomplit le dharma». Institutions, bâtiments, et autres ressources appartenant à l’Eglise Saïva-siddhanta qui sont rattachées à une mission particulière. Une dharmasala peut inclure: monastère, temple, école, salle à tout usage, appartements, et cuisine commune. Se nomme aussi saïva-dharmasala.

dharma-shastra tamoul: Titre, ou description, honorifique qui se rattache au Tirukkural, texte d’éthique tamoul, chef-d’¦uvre littéraire, et écriture sainte capitale. Cette oeuvre, que saint Tiruvalluvar écrivit sur des feuilles de palmiers il y à plus de deux mille ans, se distingue par la richesse de sa connaissance sur la moralité et sur les conséquences qu’entraîne l’action humaine. En 1 330 couplets, magnifiques par leur concision, Tiruvalluvar dépeint l’essentiel de la conduite, bonne et mauvaise, surtout en ce qui concerne la vie de grihastha, mais touchant aussi à la vie de moine. Le titre dharma-shastra tamoul est bien merité car, pour des millions d’Hindous, il est la clé de voute de l’édifice moral et religieux. Voir: Saint-Kural, Tiruvalluvar.

dharma universel: Voir: rita-dharma.

dhyana: Sanskrit: méditation. La septième des huit branches de l’ashtanga-yoga. Voir: ashtanga-yoga, méditer, yoga.

dieu: En Sanskrit: mahadeva, de maha, grand, + deva, être lumineux. Etre qui vit au Sivaloka. Ame très évoluée qui vit dans son état naturel et lumineux, c’est-à-dire qui vit purement en tant que corps de l’âme, sans être recouverte d’autre enveloppe (corps subtil ou grossier). Il existe un très grand nombre de dieux, créés tous par Dieu Siva. Ils ont évolué à ce point où ils vivent dans un état constant de superconscience, et accomplissent leur dharma de dieu en gouvernant tous les mondes, et en assistant à l’évolution de ceux-ci ainsi que de leurs habitants. Les dieux ne sont ni masculins ni feminins. Leur nature consiste de pure énergie de kundalini. Voir: céleste, corps de l’âme, déesse, deva, mahadeva, Sivaloka.

Dieu personnel: Désigne Dieu Siva en sa troisième perfection. Siva, le créateur, préservateur, et destructeur de tout ce qui existe. Dans cette perfection troisième, Siva est manifeste et possède un corps éthérique. Il agit, pense, aime, protège, bénit, et déverse sa grâce. Voir: manifeste, Nataraja, perfection, Satchidananda, Parasivam, Siva.

Dieu suprême: Le plus haut des dieux. Pour les Sivaïtes, c’est Siva qui est Dieu suprême, pour les Vishnuites, c’est Vishnu, pour les Musulmans, Allah, etc. «Un seul Dieu que les hommes appellent diversement.» Le nom importe en ce qu’il indique des croyances et conceptions particulières et divergeantes à propos de ce Dieu suprême qui, lui, est bien unique. Le Sivaïte, par exemple, croit que Dieu suprême créa par émanation tous les autres dieux et tout ce qui existe. Voir: religion, secte.

diksha: Initiation spirituelle, c’est-à-dire, acte par quoi on investit quelqu’un d’une puissance spirituelle. Voir: initiation, vishesha-diksha, sannyas-diksha.

dîme: Du latin, decima, dixième partie. Mot qui, en français et pour des raisons historiques spécifiquement françaises, a obtenu une connotation fort péjorative. On peut toutefois retrouver son sens orginel et pur. Terme sanskrit équivalent: dasamamsha. La pratique qui consiste à donner un dixième de tous ses revenus à un organisme de son choix (généralement religieux) pour l’aider à bien fonctionner. Voir: dasama-bhaga-vrata, dasamamsha, viratam.

Dipavali: Sanskrit: «fête ou festival des lumières». Se nomme aussi «divali». Ce sont les Hindous de toutes les sectes qui participent à cette fête très populaire qui se célèbre pendant le mois tamoul d’aïpassi, octobre-novembre, et le plus souvent chez soi. Journée joyeuse où l’on commémore la victoire du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres en allumant, le soir, de nombreuses lampes à huiles ou lumières électriques, et en faisant des feux d’artifice. Puisque toutes les sectes célèbrent également Dipavali, et qu’elle est la fête la plus populaire de l’Inde, elle est donc l’occasion de marquer le sentiment de solidarité hindoue. On se met à célèbrer de bonne heure le matin, moment où tous les membres de la famille prennent un bain à l’huile, chantent, prient, et déjeunent ensemble. On s’offre mutuellement des habits neufs, et on se régale de petits gâteaux et autre sucreries. Voir: hindouisme, solidarité hindoue, mal intrinseque, fête.

discernement: Sanskrit: viveka. Faculté de reconnaître, percevoir, juger, distinguer, de savoir bien faire la différence entre une chose, une situation, un principe, une valeur, et l’autre.

disciple: Correspond au sanskrit sishiya. Pratiquant qui est devoué à son guru, et initié par lui. Le dévot est également un adepte du guru, mais généralement à un niveau d’engagement bien moins profond que celui du disciple. Voir: dévot, sishiya.

discipline: En religion: règle, pratique, coutume ou sadhana qu’on respecte, telle que s’adonner à la méditation chaque matin. Au pluriel: l’ensemble de toutes ces pratiques. Parfois désigne la maîtrise de soi, la conduite correcte. «Faire preuve de discipline»: se soumettre aux règles, avoir de la suite dans les idées, persévérer dans ce qu’on éstime être la chose correcte à faire, telle qu’user de sa volonté pour aboutir à une fin juste qu’on s’était proposé. Un système de règlements par quoi un organisme religieux s’administre, tel qu’on trouvera, par exemple, dans le Livre de la Discipline de l’Eglise Saïva-siddhanta. Voir: sadhana.

disséminer: Promouvoir en dispersant, comme on jète des graines dans un champ pour une saison future.

dissolution: L’action de dissoudre une substance, ou la disperser et faire fondre dans une autre substance. Terme qui remplace souvent «destruction» ou «réabsorption» pour nommer la troisième des cinq fonctions de Dieu Siva, soit: création, préservation, destruction (ou dissolution, ou réabsorption), révélation, et obscurcissement. Voir: destruction, réabsorption.

dissolution universelle: Voir: mahapralaya.

Divali: Voir: Dipavali.

dravidien: Nom d’un peuple de la famille, ou race, indo-européenne qui se situe surtout dans le sud de l’Inde et au nord de Sri Lanka. Nomme aussi le groupement des langues dites dravidiennes, dont le tamoul, le malayalam, le télégu, et le kannada. Voir: race.

dualisme: Pensée ou philosophie religieuse qui s’oppose au monisme. Tandis que le monisme enseigne qu’il n’y a qu’un seul principe ou une seule vérité ultime, le dualisme maintient qu’il existe deux principes irréductibles et mutuellement exclusifs, tel que le bien et le mal, l’esprit et le corps, etc. Voir: dualiste, dvaïta.

dualiste: Ce qui se base sur le dualisme. Dualiste peut s’appliquer également à la pensée en général, à des concepts individuels, à des ¦uvres écrites, des philosophies ou des religions, lorsque ceux-ci maintiennent que l’existence se compose de deux vérités, entités, ou principes indépendents, irréductibles et mutuellement exclusifs, tels que Dieu et le Monde, l’esprit et la matière, etc. Le contraire de moniste qui, lui, maintient qu’ultimement il n’existe qu’un seul principe, une seule vérité, etc. On désigne aussi de dualiste toute doctrine qui croit en l’existence de deux principes contraires dans l’univers, comme le bien et le mal. Voir: advaïta, dualisme, dvaïta, dualité, monisme, pluralisme.

dualité: Caractère de ce qui est double en soi, tels que le monde qui contient le bien et le mal, ou l’experience humaine qui comporte également la joie et le chagrin. Voir: advaïta, dualisme, dvaïta, dualiste, monisme, pluralisme.

Durga: Sanskrit: l’Incompréhensible. L’un des noms de Shakti, la Mère universelle, et par consequent: Seigneur Siva perçu en forme féminine. Généralement on représente Durga montée sur un lion, et possédant dix bras. On prie cette déesse, ou forme de Siva, pour obtenir la force, la santé et l’anéantissement de l’impureté. Voir: shakti (avec et sans majuscule).

dvaïta: Mot sanskrit qui correspond à dualisme. Toute philosophie qui propose l’existence de deux principes ultimes et irréductibles au c¦ur de l’existence. Les philosophies dvaïtas considèrent, par exemple, que Dieu et l’homme sont éternellement distincts l’un de l’autre. Voir: advaïta, dualisme, dualité, dualiste, monisme, pluralisme.

ecclésiastique: Qui concerne l’église ou le clergé. On qualifie d’ecclésiastique toute théologie, autorité, règlements ou principes administratifs d’une église ou de son clergé. Le corps ecclésiatique le plus central à l’Eglise Saïva-siddhanta se compose de Gurudeva et du Saïva-swami-sangam. Les principes selon lesquels il fonctionne se trouvent énumérés et décrits dans le livre, les Saïva-dharma-shastras. Voir: église, Saïva-swami-sangam.

écritures saintes: Voir: agamas, Saint-Kural, purana, Siddha-siddhanta-paddhati, smriti, sruti, Tirumuraï, Tirumantiram, Vedas.

Edirkolpadi: Ville de l’Inde du Sud où se trouve un temple à Siva qui fut chanté par le samaya-achariya Sundarar. Voir: samaya-achariya, Sundarar.

église: Organisme religieux dont les membres s’associent, partagent des mêmes croyances et font les mêmes cérémonies. Le nom du lieu ou du bâtiment où se déroulent les cérémonies. Les membres d’une même église s’entraident dans leur vie spirituelle, sociale, culturelle, économique et scolaire. Voir: congrégation, dharmasala, ministre.

Eglise Saïva-siddhanta: Sens en français: Eglise de l’Enseignement que révéla Dieu Siva. Eglise fondée en 1957 par Sa Sainteté Gurudeva, Sivaya Subramuniyaswami. Elle est la première église hindoue au monde, et fut organisée selon les principes qui se sont prouvés efficaces dans les églises modernes d’Amérique. Le c¦ur de l’Eglise est son «corps ecclésiastique» qui se constitue du Saïva-swami-sangam, ou Ordre des swamis sivaïtes, qui comprend Gurudeva et ses swamis-disciples qui vivent à l’adhinam (monastère) de Kauaï, centre administratif international de l’Eglise. Il existe également d’autres monastères de l’Eglise, gérés par des moines habillés de blanc et de jaune, et des centres de renseignements, des «missions», et des dharmasala tout autour du monde qui sont administrés, eux, par les membres grihasthas (mariés) de l’Eglise. L’Académie himalayenne est, à Concord, en Californie, la branche de l’Eglise qui enseigne et publie. L’Eglise San-marga (Eglise du chemin qui mène directement à Dieu) est une autre branche et un lieu de retraite qu’a fondé l’Eglise Saïva-siddhanta pour assister et inspirer tous ceux qui admirent l’hindouisme ou pensent éventuellement y adhérer. Elle se situe, elle aussi, à Kauaï, Hawaii, Voir: église, église de San-marga, dharmasala, Académie himalayenne, Kauaï, mission, Natha-sampradaya, Saïva-swami-sangam.

ego: Voir: moi.

ekklesia: Grec: assemblée. Origine du français: église. Voir: église, temple.

émanation: Action d’émaner, qui au propre signifie «se dégager d’un corps» pour rayonner, comme la lumière émane du Soleil. Dans la philosophie saïva-siddhantine, Dieu Siva est Créateur, et en même temps il est la chose qu’il crée. Sa Création est un prolongement de lui-même, et non pas autre que lui. On compare traditionellement la Création, ou toute chose créée comme les étincelles qui émanent du feu, ou comme le fil de l’araignée qui sort et est un prolongement d’elle même. Le concept de la création par émanation est particulier au sivaïsme moniste et le distingue d’autres philosophies. Dans le judéo-christianisme par exemple, Dieu crée en tirant quelque chose du néant, façonnant ainsi un nouvel existant qui est essentiellement distinct de lui. Et dans certaines écoles encore, Dieu ne crée pas du tout. Le Saïva-siddhanta pluraliste de l’ecole Meykandar, par exemple, propose que la réalité, le monde, les âmes, etc., ont toujours existé et n’ont jamais été créés. Voir: création.

enfer: Equivalent du sanskrit Narakaloka. Plan astral inférieur, siège des émotions négatives ou noires. «Région» de la conscience malheureuse, ou des états d’esprits malheureux, embrouillés, lourds, encombrés, et angoissés, où l’on peut très bien demeurer intérieurement tandis que nous vivons notre existence terrestre, ou bien aprés la mort du corps physique et durant la periode où l’on vit l’entre-deux-vies. Ces états débouchent inéluctablement sur les émotions douloureuses, telles que: haine, jalousie, crainte, rancune, remords, culpabilité, et le mépris de soi. Heureusement pour l’Hindou, il ne croit pas que l’enfer soit un état permanent, ni que personne n’y soit jamais «éternellement condamné». Ce n’est pas non plus un lieu de punition, mais une condition temporaire que l’individu a créé lui-même. Voir: asura, mort, Narakaloka, abîme, réincarnation, âme.

enveloppe: Synonyme de corps. Désigne l’un des corps qui recouvrent ou enveloppent le corps lumineux de l’âme, soit les corps: physique, pranique, astral ou mental. Voir: corps intérieur, jiva, âme.

épanouissement spirituel: Action de s’épanouir en spiritualité, de permettre à l’âme de progressivement manifester ses potentialités, comme une fleur qui s’ouvre progressivement en bonne saison pour laisser ressortir sa forme parfaite, ses couleurs, et ses parfums. En matière spirituelle, la bonne terre, l’engrais, le soleil et la pluie en bonne mesure, qui favorisent l’épanouissement, ce sont les pratiques religieuses constantes, la méditation et la grâce. Voir: sadhana.

ermite: Du grec: «qui vit seul». Moine qui vit dans la solitude pour prier et faire pénitence. Contraire de «cénobite», moine qui vit en communauté. Voir: cénobite.

ésoterique: Idées, doctrines, littératures etc., destinées aux seul initiés. Voir: exotérique.

esprit: Terme au nombreuses définitions. Selon Larousse: principe immatériel, substance incorporelle, âme. Dans son sens le plus large, nous définissons esprit en synonyme de conscience (faculté par laquelle nous sommes conscient). Ainsi, l’esprit est la conscience universelle, le substrat de toute l’existence, ou substance première qui pénètre et emplit toute chose. Donc il n’y a, en vérité, qu’un seul esprit. Chaque âme individuelle ne fait que demeurer dans l’une ou l’autre des régions de l’esprit, ou ne fait que voyager à travers celles-ci. Esprit peut aussi désigner l’un de ses aspects. Par exemple, esprit subconscient: aspect subconscient de l’esprit, ou région de l’esprit qui est le subconscient. Esprit avec possessif, «son esprit» est donc, dans ce sens: les régions de l’esprit universel qu’«il» a l’habitude de fréquenter, ou auquel il s’identifie. Dans un sens plus ordinaire, esprit désigne aussi les facultés, ou l’ensemble des facultés: la mémoire, la pensée, la raison, etc. Voir: conscience, conscience pure, esprit conscient, esprit subconscient, esprit sub-superconscient, esprit superconscient, Satchidananda.

esprit conscient: Terme qui désigne l’état d’esprit ordinaire dont l’homme non spirituel se sert presque exclusivement dans la vie de tous les jours et pendant le temps quil est éveillé. L’esprit pensant. L’un des cinq états de l’esprit, les cinq étant les esprits: conscient, subconscient, sub-subconscient, sub-superconscient, et superconscient. Voir: esprit subconscient, esprit sub-superconscient, esprit superconscient.

esprit subconscient: Se nomme aussi simplement «subconscient», ou chitta en Sanskrit. Littéralement: «en dessous du conscient», c’est-à-dire, l’état d’esprit immédiatement «en dessous» de l’esprit conscient (conscience ordinaire). Cet état d’esprit est l’entrepôt où se mettent en réserve toutes les expériences de l’esprit conscient. Le subconscient est donc le mirroir de tous les évènements antérieurs. Qu’on se souvienne ou non de ces expériences, elles se trouvent toutes en réserve dans ce secteur de l’esprit, inclus tous les karmas non résolus, et les programmes de toutes les fonctions corporelles. Si le subconscient contient un grand nombre d’expériences non résolues, ou «négatives», alors il peut avoir une influence préjudiciable au bien-être émotionnel et spirituel de l’individu. C’est la raison pourquoi méditation, pénitence, sadhana, dévotions, grâce, et autres pratiques et valeurs religieuses ont une telle importance: parce qu’elles peuvent révéler ce qui se trouve logé dans le subconscient, et montrer comment ôter ce qui est nuisible et mettre en valeur ce qui est utile. Voir: esprit conscient, grâce, méditation, esprit, samskaras, esprit sub-superconscient, esprit superconscient.

esprit sub-superconscient: L’état d’esprit superconscient, ou l’esprit superconscient fonctionne à travers les esprits conscient et subconscient et les affecte, notamment en fournissant: nouveaux aperçus, idées, intuition, et perceptions extrasensorielles. Lorsque cet état d’esprit fonctionne normalement, on dit que cet individu a l’esprit «éveillé», créateur, et abondant. Voir: esprit, esprit conscient, grâce, méditation, samskaras, esprit subconscient, esprit superconscient.

esprit superconscient: L’état d’esprit illuminé, littéralement empli de lumière. L’un des cinq états de l’esprit, les cinq étant les esprits: conscient, subconscient, sub-subconscient, sub-superconscient, et superconscient. On peut dire que le superconscient est l’esprit de l’âme, et de toute âme, car «en vérité, il n’existe qu’un seul esprit.» Le superconscient est l’esprit divin, l’esprit de Dieu Siva, Siva en tant que Satchidananda. C’est à cette profondeur de nos esprits--ou de l’esprit-- que nous touchons consciemment à l’omniscience, l’omniprésence, la conscience pure, Vérité et Amour purs. Pour considérer cet état d’esprit sous un autre aspect, nous disons aussi qu’il est l’une des trois phases de l’esprit par lesquelles passe l’âme au cours de son évolution, et auquelles elle tend à s’identifier tour à tour, les trois étant: l’instinctif, l’intellectuel, et le superconscient. Voir: Siva, esprit, esprit conscient, grâce, méditation, samskaras, esprit sub-superconscient, esprit subconscient.

essence: Ce qui constitue la vraie, ultime, nature d’une chose, d’un être. L’essence est l’ensemble des qualités immuables, tandis que la nature dite «extérieure» se forme de qualités changeantes ou éphémères.

éther: Mot qui sert souvent à traduire akasha. Le plus subtil des cinq éléments qui constituent l’univers physique: la terre, l’air, l’eau, le feu et l’éther. Essence invisible qui pénètre et emplit tous les espaces, toutes formes, et les autres quatre éléments. «Ethérique» sert à désigner ce qui appartient aux domaines d’existence au-delà du monde physique: «les régions éthériques». Voir: akasha, esprit.

étherique: Qui appartient aux domaines d’existence au-delà du monde physique: «les régions éthériques». Voir: akasha, esprit, éther.

éthique: Qui concerne les principes de la morale. Peut désigner l’ensemble des principes de moralité que met en vigueur un individu, une religion, une profession, etc. Voir: dharma.

étoile de la naissance: Voir: maison lunaire, nakshatra.

Etre: Lorsque «être» est un nom avec majuscule, il désigne Dieu Siva dans toutes ses trois perfections à la fois. Parfois désigne tout ce qui est, qui forme une totalité unique et divine. Voir: Sat.

évolution de l’âme: Evolution signifie déroulement, série de transformations successives, succession de phases. Selon la philosophie hindoue, l’âme est éternellement parfaite dans son essence, cependant elle évolue dans son aspect individuel ou non essentiel, s’épanouissant progressivement, de vie en vie, vers son ultime destinée. Ainsi y a-t-il toujours sur Terre des âmes dites jeunes, ou «non évoluées», et des âmes âgées, ou «hautement évoluées». L’évolution est un mystère, son mécanisme étant extrêmement subtil, fin, complexe par ses innombrables aspects, et circulaire dans sa démarche. Il ne s’agit pas de l’évolution au sens darwinien, conception «occidentale» qui conçoit le progrès en ligne droite, allant d’une forme de vie à une autre, allant des organismes simples aux complexes. Cette idée peut bien s’appliquer au développement des corps physiques successifs, mais non pas au progrès de l’âme. Voir: atma, jivatma, âme, épanouissement spirituel.

exotérique: Se dit des doctrines, philosophies, enseignements etc., qui sont destinés à être disséminés publiquement. Voir: ésotérique.

expier: Réparer un péché par la pénitence. Voir: pénitence

externes: Terme désignant les activités d’une église qui se dirigent vers le public, plutôt qu’envers ses adhérents, en vue d’établir de nouveaux contacts et faire connaître l’église et ses enseignements, spécifiquement: distribution de littératures, causeries, programmes culturels, films, vidéos, etc. Voir: internes.

fatalité: Force surnaturelle qui déterminerait les événements et le destin, indépendamment et en dépis de la volonté humaine. Cette conception n’existe pas en hindouisme, car selon celui-ci, la destinée de l’homme n’est pas décidée d’avance. L’homme jouit, à tout moment, du pouvoir d’altérer le déroulement de sa vie. Ce n’est pas dire qu’il soit absolument libre, car il est dirigé en partie par les lois de l’univers, ou dharma, et sujet en même temps aux karmas qu’il a mis en marche par ses actions antérieures. Ce sont trois choses, donc, qui déterminent ensemble le déroulement de l’avenir: dharma, karma, et notre façon d’agir et penser de moment en moment, car nous jouissons toujours du libre arbitre. Il n’y a pas de fatalité inéluctable; l’homme façonne son propre destin. Voir: libre arbitre, destin, dharma, karma, prédestination, réincarnation.

fête: Solennité religieuse que l’on marque de certaines activités spéciales. Chaque secte de l’hindouisme marque ses fêtes particulières, telles que Mahasivaratri chez les Sivaïtes. Certaines fêtes, cependant, se célèbrent communement chez tous les Hindous, Dipavali par exemple. Les dates des fêtes sont fixées selon le calendrier lunaire, et varient donc quelque peu d’année en année vu du calendrier occidental. On célèbre le plus souvent en faisant ou pratiquant piété, pénitence, jeûne, pèlerinage, chant, danse, musique, défilés, récitations ou lectures des légendes ou des passages d’écritures saintes, cérémonies grandioses, et réjouissances générales. Voir: Dipavali, Ganesha Chaturthi, Holi, Maha-Sivaratri, Navaratri.

forme: Ce qui peut être reconnu, conçu, perçu, capable d’être atteint par la conscience, dont la couleur, le son, l’énergie, la masse et la conscience elle-même. Dans ce sens, même la forme subtile ou «amorphe» (telle que la forme de l’univers, ou l’existence) bien qu’«insaisissable», est tout de même «forme». L’une des qualités essentielles et primordiales de la nature, ou de l’existence, ou de maya, est qu’elle possède la forme, que tous ses aspects sont forme, ou formes individuelles. Voir: au-delà de la forme, Parasivam, absolu, conscience, esprit, Forme pure.

Forme pure: La forme qui est à la base de toutes les autres formes. Forme non différenciée, irréductible, omniprésente. Synonyme de Conscience pure, Satchidananda. Voir: forme, conscience, conscience pure, esprit, Satchidananda, substratum.

gana: Sanskrit: «troupe». Espèce de deva. Désigne surtout le deva qui est serviteur de Siva, dont le chef est Ganesha, ou Ganapati (signifiant: Seigneur des ganas). Voir: Ganapati.

Ganapati: Sanskrit: «maître des ganas». L’un des noms de Ganesha, dieu au visage d’éléphant. Voir: Ganesha, gana.

Ganesha: L’un des mahadevas, ou grands dieux, créé par le Seigneur Siva spécialement pour assister les âmes dans leur évolution. Il est la divinité des arts et des sciences, premier fils de Siva, et celui qui enlève les obstacles. Voir: Ganapati.

Ganesha-Chaturthi: Sanskrit: «quatrième journée de Ganesha». Fête qui s’observe surtout, et grandiosement, dans la région de Bombay. L’anniversaire de la naissance de Ganesha. Se célèbre le quatrième jour après la nouvelle lune d’août/septembre. Voir: fête.

garbagriha: Le sanctuaire, ou sanctum sanctorum en latin, centre mystique et lieu le plus sacré du temple hindou. C’est la niche, alcôve, réduit, ou pièce où l’image divine la plus importante du temple est établie. Le garbagriha est ésotériquement le canal principal où passe la puissance divine pour innonder le temple. Voir: kodimaram, temple.

gayatri: Sanskrit: «triple chant». Le plus célèbre des mantras védiques, qu’on utilise en dévotions publiques et personnelles. Le gayatri se prononce ainsi: Om bhur bhuvah suvaha, Om tatsavitur varenyam, Bhargo devasya dhimahi, dyo yo nah, pracodayat. Il signifie: «Etres divins des trois mondes, nous contemplons la forme resplendissante de notre Créateur, le Primordial, qui détruit l’ignorance comme le Soleil anéantit les ténèbres. Qu’il nous accorde sa grâce, et guide nos pensées.» Voir: mantra, Vedas.

gopuram: La tour qui surplombe l’entrée d’un temple. Elle peut atteindre jusqu’à 11 étages et 60 m de hauteur. Généralement recouverte de figures sculptées. Voir: garbagriha, kodimaram, temple.

gotra: Lignée familiale qui se désigne le plus souvent par le nom du rishi ou précepteur familial. Voir: kulam

grâce: Don que fait Dieu. La grâce révèle la nature du Divin, qui se constitue d’amour et d’égards envers sa création, ses «enfants». En Saïva-siddhanta, la grâce se déverse soit selon des principes qui s’appliquent universellement, ou selon le cas et le mérite individuel. Lorsqu’elle se manifeste universellement, la grâce est soit obscuratrice ou révélatrice. La grâce divine, pour l’âme qui est encore jeune, lui cache la vérité, tout comme le bon parent cache à son enfant ce qu’il ne peut pas encore comprendre. Puis, à mesure que l’âme arrive à ce point de son évolution où elle peut en profiter, Siva répand sa grâce révélatrice, et dévoile la vérité. Outre cette manifestation universelle, la grâce peut aussi agir individuellement, selon le cas. Elle consiste alors d’un don que fait Dieu, souvent à la suite d’efforts spirituels qu’a fait celui qui la reçoit, ou en reponse à l’amour dont il a fait preuve. La grâce descent à ceux qui sont constants dans leurs disciplines et leur bhakti. Ce qu’apporte la grâce ne peut pas être atteint autrement. Par exemple, le yogi peut, par la volonté, arriver à maîtriser l’esprit, mais l’ultime réalisation du Soi ne peut être atteinte que par la grâce divine agissant par la personne du guru. Voir: grâce obscuratrice, grâce révélatrice.

grâce dissimulatrice: Synonyme de «grâce obscuratrice», ou tirodhana-shakti. Voir: grâce obscuratrice.

grâce obscuratrice: La puissance de Siva à obscurcir ou cacher la vérité à l’âme. L’une des cinq activités ou puissances de Siva: création, préservation, destruction, grâce révélatrice, grâce obscuratrice. Par ces cinq, il anime tout l’univers et guide les âmes vers leurs destinées. En Saïva-siddhanta, la grâce de Siva est double. Il y à la grâce révélatrice, anugraha-shakti, et la grâce obscuratrice, tirodhana-shakti. Ce sont anava, karma, et maya qui constituent la grâce obscuratrice et créent le milieu où l’âme connaît les expériences qui la font évoluer. Cette grâce dissimulatrice se conçoit aussi comme une protection psychique, où Siva, par amour, veille à ce que l’âme n’ait pas d’expérience pour laquelle elle n’est pas encore prête, et qui pourrait l’accabler. L’homme par exemple, ne connaît pas consciemment ses vies passées. S’il savait ce passé, et s’identifiait à cette personne qu’il fut jadis, l’effet pourrait troubler et tout à fait dérouter sa vie présente. Son ignorance, dans ce cas--l’obscurcissement--est une grâce protectrice. Mais, à mesure que l’âme mûrit, elle commence à jouir de la grâce révélatrice pour enfin arriver à totalement surmonter anava, karma, et maya et réaliser son identité avec Siva. Voir: âme, anava, grâce, grâce révélatrice, karma, maya, Siva, voile.

grâce révélatrice: La puissance de Siva à dévoiler la vérité. L’une de ses cinq puissantes activités--création, préservation, destruction, grâce obscuratrice, et grâce révélatrice--qui ensemble animent l’univers et guident les âmes vers leurs destinées. En Saïva-siddhanta, la grâce divine se manfeste de deux façons: en voilant la vérité (grâce obscuratrice ou tirodhana-shakti) ou en la dévoilant (grâce révélatrice ou anugraha-shakti). La grâce obscuratrice se compose d’anava, karma, et maya, et fournit le milieu dans lequel l’âme peut connaître les expériences nécessaires à son développement. Lorsqu’elle est suffisamment évoluée, elle reçoit la grâce révélatrice qui lui donnera enfin la force de transcender les liens d’anava, karma et maya pour réaliser son identité divine. Voir: âme, anava, grâce, grâce obscuratrice, karma, maya, Siva, voile.

graine: Terme qui distingue entre les deux genres de samadhi (contemplation) dans les expressions nirvikalpa-samadhi (contemplation sans graine), et savikalpa-samadhi (contemplation avec graine). «Graine» s’emploie aussi dans l’expression «karma en forme de graine» qui signifie «réaction latente» à une action antérieure qui s’est résorbée et dort, comme une graine pendant l’hiver, jusqu’à ce que les conditions soient propices à sa germination et son épanouissement. Voir: contemplation, karma, nirvikalpa-samadhi, prarabdha-karma, savikalpa-samadhi.

grihastha: Maître ou maîtresse de maison, personne vivant en une situation familiale, ou personne qui n’est pas moine ou vouée à la vie monastique. Nom de la période de la vie, ou ashrama, qui suit la brahmachariya (période d’apprentissage), où l’on se marie, fonde une famille, s’établit dans une carrière. Voir: ashrama dharma, brahmachariya, sannyas-dharma, vanaprastha.

grossier: Contraire de subtil. Plan grossier: le Premier Monde ou monde physique, monde dense, monde épais, monde non subtil. Peut désigner aussi l’ensemble des mondes physique et astral-inférieur qui comprend l’aspect intellectuel non illuminé. L’ensemble instinctif-intellectuel. Voir: Bhuloka.

grottes de Jalani: Grottes haut-perchées dans des falaises des jungles centrales de Sri Lanka où les Musulmans ont coutume de faire des séjours contemplatifs parfois assez longs. A l’âge de 22 ans, Gurudeva Sivaya Subramuniyaswami fit le pèlerinage jusqu’à ces grottes, y resta quelque temps à faire ses sadhanas de yogi, à jeûner, et enfin à atteindre pour la première fois à la réalisation du Soi Dieu, union mystique en Parasivam.

guna: Sanskrit: qualité. Les guna sont les trois qualités ou modalités fondamentales du cosmos: tamas (inertie, densité, contraction, résistance et dissolution), rajas (stimulation, agitation, expansion, croissance, énergie et mouvement), et sattva (principe de pureté, tranquillité, omniprésence, luminosité, conscience pure). Voir: Nirguna-Brahman, Saguna-Brahman.

guru: Sanskrit: «Celui qui ôte les ténèbres». L’Illuminateur, ou l’éclaireur. «Guru» peut désigner un instituteur ou un enseignant en n’importe quelle matière et à tous niveaux. Mais le plus souvent il indique l’enseignant ou le maître en matière spirituelle. Voir: guru-bhakti, Gurudeva, Guru-Purnima.

guru-bhakti: Bhakti ou dévotion et dévouement envers le guru. Voir: bhakti.

Gurudeva: Sanskrit: «être lumineux qui detruit l’ignorance». Nom affectif et respectueux qu’on donne à un guru, à un maître spirituel. Fait partie du nom de Sa Saintété, Gurudeva, Sivaya Subramuniyaswami. Voir: guru, trois piliers.

Gurunathan: Tamoul ou Sanskrit: «maître des gurus». Terme affectif qu’utilisait surtout Siva Yogaswami en parlant de son guru, Chellappaswami. Nathan est le tamoul correspondant au sanskrit natha, qui signifie «seigneur, maître, protecteur, sage, saint». Aussi, l’un des noms de Siva. Voir: guru, Chellappaswami, Kadaïtswami, Natha-sampradaya, Yogaswami.

guru-kulam: Sanskrit/tamoul: famille du maître. Nom donné à la famille d’un guru, ou à ses élèves, considerés comme faisant partie de sa famille au sens large. Une «école», ou centre de formation où les jeunes garçons viennent traditionnellement apprendre, travailler, et vivre avec leur instituteur, précepteur, guru. Voir: gotra.

guru-paramparaï: Lignée authentique de gurus, dont la continuité s’établit par initiation. Voir: guru-paramparaï de Siva Yogaswami.

guru-paramparaï de Siva Yogaswami: Lignée spirituelle à laquelle appartient Siva Yogaswami, et qu’on nomme en son honneur. Yogaswami (1872-1964) était Natha-siddhar et Satguru de la région de Jaffna, à Sri Lanka. En 1949, il ordonna Gurudeva Sivaya Subramuniyaswami (né 1927) comme son successeur. Le guru de Yogaswami était Chellappaswami, dont le guru était Kadaïtswami. Le guru de celui-ci était celui dont on ne connaît pas le nom et qu’on désigne simplement comme «le rishi des Himalayas». Les sources de cette lignée remontent à la Natha-sampradaya de Nandi en passant par le grand Tirunandi et ses huit disciples--Tirumular, Patanjali, Byagrapadar, Sanatkumar, Sivayogamuni, Sanakar, Sanadanar, et Sananthanar--et par les disciples de Tirumular. Cette lignée continue à fleurir vigoureusement et constitue le patrimoine spirituel de l’Eglise Saïva-siddhanta et de ses adhérents. L’enseignement de cette lignée se situe dans une tradition védique-agamique, théiste-moniste, et saïva-siddhantine. Elle propage les traditions sud-indiennes qui font valoir la dévotion et l’expression culturelle-religieuse. Voir: Chellappaswami, guru-paramparaï, Kadaïtswami, Sivaya Subramuniyaswami, Yogaswami.

guru-puja: Voir: pada-puja.

Guru-Purnima: Sanskrit: jour de pleine lune du guru. Nom de la fête où l’on rend hommage à son guru personnel et tous les Satgurus. Se célèbre le jour de la pleine lune de juillet-août. Voir: fête.

hatha-yoga: Sanskrit: yoga du Soleil et de la Lune. Le nom fait allusion aux courants nerveux dits «Lune» et«Soleil», ha et tha, qui se terminent dans la région du nez, et correspondent aux nadis, ida et pingala, courants d’énergies mentales et émotionnelles qui circulent le long de la colonne vertébrale et du nadi de la kundalini qui s’appelle sushumna. En régularisant le souffle, ha étant l’inspiration, et tha l’expiration, et en manipulant les corps physique et astral au moyen de certaines postures, ou asana et mudra, l’adepte peut arriver à parfaitement équilibrer ses courants ida et pingala, et fonctionner par son nadi sushumna, ou kundalini. Le grand avantage est qu’il est alors prêt à mediter profondément en mettant en pratique les principes du raja-yoga sous la tutelle de son guru. Outre sa valeur spirituelle, hatha-yoga aide à purifier le subconscient, et à donner vigeur, santé et longévité. Le hatha-yoga est une antique science de la Natha-sampradaya dont la première indication historique est celle du célèbre sceau de Pasupati, provenant de la région de l’Indus, et vieux d’environ 6 000 années. On recommende le hatha-yoga dans les Agamas, dans le Tirumantiram de Tirumular, et dans les Yoga-sutra de Patanjali. Il gagna en popularité pendant la vie de Goraknath de la lignée Adi-natha du Xe s., puis émigra de l’Inde pour s’installer définitevement en Chine et au Tibet. Voir: adi-natha, esprit subconscient, asana, ida, kundalini, nadi, pingala.

hiéarchie: Du grec hieros, sacré, et arkhein, commander. Classement des fonctions, des dignités, des pouvoirs, dans un groupe social selon un rapport de subordination et d’importance respective. Il existe des hiérarchies sur les plans physique et subtil. Il y a une hiérarchie qui établit les rapports entre Dieu, les dieux, et les devas.

hinayana: Sanskrit: petit véhicule. Secte bouddhiste qui se distingue du bouddhisme mahayana, grand véhicule. Le bouddhisme hinayana appuie sur l’enseignement que le salut est l’affaire de chaque individu qui seul peut se hausser jusqu’à en être digne, et que le concurs d’intermédiaires est superflu. Les adhérents se disent être les seuls à suivre l’enseignement originel du Bouddha. Cette secte s’est maintenue surtout à Sri Lanka, et de cette île, s’est propagée en Birmanie et autres pays de l’Asie du Sud-Est. Voir: Bouddha, bouddhisme, Triratna.

hindou: Mot originellement persan qui servait à désigner les peuples, la culture, et la religion de la vallée de l’Indus. Voir: hindouisme, Indus.

hindouisme: S’appelle aussi sanatana-dharma, foi étérnelle, ou encore vaïdika-dharma, foi des Vedas. La plus ancienne des religions du monde, et l’unique qui n’ait pas de fondateur humain. Elle comprend toute une gamme de philosophies religieuses allant du pluralisme jusqu’au monisme absolu. Il existe trois sectes principales--le sivaïsme, le vishnuisme, et le shaktisme--outre les écoles dites «non sectaires» telle que la smarta-sampradaya. Voir: hindouisme libéral, sivaïsme, shaktisme, smarta-sampradaya, vishnuisme.

hindouisme libéral: Hindouisme non sectaire, et prolongement de la smarta-sampradaya. Une forme contemporaine de l’hindouisme qui encourage l’Hindou, quelle que soit son origine religieuse particulière, à adopter tout mélange de traditions, théologies, écritures saintes, et formes de pratiques et dévotions--à former, donc, son propre et unique mélange. Ainsi chaque Hindou libéral façonne sa forme de religion et de chemin spirituel en puisant non seulment dans la diversité de l’hidouisme, mais encore dans les traditions non hindoues. Tendence moderne qui emploie librement les enseignement suivants de la smarta-sampradaya: 1) Les dieux sont invention des hommes, ne sont pas des êtres véritables, mais des réprésentations symboliques d’un Divin impersonnel. 2) L’univers est une illusion. 3) L’ultime expérience de Dieu peut être également acquise par l’un ou l’autre des yogas: bhakti, karma, raja ou jnana. 4) La plus haute forme de l’Hindouisme transcende toute secte. 5) Les voies sectaires se basent sur une vision limitée des choses et offrent des pratiques religieuses inférieures et essentiellement simplistes. Voir: hindouisme, smarta-sampradaya.

Holi: Fête du printemps qui se célèbre chez soi ou en communauté pendant le mois de masi, février/mars. C’est l’occasion d’exprimer spontanément sa joie, où les jeunes s’amusent souvent à jeter l’un sur l’autre des poudres de diverses couleurs. Parfois, cette fête s’appelle Kamadahan, nom qui marque le jour où, selon la mythologie, le Seigneur Siva brûla Kama, le Dieu de l’amour et du désir. Voir: fête.

Homa: L’âtre sacré, le feu qu’il contient, ou la cérémonie qui s’y déroule. Celle-ci est très ancienne, datant tout au moins de l’époque védique. Moyen très efficace de contacter Dieu, dieux et devas. L’âtre se construit selon les instructions des écritures saintes. La cérémonie du feu se nomme aussi yajna, ou encore havan.

iccha-shakti: La puissance du désir. L’une des trois principales shakti ou énergies dont Siva se sert pour administer ses lois du dharma par tous les trois mondes, les deux autres étant: kriya-shakti, la puissance de l’action, et jnana-shakti, la puissance de la sagesse. Ces trois forment le symbole du trident, ou trisula, le sceptre royal que tient Siva et qui est le dharma sivaïte. Voir: shakti, Shakti.

ida: Courant d’énergie subtile qui se situe dans les corps intérieurs de l’homme, et qui distribue une énergie physique et émotionnelle. Le courant feminin, de couleur rose, qui se termine au côté gauche du corps. Son mouvement est descendant. Voir: nadi, pingala.

illumination: Peut avoir plusieurs sens: 1) avoir l’expérience spirituelle où l’on voit une lumière briller en soi, 2) à un niveau plus profond, avoir l’expérience de Satchidananda, qui peut être perçu comme une lumière très pure et blanche, et encore plus profondément, 3) avoir ou avoir eu l’expérience de la Réalisation du Soi, l’union mystique en Parasivam. Voir: Réalisation du Soi.

illusion: Erreur de perception ou de l’esprit qui fait prendre l’apparence pour la Réalité. Terme de base dans le système de Vedanta de Sankara qui traduit le mot sanskrit maya, et qui définit la non-Réalité. Mais en Saïva-siddhanta, illusion, ou maya, signifie non pas irréalité mais réalité relative, ce qui est changeant, transitoire, éphémère. Voir: maya, pasam, Réalité relative, Sankara, Vedanta.

image divine: La représentation du dieu au temple ou à l’autel familial. Il peut s’agir d’une statue en pierre, en métal ou en d’autres substances, ou autre type de représentation. Sanskrit: murthi. Voir: mahadeva, murthi.

immanent: Provient du latin «in + manere», demeurer dans une chose. Terme qui sert à décrire Siva l’Omniprésent, qui existe partout et en toute chose, celui qui demeure dans la Création, et dans chaque aspect, chaque forme, chaque atome de cette Création, sans exception. Voir: Satchidananda, transcendant.

incarnation: Latin: venir dans la chair. Acte par lequel une âme se revêtit d’un corps physique, et surtout humain. L’«incarnation divine», ou avatar, est une doctrine selon laquelle l’Etre suprême prend de temps à autre une naissance humaine pour venir sauver l’homme ou le monde. Cette doctrine est fondamentale à plusieurs sectes hindoues, notamment au vishnuisme, et à d’autres religions. Mais elle n’existe pas dans le sivaïsme. Voir: réincarnation.

Indra: Dans les Vedas, le dieu de la pluie et du tonnère, parfois le roi et chef guerrier des devas. Voir: Agni, Parjanya, Pushan, Vedas, Yama.

Indus: Fleuve, long de 3 000 km qui prend sa source dans l’Himalaya au sud-ouest du Tibet, passe par le Cachemire et le Pakistan pour se jeter dans la mer d’Oman. Donna son nom à la civilisation et à l’empire sivaïte qui fleurissait sur ses côtes entre 3000 et 1500 a.n.è. Voir: hindou.

inhérent: Latin: étant attaché à... Lié d’une manière intime et nécessaire à quelque chose. Qualité inséparable d’une chose, ou faisant partie de sa nature essentielle. En parlant de l’homme, signifie: inné.

initiation: Action par laquelle le précepteur fait entrer quelqu’un dans un nouveau domaine de la connaissance et de la pratique spirituelles. L’initiation peut se marquer sur le plan physique d’une ample cérémonie, ou d’un simple contact physique, visuel, verbal, ou mental. Quelle que soit sa forme extérieure, elle transmet une bénédiction du maître au disciple. Voir: diksha, guru, disciple, dévot.

instinctif: Dans le sens religieux, désigne ce qui se rapporte à la nature instinctive ou animale de l’homme, tels que la jalousie, l’avidité, la colère, la haine, la crainte, la luxure--autant d’automatismes que l’homme non spiritualisé partage avec les animaux. Voir: intellect.

intellect: Faculté de forger et de saisir des concepts, entendement. Capacité à raisonner. Celui qui a l’intellect bien formé peut généralement bien maîtriser ses pensées et sa nature instinctive, mais il peut n’être pas encore conscient des facultés de sa nature superconsciente. Parfois, en matière spirituelle, intellect peut comporter une connotation péjorative. Dans ce cas, cette faculté autrement merveilleuse est perçue comme faisant obstacle aux facultés supérieures du superconscient. Ainsi on l’associe souvent à la nature instinctive comme aspect de nous-même que nous tâchons de transcender. Exemple: «Quand nous agissons mal, et que l’esprit instinctif-intellectuel domine,...» Voir: instinctif.

internes: Terme désignant les activités d’une église qui se dirigent, non pas vers le public, mais vers ses propres adhérents en vue de les assister dans leur vie spirituelle. Activités d’une église, dont le but est de former ses membres, les instruire, guider, et «nourrir» spirituellement, au moyen de cours de religion, par exemple, de réunions sociales, d’assistance personnelle, etc. Voir: externes.

intuition: Saisie immédiate de la vérité sans l’aide du raisonnement. Voir: âme, esprit sub-superconscient, esprit superconscient.

invoquer: Latin: appeler. En religion, appeler Dieu, un dieu, un saint, pour implorer son aide et son secours. Ce que nous appelons l’invocation pendant le puja, c’est le moment où le prêtre appelle le dieu pour qu’il se manifeste dans l’image. Voir: mantra, puja.

Iraïvan: Tamoul: le Divin, Celui qu’on adore. L’un des noms les plus anciens de Dieu Siva. Voir: Kadavul, tamoul.

Isa: Sanskrit: Seigneur, Maître de tout, Supérieur, Tout-puissant, Commandant, Roi. Isa et sa variante, Isana, sont des noms très anciens de Dieu Siva qui se trouvent dans la Rig-Veda. L’un de cinq noms de Siva qui sont surtout considérés comme vénérables dans les mantras védiques. Voir: Aghora, Aja, Tat-Purusha, Vama.

Islam: La religion que fonda Mohammed en Arabie vers l’an 625. Islam implique avant tout submission envers Allah («Dieu» en arabe). Les Musulmans respectent les cinq pratiques indiquées dans le Coran, qui sont les piliers de sa religion: foi en Allah, prière cinq fois par jour en faisant face à la Mecque, donner l’aumône, jeûner pendant le mois de ramadan, et pèlerinage. Islam, qui est actuellement en pleine croissance démographique, compte plus d’un milliard d’adhérents qui vivent surtout dans les pays arabes, au Pakistan, en Afrique, en Chine, en Indochine, en Indonésie et en URSS. Voir Mohammed.

Jaffna: Péninsule au nord de Sri Lanka qui se situe non loin de l’extrêmité sud de l’Inde. Nom du port principal de cette péninsule--environ 700 000 habitants. Forte concentration d’Hindous tamouls et sivaïtes depuis plus d’un millénaire. Patrie de Chellappaswami et Siva Yogaswami. Cette région se nomme parfois Yalpanam en honneur d’un joueur de luth du pays Chola (Inde du Sud) qui vint s’y établir autrefois. Voir: Columbuthuraï, Sri Lanka.

Jagad-achariya: Sanskrit: précepteur dont l’autorité s’étend par le monde entier. Titre que conféra le World Religious Parlement (Congrès mondial des religions), le 3 août 1986, à Gurudeva Sivaya Subramuniyaswami parmi d’autres chefs religieux hindous distingués par la profonde influence qu’ils avaient exercé à travers le monde. Voir: Sivaya Subramuniyaswami.

Jaïnisme: Ancienne religion de l’Inde qui se base sur les enseignements de Mahavira (Grand héros) qui vivait vers 500 a.n.è. Les Agamas jaïnas appuient sur la sainteté de toute forme de vie et établissent des lignes de conduités strictes quant ou vegétarisme, à l’ahimsa, à l’ascètisme et au renoncement. Le but ultime du Jaïn est d’atteindre à la plus haute perfection humaine: se délivrer de toute douleur et de toute attache au cycle des naissances.

japa: Pratique spirituelle qui consiste à répéter un mantra, le plus souvent en un nombre détérminé de répétitions, et en comptant à l’aide d’un mala (chapelet). Voir: mala, mantra.

Jayanthi: Sanskrit: anniversaire de la naissance. Journée où tous les disciples célèbrent l’anniversaire du guru, renouvellent leurs serments et les engagements qu’ils on pris envers lui. Voir: fête.

jiva: Sanskrit: âme individuelle, ou être vivant, ou incarné. L’âme s’identifiant à ses enveloppes extérieures: les corps physique, pranique, astral et mental. Voir: âme, atma, corps éthérique, jivan-mukta, jivan-mukti.

jivan-mukta: Sanskrit: jiva (âme incarnée)+ mukta (âme délivrée). L’âme qui s’est libérée de la roue des renaissances (samsara) tandis qu’elle est encore incarnée. Elle a réalisé le Soi Dieu, et a fini de résoudre tout karma qui aurait pu entraîner une nouvelle naissance. Voir: âme, jiva, jivan-mukti, karma, reincarnation.

jivan-mukti: Etat du jivan-mukta. Voir: âme, jiva, jivan-mukta, karma, réincarnation.

jnana: Dans de nombreuses littératures sur l’hindouisme, jnana désigne une «connaissance théorique de la Réalité». En Saïva-siddhanta il ne comporte pas ce sens du tout, et au contraire, ne désigne que la plus haute sagesse: l’état qui s’ensuit de l’expérience vécue, de la réalisation de l’unité de l’âme et de Dieu. Cette expérience seule donne la connaissance transcendentale qui fait de l’individu un jnani (possèdant jnana). En Saïva-siddhanta, le quatrième et dernier des quatre chemins (marga) successifs de la pratique et du développement spirituels--chariya, kriya, yoga, et jnana. Voir: chariya, kriya, marga, yoga.

jnana-shakti: Sanskrit: puissance de la sagesse. L’une des trois principales shaktis ou énergies de Dieu Siva, par lesquelles il administre les lois divines du dharma par les trois mondes. A part jnana-shakti, les deux autres sont: iccha-shakti (puissance du désir) et kriya-shakti (puissance de l’action). Ce sont ces shaktis que représentent les trois pointes du trident de Dieu Siva, son trisula, le sceptre royal du dharma sivaïte. Voir: shakti.

jnani: Celui qui possède jnana, la sagesse. Souvent, jnani se définit comme celui qui n’a qu’une connaissance théorique de l’ultime Réalité. En Saïva-siddhanta, jnani ne comporte pas du tout ce sens, et désigne plutôt celui qui détient la plus haute sagesse, qui a vécu l’expérience de nirvikalpa samadhi, l’union mystique en Parasivam, ou Réalisation du Soi-Dieu, Réalité absolue, l’aboutissement du yoga-marga. Et encore faut-il que cette expérience soit vécue et revécue à intervalles réguliers et fréquents. C’est cette aborption presque constante en Parasivam qui fait progressivement s’épanouir la superconscience et qui fait le jnani, l’âme qui connaît la vérité en tant que nature transcendante-immanente de lui-même, et qui éprouve son identité à Dieu Siva. Le jnani se nomme aussi parfois Siva-jnani. Voir: jivanmukta, jnana, samadhi, yoga, nirvikalpa-samadhi, Parasivam, yoga-marga.

jeûne: Privation d’aliments qui peut être totale ou partielle. Nombre d’Hindous jeûnent le vendredi, le lundi, pendant une fête--ou en d’autres moments de discipline personnelle. Souvent, ils jeûnent pour des raisons de santé. Voir: fête.

Kadaïtswami: Tamoul: swami du marché. Disciple du «Rishi de l’Himalaya» et le deuxième de la guru-paramparaï de Siva Yogaswami qu’on connaisse (?-1875). Il était originaire de l’Inde du Sud, et on croit qu’il n’était autre que ce célèbre juge qui reconça soudain à sa carrière pour se faire sannyasi, et puis disparut. Après que le Rishi l’eut formé et puis initié, Kadaïtswami entreprit de sérieuses austerités (tapas) dans une île au large de Jaffna, Sri Lanka, atteint sivajnana, et puis développa de nombreuses siddhi. Puis il vint en Sri Lanka métropole où, par ses siddhis et puissants discours, il arriva à réveiller la ferveur spirituelle des Sivaïtes. Il initia Chellappaswami, qui devint son successeur. Voir: Chellappaswami, Muthianandaswami, Sivaya Subramuniyaswami, Siva Yogaswami, siddhi, sivajnanam.

Kadavul: Tamoul: Celui qui est à la fois immanent et transcendant. Ancien nom de Dieu Siva. Voir: Iraïvan.

Kaïlas: Montagne de l’Himalaya d’une beauté extraordinaire qui se trouve au Tibet, et donc maintenant en Chine. Cette montagne est sacrée au Seigneur Siva et l’ultime lieu de pèlerinage pour les Sivaïtes autant que les Bouddhistes tibétains. On dit que Siva habite Kaïlas, image qui traduit symboliquement l’aspect majestic et immense de la demeure (ou du monde) de Siva en tant que Mahesvara, Ame primordiale, située au c¦ur de l’existence, dans le Troisième Monde, ou Sivaloka.

kalasa: Un pot à eau autour de l’embouchure duquel on dispose cinq feuilles de manguier, et sur lesquelles on pose ensuite une noix de coco écalée. Essentiel à certains rites hindous.

kama: Sanskrit: amour, plaisir des sens. L’un des quatre objectifs légitimes de la vie, les quatre étant: 1) artha, richesse, 2)dharma, vertu, 3)kama, amour, et 4) moksha, réalisation. Avec majuscule, désigne le nom du dieu de l’amour et du désir. Voir: dharma, moksha.

Kamadahan: Nom alternatif pour la fête hindoue de Holi. Kamadahan désigne le jour ou Dieu Siva, selon la mythologie, brûla Kama, le dieu de l’amour et du désir. Voir: Holi, kama.

kamandalu: Petit pot où le sannyasi porte son eau, donc symbole du sannyasi, et de la vie du renoncement.

karma: Sanskrit: action, acte. Le principe de la cause et de l’effet, ou action et réaction. Désigne aussi l’ensemble des actions faites au cours de toutes nos vies, présente et antérieures, et de leurs conséquences--déjà subies ou encore à subir. Voir: destin, fatalité, pasam, pénitence, prarabdha-karma, prédestination.

karma-yoga: Sanskrit: union par l’action. La voie du travail désintéressé où l’aspirant offre toute son activité à Dieu, ainsi que les fruits qu’il pense récolter. L’activité ou le projet ainsi dédiés: «Peindre ce temple sera mon karma-yoga.» Voir: chariya, yoga.

kartikaï: En tamoul, mois lunaire de novembre/décembre quand ont lieu les fêtes de Sivalaya-Dipam et de Vinayaga-Viratam. Nomme aussi la constellation des Pléiades. En Sanskrit: Krittika.

Karttikeya: L’un des deux noms (ou formes) de Muruga les plus connus en Inde du Nord, l’autre étant Skanda. Karttikeya est le dieu de la guerre, et général des armées célestes. Il possède six visages, et tient la lance. La mythologie raconte qu’il est né de l’énergie créatrice de Siva lancée dans le feu et récupérée par Ganga (ou lac Saravana) et nourrie par les six vierges nommées les krittika, soit: les Pléiades. On pense aussi que son nom pourrait provenir du mois de kartikaï (en tamoul) ou krittika (en sanskrit). Voir: Muruga, Sanat Kumar, Skanda, Subramaniya, Vel.

Kauaï: Kauaï, au nord-ouest de la chaîne hawaiienne. Hawaii est le cinquantième état des Etats-Unis. Cette chaîne se trouve au milieu de l’océan Pacifique, à 4 300 km des Etats-Unis métropoles, à 5 600 km du Japon, et à 4 000 km au nord de Tahiti; elle est sans doute la chaîne d’îles la plus isolée du monde. L’île de Kauai a un diamètre de 48 km et une superficie de 1400 km carrés, où vivent 46 000 habitants. Dans cette île pittoresque, dite «l’île jardin», se situe l’Eglise San-marga et le centre international de l’Eglise Saïva-siddhanta, soit: le Kauaï-adhinam (monastère de Kauaï). Voir: Eglise Saïva-siddhanta, san-marga.

kavi: Vêtements orange que porte le sannyasi. Au propre, kavi désigne la couleur rougeâtre de la terre de l’Inde, et par extension est devenu le nom du vêtement du sadhu qui, à force de s’asseoir pour méditer, prenait inévitablement cette couleur. Voir: sannyasi.

kodimaram: Tamoul: l’arbre où le drapeau s’attache. Un haut poteau généralement recouvert de métal orné qui se lève à l’arrière du vahana des temples agamiques. Sa fonction ésotérique est d’agir en pôle magnétique, le sanctuaire étant l’autre pôle, à polarité contraitre, et de créer ainsi un champ d’énergie où la shakti du temple peut se développer. Pendant la fête annuelle du temple, on accroche un drapeau au kodimaram, ce dernier étant sujet et lieu de certaines cérémonies spéciales. Voir: sanctuaire, temple, vahana.

konraï: Magnifique arbre oriental, cassia fistula, au grappes de fleurs jaunes qui sont symboles de la grâce ruisselante de Siva. Voir: bilva, rudraksha, trisula.

kovil: Voir: koyil.

koyil: Tamoul: demeure du roi, ou temple.

kriya: Sanskrit: action. La pratique des dévotions, faites à la fois extérieurement, par les rites, ou intérieurement, par l’adoration sincère. Outre les rites et les dévotions, kriya comprend aussi le chant dévotionnel et l’étude des saintes écritures. Grâce à kriya, on arrive à connaître et comprendre Dieu et les dieux de plus en plus intimement. Deuxième des quatre chemins successifs (marga) du développement spirituel--chariya, kriya, yoga et jnana. Voir: chariya, jnana, yoga.

kriya-shakti: Sanskrit: la puissance du désir. L’une des trois principales shakti ou énergies dont Siva se sert pour administer ses lois du dharma par tous les trois mondes, les deux autres étant: kriya-shakti, la puissance de l’action, et jnana-shakti, la puissance de la sagesse. Ces trois forment le symbole du trident, ou trisula, le sceptre royal que tient Siva et qui est le dharma sivaïte. Voir: shakti, Shakti.

kulam: Tamoul/Sanskrit: famille, ou unité ressemblant à une famille. Voir: gotra.

kumkum: Sanskrit: rouge-rouge. La poudre rouge dont on se sert pour former le point, ou pottu, sur le front où se trouve le troisième ¦uil. Voir: pottu.

kundalini: Sanskrit: puissance serpentine. Energie cosmique et primordiale qui, chez chaque individu, dort tout d’abord enroulée à la base de la colonne vertébrale. Puis, à un moment donné de l’évolution, et grâce à la pratique du yoga, elle s’éveille, remonte le nadi sushumna, et stimule chacun des chakras, l’un après l’autre, jusqu’à ce qu’enfin elle arrive au sahasrara, au sommet du crâne, où elle provoque l’ultime illumination. Voir: chakra, hatha-yoga, ida, nadi, pingala, sahasrara-chakra, sushumna, yoga.

kuthuvillaku: Lampe en métal et sur pied, qu’on allume chez soi ou au temple, et surtout au moment des dévotions. Souvent on la laisse brûler jour et nuit pour préserver l’ambiance pure et et sereine du lieu.

Lakshmi: Autre nom de Sakti, Mère universelle en forme de déesse des richesses, ou encore: Dieu Siva en forme féminine. Lakshmi se représente souvent assise sur une fleur de lotus. On lui offre traditionellement des prières pour atteindre la tranquillité, la prosperité matérielle, l’art et la beauté en toutes ses manifestations. Voir: shakti.

libre arbitre: Volonté, ou faculté de choisir. L’hindouisme ne croit pas à la prédestination. L’homme jouit, au contraire, du libre arbitre: il est, à tout moment, libre de choisir ses actions. Par conséquent, selon la loi du karma, il façonne lui-même son destin. Voir: destin, dharma, fatalité, karma, prédistination, reincarnation.

lien: Voir: triple liens.

linga: Voir: Sivalingam.

loka: Sanskrit: monde, division de l’univers. Région, ou plan de l’existence, où habitent des âmes. «Lieu» vibrant à un certain niveau d’intensité spirituelle où vivent des êtres, dieux, devas, ou hommes. Dans les écritures saintes hindoues, on distingue trois lokas principales (Bhuloka, Devaloka, et Sivaloka) et quatorze lokas secondaires. Voir: Bhuloka, Devaloka, Narakaloka, Sivaloka, monde.

Ma: Terme affectif et respectueux qui sert à désigner ou appeler une femme hindoue.

macrocosme: Grec: grand univers. Dans son sens ésotérique, désigne l’univers où l’homme fonctionne consciemment, par opposition au microcosme, petit univers, qui est le monde intérieur aux choses de ce macrocosme. Ainsi le Deuxième Monde est le microcosme, du point de vue de l’âme vivant dans le monde physique. Voir: Bhuloka, Devaloka, loka, microcosme, Narakaloka, Sivaloka, monde.

madam: Tamoul: maison à plusieurs étages. Ashram, ou période de la vie. Siva Yogaswami se servait de ce terme pour désigner l’une ou l’autre des quatres périodes de la vie humaine. Chacune de ces périodes comporte ses dévoirs particuliers, ses responsabilités, ses leçons à appréndres et ses récompenses. Voir: ashrama-dharma, dharma.

maha: préfixe qui signifie «grand».

mahadeva: Sanskrit: grand deva, ou: grand être lumineux. L’un des noms de Siva. Sert également à désigner l’un ou l’autre des dieux, dont il existe des multitudes, Ganesha, Muruga, etc. Voir: dieu.

mahapralaya: Sanskrit: grande dissolution. Dissolution universelle périodique où les trois mondes se fondent totalement en Dieu Siva, ainsi que le temps et l’espace. A ce moment-là, toutes les âmes, leur évolution étant achevée, perdent leur individualité et se réunissent aussi à lui. Après mahapralaya, Siva demeure seul en ses trois perfections, jusqu’à ce qu’il remette en marche une nouvelle création. Voir: réabsorption, destructeur, Mahesvara.

maha-samadhi: Sanskrit: grand samadhi, ou grande intériorisation. Désigne le moment où une âme illuminée quitte le corps physique, transition qui dégage généralement une puissante shakti, dont bénéficient les dévots présents. Voir: réincarnation, âme.

Maha-Sivaratri: Sanskrit: grande nuit de Siva. La plus précieuse de fêtes sivaïtes, où l’on adore et loue le Seigneur Siva. Se célèbre le jour et la nuit de la nouvelle lune de février/mars. Voir: fête, Sivalaya-Dipam, Tiruvembavaï.

maha-vakiam: Sanskrit: grande phrase, ou formule. Phrase, formule ou aphorisme tiré de quelque personne sainte ou sainte écriture, qui résume un enseignement hindou. Les mahavakias les mieux connus sont ces quatre des Upanishads: prajnanam Brahma (Conscience pure est Brahman) de l’Aïtreya-Upanishad, aham Brahmasmi (Je suis Brahman) de la Brihad-aranyaka-Upanishad, Tat tvam asi (Tu est Cela) de la Chandogya-Upanishad, et Ayam Atma Brahma (l’âme est Brahman) de la Mandukiya-Upanishad. Les quatre mahavakias en tamoul de Siva Yogaswami sont: thanaï ari (connais-toi), sarvam Sivamayam (tout est Siva), ellam Sivan seyal (c’est Siva qui fait tout), et summa iru (reste tranquille). Voir: Aum Tat Sat, Yogaswami, Tat tvam asi, Upanishads.

Mahesvara: Sanskrit: grande divinité. L’une des épithètes appliquées à Siva en tant qu’Ame primordiale et Seigneur personnel. Le créateur, préservateur et destructeur de tout ce qui existe, et notre Maître bien-aimé. Voir: création, destructeur, théisme moniste, préservation, Ame primordiale, Siva, théisme.

maison lunaire : A chaque jour du mois lunaire, la Lune forme avec la Terre un ligne droite qui aboutit à quelque groupement d’astres. Ce groupement est une maison lunaire. Il y a donc vingt-sept de celles-ci, chacune portant un nom. En sanskrit: «nakshatra». Voir: nakshatra.

Maïtreyi: Une des deux femmes du sage Yajnavalkya, que l’on considérait éloquente en philosophie, et dont les dialogues forment une partie de la Brihad-aranyaka-Upanishad.

mal: Adharma, ce qui est contraire au dharma. Ce qui est contraire au normes morales, au bien, qui cause des dommages, de la peine, de la douleur et de la misère. L’Hindou croit à l’existence du mal. Mais il ne croit pas en un Satan qui en soit la source. Et il ne croit pas que le mal soit un élement nécessaire à la vie terrestre. Le mal, pour lui, est simplement la conséquence de l’esprit instinctif-intellectuel de l’homme s’exprimant librement, sans être soumis à l’intelligence plus fine de ses facultés spirituelles. Le mal provient de l’ignorance et de l’égoïsme. La mauvaise conduite, ou l’adharma, obscurcit l’âme et ses qualités naturelles de pureté et de bonté. Voir: adharma, dharma, mal intrinsèque.

mal intrinsèque: Conception du mal, où il serait réel et inhérent à l’univers ou à l’homme. Cette conception se trouve, par exemple, dans l’idée chrétienne du péché originel. En Saïva-siddhanta, il n’existe pas de mal intrinsèque. Au contraire: toute chose sans exception est essentiellement bonne. Si nous croyons percevoir du mal intrinsèque, cela indique simplement que nous avons encore à apprendre. Voir: péché originel.

mala: Sanskrit: guirlande, rosaire. «Chapelet» dont on se sert pour pratiquer le japa, ou récitation des noms des dieux. En tamoul, mala comporte un tout autre sens, désignant les impuretés, ou liens qui limitent l’âme: anava, karma, et maya. Seul, le terme «mala» peut désigner ces trois en général, ou bien il peut se souder a l’un ou l’autre. Par exemple, en parlant d’«anava», on peut dire: «anava-mala». Voir: pasam, liens, triple liens.

mangkolam: Motif visuel aux nombreuses variantes dont la forme s’inspire de la mangue. Symbole qui s’associe au Seigneur Ganesha. Voir: ankusa, aiguillon, Ganesha, modaka, mushika, swastika.

manifeste: Qui est d’une totale évidence, apparent aux cinq sens (surtout la vue) et à l’esprit. Ainsi «réalité manifeste» indique ce qui peut être connu des sens, de l’esprit, ou de la conscience, et s’oppose à «Réalité non manifeste» qui ne peut pas être connu des sens ou de l’esprit.

Voir: Satchidananda, forme, au-delà de la forme.

Manikkavasagar: Nom propre tamoul qui signifie: celui dont les expressions ressemblent à des rubis. Poète et saint tamoul, et l’un des personnages les plus influents de la Renaissance sivaïte du premier millénaire. D’abord premier ministre du roi, il abandonne tout pour suivre la vie du renoncement. Il écrit ses expériences: espoirs, échecs, désespoirs, et enfin l’arrivée au but yogin. Ses poèmes et chansons s recueillirent pour former l’une des grandes ¦uvres saintes du sivaïsme du Sud: le Tiruvaçagam. Cette ¦uvre fait partie des Tirumuraï. Voir: Appar, Samaya-achariya, Sambandar, Sundarar, Tirumuraï.

manipura-chakra: Le chakra, ou centre nerveux psychique qui se situe près du nombril et gouverne la volonté. Voir: chakra, c¦ur, anahatha-chakra, muladhara chakra, sahasrara chakra.

mantra: Formule vocale sacrée aux puissances mystiques. Il peut s’agir d’un texte, d’un chant, d’un verset, d’un mot, ou d’une seule syllabe. La pratique qui consiste à répéter un mantra à intervalles réguliers se nomme japa, et sert, selon le mantra particulier, à invoquer un, ou des, personnages divins, à établir la méditation, calmer l’esprit, équilibrer les corps subtils, ou atteindre d’autres objectifs précis. Voir: japa, mala.

marga: Sanskrit: chemin. Chemin spirituel. Voir: chariya, kriya, yoga, jnana.

Markali-Pillaïyar: En tamoul, markali désigne le mois lunaire de décembre/janvier, et Pillaïyar est l’un des noms, et l’une des formes, du Seigneur Ganesha. Fête en honneur de ce dernier. En cette période la plus spirituelle de l’année, on médite avec diligence. La tradition veut que toutes nouvelles dévotions, prières, disciplines et sadhanas soient lancées pendant ce mois de markali. Et tout pendant le mois, on nettoie la maison chaque jour avec plus de soin que d’habitude. Voir: fête, Ganesha-Chaturthi.

marque frontale: Marque apposée sur le front des dévots hindous, qui diffère selon la secte. Signe apposé généralement sur le front, et parfois aussi sur les bras, poitrine, etc., au moyen de diverses substances sacrées, telles que vibuthi, pâte de bois de santal, kumkum, etc. La marque des Sivaïtes est le tripundra et pottu. Voir: kumkum, pottu, tripundra, vibuthi.

massi: Tamoul: mois lunaire de février-mars.

matérialisme: Position philosophique qui considère la matière comme seule réalité, et qui fait de la pensée et des élans spirituels des phénomènes matériels au même titre que les autres phénomènes. Manière de vivre de ceux pour qui comptent seuls les biens matériels et le plaisir immédiat. Non spirituel. Qui ne croit pas en l’existence des mondes subtils ou des êtres qui y habitent. Voir: matérialiste.

matérialiste: Relatif au matérialisme, qui en est partisan. Personne qui ne croit pas en l’existence des mondes subtils ou des êtres qui y habitent, pour qui comptent seuls les biens matériels et le plaisir immédiat. Non spirituel. Peut être une personne légèrement religieuse mais pour qui les soucis du monde et de la vie matériels l’emporte sur toute considération religieuse, pour qui la perspective extériorisée oblitère toute possibilité de perspective intérieure sur elle-même et sur le monde. Voir: matérialisme.

math: Monastère. S’écrit aussi «matha». Voir: adhinam.

matha: Monastère. S’écrit aussi «math». Voir: adhinam.

maya: Ce monde et toute l’existence, selon Saïva-siddhanta. Le principe de la matière. Ce qui subit la transformation. Maya est la chose qui est éternellement prise dans le processus de création, préservation, et dissolution que dirigent Dieu Siva et l’homme. Maya est bien réelle lorsqu’on l’éprouve, mais elle est réalité relative, et non pas réalité absolue. Et elle n’est pas pure illusion ou irréelle, comme dans la philosophie advaïta-vedanta de Shankara. Voir: réalité absolue, illusion, théisme moniste, pasam, relativement réel, Shankara.

mayil: Tamoul: paon. Le vahana, ou monture du Seigneur Muruga. Voir: vahana.

méditer: Penser profondément en un trait continu. En yoga, un état d’esprit calme, alerte, et tellement bien concentré, que des aperçus nouveaux provenant de soi-même font surface. La méditation est le résultat de la concentration soutenue, c’est-à-dire d’avoir conduit nos pensées en une certaine direction pendant quelque temps et sans interruption. On reconnaît l’état de méditation aux découvertes intuitives qu’on y fait. En sanskrit, méditation se nomme dyana, et constitue le septième des huit branches de l’ashtanga-yoga. Voir: ashtanga-yoga, dhyana.

membre associé: Le premier niveau de membre de l’Eglise Saïva-siddhanta. Pour être membre, il faut tout d’abord considérer Gurudeva Sivaya Subramuniyaswami comme son Satguru, avoir étudié et compris les douze croyances du Crédo sivaïte, déclarer qu’elles représentent parfaitements ses croyances personnelles, et accepter de participer aux activités de l’Eglise, et aux pratiques préconisées par elle au niveau de la mission locale. Voir: membre confirmé, membre préparatoire.

membre confirmé: Celui qui est membre à plein titre de l’Eglise Saïva-siddhanta. On devient membre confirmé en recevant le sacrement vishesha-diksha. Celui-ci est disponible au membre préparatoire qui a suivi une séries de cours de théologie, et a fait preuve de consistence quant à suivre et mettre en pratiques les principes du sivaïsme, de la Natha-sampradaya, et de l’Eglise. Voir: membre associé, membre préparatoire.

membre préparatoire: Deuxième niveau de membre dans l’Eglise Saïva-siddhanta, que l’adepte atteint au moment ou il reçoit, de la part de Gurudeva Sivaya Subramuniyaswami, la samaya-diksha (initiation au mantra Namasivaya) Voir: membre associé, membre confirmé.

métaphysique: Grec: au-delà de la physique. La branche de la philosophie qui traite de l’être en tant qu’être, et des verités générales. Synonyme d’«ontologie». Connaissances des causes premières et des premiers principes. Toute pensée à propos du sens du monde et de la place de l’homme dans le monde. Récemment, la métaphysique est venue à inclure l’étude des phénomènes tels que la réincarnation, le déplacement astral, les facultés psychiques, chakras, auras, etc. Voir: astral, chakra, psychique, reincarnation.

Meykandar: Nom propre tamoul qui signifie «celui qui voit la vérité». Célèbre thélogien sud-indien du XIIIe s. que l’on considérait adolescent prodige. Il est soit l’auteur du texte qui se nomme Sivajnanabotham, ou bien son traducteur, s’il s’agit, comme beaucoup le pensent, d’un passage traduit du Raurava-Agama. Il est à l’origine de la sampradaya Meykandar qui enseigne un Saïva-siddhanta pluraliste. Voir: Sivajnanabotham.

microcosme: Grec: petit monde. Univers en miniature, ou en abrégé. Dans son sens ésotérique, désigne l’univers qui est intérieur au macrocosme, ou au plan de conscience où se trouve l’observateur. Ainsi, du point de vue de l’âme vivant dans le monde physique, le Deuxième Monde est le microcosme. Et, du point de vue de l’âme vivant dans le Deuxième Monde, le Troisième Monde est le microcosme. Voir: Bhuloka, Devaloka, loka, macrocosme, Narakaloka, Sivaloka, monde.

ministre: En religion hindoue, désigne l’homme grihastha qui est exemplaire quant à la pratique religieuse, et chef spirituel. Il a reçu une très bonne formation et a été «ordonné» pour ce travail, préférablement par un Satguru ou un swami. Il remplit ses dévoirs en tant qu’enseignant, conférencier, conseillant, organisateur--responsabilités dont il se charge, généralement, au sein d’une seule église hindoue locale. Position dans le système administratif de l’église hindoue. Dans l’Eglise Saïva-siddhanta, le ministre se nomme aussi amachar. Voir: adiyar, amachar, église, «ordonné».

mission: Devoir essentiel que l’on se propose, ou rôle auquel on est, ou on se sent, destiné. Vocation, surtout religieuse. Travail, ¦uvre, ou devoir dont un organisme religieux charge l’un de ses adhérents, en même temps qu’il lui transmet le pouvoir d’accomplir cette ¦uvre. Une mission peut consister à enseigner et propager une doctrine, par exemple. «Mission» désigne parfois le lieu de rencontres, cérémonies, etc. Le grouple qui y participe, par exemple: «les missions de l’Eglise Saïva-siddhanta». Voir: église, missionnaire.

missionnaire: Emissaire spirituel. Personne envoyé par son église ou organisme religieux pour prêcher et enseigner. Voir: adiyar, amachar, mission.

modaka: Boulette de noix de coco rapée, riz, et sucre. La sucrerie préférée de Ganesha qui se distribue comme prashadam après les cérémonies faites en son nom, et surtout au moment de ses fêtes. Du point de vue ésotérique, modaka représente le siddhi, l’accomplissement ou aboutissement spirituel, qui est le plus agréable des choses agréables. Voir: ankusa, aiguillon, mangkolam, Mushika, swastika.

Mohammed: (VIIe s.). Fondateur de l’Islam que les Musulmans considèrent le dernier des prophètes dont, selon leur croyance, l’¦uvre et la vie complètent celles de Jesus. Mohammed était homme de famille, homme d’affaires, et chercheur spirituel. Il devint le médium par quoi l’archange Gabriel transmit les enseignements qui devinrent le Coran. Au début, il est la victime de persécutions. Plus tard, il forme des armées dont il est le chef et entreprend les jihads, guerres saintes. Voir: Islam, shahadah.

moi: Ou «ego», en Latin. Ce que nous appelons «sens du moi», c’est l’aspect «extérieur» de notre être. Ou bien: nous-même vu d’un ¦il extériorisé, inconscient de qui nous sommes vraiment. En Saïva-siddhanta, le sens du moi se nommeanava ou anava-mala qui signifie: ce qui limite la conscience de l’homme, lui donne l’impression d’être un individu indépendent et autre que Dieu. Voir: anava, pasam, pasu.

moksha: Sanskrit: délivrance. Délivrance du cycle de samsara, ou naissance terrestres successives. Synonyme de mukti. Voir: jivanmukta, jivanmukti, réincarnation, âme.

monastique: Relatif aux moines et aux monastères. Le terme «la vie monastique» peut faire allusion à la vie du moine ou de la nonne. «Moine» provient du grec monazein qui signifie être seul. La vie monastique comprend des disciplines personnelles strictes, et des pratiques dont l’object et de mener à la purification, l’épanouissement spirituel et le travail désintéressé. Voir: adhinam, célibat, cénobite.

monde: Dans son sens ésotérique, et en théologie hindoue, désigne l’un des plans de l’existence, fini ou infini. Le premier Monde est l’univers physique. Le Deuxième Monde et l’univers astral. Le Troisième Monde est l’univers causal, ou superconscient. Voir: Bhuloka, Devaloka, macrocosme, microcosme, Narakaloka, Sivaloka.

monisme: Système de philosophie selon lequel il n’y a qu’une sorte de réalité. Doctrine d’unité, c’est-à-dire, qui maintient que la réalité ne se compose ultimement que d’une seule essence ou substance, au contraire du dualisme, qui maintient qu’il y en aurait deux, et du pluralisme, qui maintient qu’il y en aurait plusieurs. Le monisme enseigne que le matériel et le spirituel, le physique et le mental ne sont qu’aspects d’une même substance ou être unique. La Saïva-siddhanta moniste enseigne que cette substance ou être unique n’est autre que Dieu Siva. Voir: advaïta, dualisme, théisme moniste.

monothéisme: La doctrine selon laquelle il n’y a qu’un Dieu suprême. Le polythéisme, lui, croit en de nombreux dieux. Ces deux positions se considèrent généralement contraires et mutuellement exclusives. Mais tel n’est pas nécessairement le cas. L’hindouisme, par exemple, croit en de nombreux dieux, mais ne croit qu’en un seul Dieu suprême. Voir: théisme moniste, polythéisme, théisme.

mort: Etat d’un être dont l’âme est passée du corps physique. L’être ne meurt pas; l’âme ne meurt jamais. Il, ou elle, passe simplement d’un monde à l’autre. «Transition» est un terme synonyme de mort, mais il donne une impression plus juste, en évitant toute connotation malheureuse et incorrecte. Voir: transition.

mudra: Geste mystique des mains dont on se sert pour célébrer le puja et dans la pratique du yoga. Dans un sens plus large, désigne aussi les positions du corps entier, telles que dans le hatha-yoga et la danse. Voir: hatha-yoga.

mukti: Voir: moksha.

muladhara-chakra: Chakra situe à la base de la colonne vertébrale et qui gouverne la mémoire, le temps et l’espace. Le premier des sept centres nerveux subtils de l’homme, ou centres de puissance et de conscience, qui se situent le long de la colonne vertébrale, de la base jusqu’au sommet de la tête. Voir: manipura-chakra, chakra, c¦ur, nadi, sarasrara.

muni: désigne le sage ou sadhu qui se voue au silence total ou qui ne parle que rarement et recherche la tranquillité de l’esprit, tranquillité que Siva Yogaswami préconisait en commandant: «Summa iru!» Le muni vit souvent en reclus. Voir: rishi, summa iru.

mûre: Désigne l’âme agée. Qualité de l’âme qui à déjà vécu bien des vies sur Terre, et qu’on peut reconnaître par l’amour, la compassion, l’altruisme et la compréhension dont elle fait preuve. Voir: atma, évolution, jiva, mahadeva, âme.

murthi: Sanskrit: image. Image de Dieu, ou d’un dieu, sculptée, taillée ou painte dont on se sert pour le saint office. Voir: dieu, image divine, garbagriha, gopuram, temple.

Muruga: Tamoul: le beau. Un dieu, frère cadet de Ganesha. Dieu Siva créa ce dieu pour assister les âmes dans leur évolution, et surtout dans la pratique du yoga. Voir: Kartikkeya, Sanat Kumar, Skanda, Subramanya, Vel.

Mushika: La monture du Seigneur Ganesha, la souris. Celle-ci est le symbole traditionnel de l’abondance. Et c’est Mushika qui porte la grâce de Ganesha dans tous les coins et recoins de l’esprit. Voir: ankusa, aiguillon, mangkolam, modaka, swastika.

Muthianandaswami: Tamoul: le swami qui abonde de sagesse. Nom que le Rishi des Himalayas donna à Kadaïtswami (1810 à 1875) lors de son initiation. Voir: Kadaïtswami, guru-paramparaï de Siva Yogaswami, swami.

mysticisme: Grec: mystikos, provenant des mystères. La philosophie, doctrine, ou théologie qui prend sa source dans les vérités intuitives plutôt que dérivées uniquement par la raison, et admet la réalité de la communication avec Dieu et les êtres des autres mondes. Spiritualité, et la recherche de l’expérience directe et personnelle. Pratique et disciplines dont le but est d’atteindre communion ou union avec la réalité ultime, ou Dieu, par la méditation et l’extase contemplative. Voir: clairaudience, clairvoyance, ésotérique, psychique, siddhi.

nada: Sanskrit: son, vibration. Le son mystique de l’éternel. Son primordial, ou vibration première, qui est la source de toute la création. Désigne également les sons mystiques qu’on entend dans la méditation profonde. Voir: Aum, Pranava-Aum, Sabdhabrahman.

nadi: «Canal» ou nerf psychique. On dit qu’il existe un réseau de 72 000 nadis. Les nadis sont des fibres qui forment le système nerveux des corps subtils de l’homme, et qui relient les chakras les uns aux autres. Les trois nadis principaux sont l’ida, le pingala, et le sushumna. Voir: asana, chakra, hatha-yoga, ida, kundalini, pingala.

naga: Sanskrit: serpent. Désigne souvent le cobra, symbole de la kundalini qui repose enroulée sur les pétales du chakra muladhara. Voir: kundalini, muladhara-chakra.

nagasvaram: Tamoul: note serpentine. Instrument de musique en bois, à vent, et à anche double, qui mesure à peu près un mètre et ressemble au hautbois. S’utilise dans les temples, surtout en Inde du Sud.

nakshatra: L’une des vingt sept maisons lunaires du système astrologique hindou. Désigne généralement l’étoile de la naissance. Au moment de la naissance, une ligne droite qu’on imaginerait allant de la Terre et traversant la Lune aboutirait à une certaine formation stellaire, ou maison lunaire, ou nakshatra, ou encore «étoile de la naissance». Il est important de déterminer la nakshatra pour constater astrologiquement la nature de l’individu. Voir: mansion lunaire.

Nallur: Tamoul: bon endroit. Secteur de Jaffna, à Sri Lanka, où se trouve un célèbre temple à Muruga du même nom. Voir: Chellappaswami.

nama-diksha: Sanskrit: initiation du nom. Se nomme aussi namakarana-samskara. Cérémonie qui se fait chez soi ou au temple par laquelle on donne un nom au nouveau-né, ce qui assure la connexion avec ses devas gardiens. Ce sacrement se donne aussi à n’importe quel âge, et à toute personne qui adopte l’hindouisme n’ayant pas eu de religion auparavant, ou qui, partant d’une autre religion, s’y convertit. Voir: diksha, samskara.

Namasivaya: Sanskrit: Adorations à Siva. Mantram suprême du sivaïsme qui se nomme aussi le Panchakshara, ou cinq syllabes. On trouve Namasivaya exactement au centre du Yajur-Veda, qui est le veda central des trois vedas originels, le Rig, le Yajur, et le Sama. Chacune des cinq syllabes comporte sa signification propre. Ainsi, na représente la grâce obscuratrice de Siva, ma est le monde, si est Siva, va est sa grâce révélatrice, et ya est l’âme individuelle. C’est donc toute la pensée et le tout le mysticisme saïva-siddhantins que résument les cinq syllabes. Namasivaya est une force mystique, et seul l’initié devrait s’en servir. Voir: grâce révélatrice, Sivayanama, Siva, âme, grâce obscuratrice, monde.

namaskaram: «Salutation». Geste hindou traditionel qui salue et montre le respect. Se fait en joignant les mains devant la poitrine, le visage, ou au-dessus de la tête, lors de l’invocation à la divinité. Geste de dévouement fait devant une image sainte ou un saint personnage. Voir: mudra, pradakshina, prosternation.

Nandi: Sanskrit: le joyeux. Vahana, ou monture, de Dieu Siva. Taureau blanc à la queue noire. Symbole du dévot idéal, qui est en communion constante avec Siva (Nandi, dans le temple, a l’¦il éternellement fixé sur l’image de son Maître). Voir: bilva, konraï, rudraksha, trisula.

Nandinatha: Sanskrit: seigneur de Nandi. L’un des noms de Siva. Désigne également un siddhar (env. IIe a.n.è.), le Satguru de Sundaranatha (ou Tirumular, le célèbre Siva-jnani qui écrivit le Tirumantiram). On ne sait rien de Nandinatha autre que ce qu’en dit Tirumular: qu’il était un maître ayant atteint à l’ultime réalisation spirituelle. Il forma ses huit disciples principaux (Tirumular, Patanjali, Vyagrapadar, Sanat Kumar, Sivayogamuni, Sanakar, Sanadanar et Sananthanar) et leur transmit une richesse d’enseignements sivaïtes-agamiques. Cette lignée spirituelle se nomme Nandinatha et elle est la plus ancienne qu’on connaisse parmi les lignées nathas, ou Natha-sampradaya. Voir: Adinatha, Natha -sampradaya

Narakaloka: Sanskrit: lieu des démons. Conception hindoue de l’enfer. Il ne s’agit pas d’un lieu de punition ou de damnation éternelle, mais plutôt des régions inférieures du Deuxième Monde où certaines âmes font un séjour temporaire pour éprouver tous les états d’esprit infernaux qu’elles ont elles-mêmes créés. Voir: asura, enfer, loka.

Nataraja: Sanskrit: le roi de la danse. Dieu Siva en tant que Danseur cosmique. Sa danse de tandava représente ses cinq puissances en action: création, préservation, dissolution, grâce obscuratrice, grâce révélatrice. L’un de ses pieds, qui représente la grâce obscuratrice, est posé sur le démon Muyalaka qu’il maîtrise, celui-ci étant le symbole de l’ignorance et la bassesse. L’autre pied, qui est levé, représente sa grâce révélatrice. L’une de ses mains se lève en geste de bénédiction--elle représente la préservation, une autre montre le pied de la grâce, la troisième bat le tambour de la création, et la quatrième tient le feu de la dissolution. Voir: création, destruction, dissolution, préservation, grâce révélatrice, grâce obscuratrice, Saïva-siddhanta, Siva.

Natchintanaï: Tamoul: bonnes pensées. Recueil de chansons et de discours de Siva Yogaswami (1872-1964), le grand saint et siddhar de Sri Lanka. Cette ¦uvre est fort estimée autant pour sa valeur littéraire que sa haute philosophie. Elle fait déjà partie des saintes écritures sivaïtes. A paru en versions tamoule originelle et anglaise. Voir: Yogaswami.

Natha-sampradaya: Sanskrit: lignée des maîtres. Natha signifie seigneur ou maître, celui qui a maîtrisé les subtilités de ses corps intérieurs et physique et atteint l’union mystique en Parasivam. Sampradaya signifie: tradition d’enseignements transmis oralement, ou lignéee spirituelle. La Natha-sampradaya est aujourd’hui la plus ancienne des sampradayas sivaïtes, et consiste de deux branches, les lignées Nandinatha et Adinatha. L’hisoire mentionne cette sampradaya pour la première fois dans le contexte de la vie et l’¦uvre du Satguru Nandinatha ainsi que de celles de ses disciples, dont Tirumular qui articula puissamment les enseignements natha dans son Tirumantiram. Gurudeva, Sivaya Subramuniyaswami et ses adeptes font partie du guru-paramparaï de Siva Yogaswami, l’une des branches de la lignée Nandinatha, qui elle, est une branche de la Natha-sampradaya. Voir: Adinatha, Nandinatha, smarta-sampradaya.

Navaratri: Sanskrit: neuf nuits. Fête sivaïte importante qui se célèbre pendant le mois de puttathi, septembre-octobre. En ce jour, on adore Dieu Siva en forme de Parashakti, Mère universelle, par la prière, le rite, et les chants. Shakti est l’énergie manifeste de Dieu Siva, unie inséparablement à lui. Voir: Ardhanarisvara, Parashakti, shakti, Siva.

Nayanars: Soixante-trois saints canonisés de l’Inde du Sud. Ils étaient presque tous grihastas, ou hommes et femmes de famille, qui ont fait leur renommée en tant que modèles de dévotion sivaïte. On dit aussi «nayanmars», avec un n. Voir: Appar, Samaya-achariyas, Sambandar, Sundarar, Tirumular.

négatif: Qui contient, exprime ou implique un refus ou un rejet. Mot qui, en matière de spiritualité, sert à qualifier toute chose qui tend à nuire à l’épanouissement de l’âme, à sa tranquillité. «Karma négatif», par exemple, est un karma néfaste, qui rétarde l’évolution de l’individu. Contraire de positif. Voir: positif.

neti... neti...: Sanskrit: pas ceci... pas cela... Formule des Upanishads qui tâche de décrire la nature ineffable de l’Absolu en utilisant la formule qui sert à le rechercher. Le yogi, dans sa contemplation, se dit «neti... » à chaque fois que se soulève, ou qu’il rencontre, une forme dans son esprit, «neti... neti...», «non, ce n’est pas cela non plus...» Ainsi il perce en profondeur à travers les divers niveaux de l’esprit, même Satchidananda, ou Forme pure. Ultimement, il quitte le dernier des «cela» et réalise l’Absolu. Voir: nirvikalpa-samadhi.

nirguna-Brahman: Sanskrit: Brahman sans qualités. Dieu en tant que Réalité absolue, Parasivam ou Parabrahman. Dans cet aspect ou perfection de lui-même, il transcende tout à fait les trois gunas (qualités), l’existence manifeste, et même Satchidananda qui possèdent tous des qualités percevables. Voir: absolu, réalité absolue, Brahman, guna, Parasivam, Parabrahman, Paramatma, saguna-Brahman, Soi-Dieu.

nirvikalpa-samadhi: Sanskrit: samadhi (contemplation) sans graine. La réalisation du Soi. L’aboutissement ultime. L’expérience, ou plus correctement: la non-expérience, de Parasivam. Cela qui existe au-delà du temps, de l’espace, et de toute forme. Voir: absolu, Réalité absolue, Parasivam, Parabrahman, Paramatma, saguna-Brahman, samadhi, Soi-Dieu, yoga.

niyama: Sanskrit: pratique, ce qu’on fait. Au pluriel: les pratiques religieuses. Les huit niyamas, ensemble avec les huit yamas (restrictions) établissent, en très peu de mots faciles à apprendre par c¦ur, les principes de moralité positifs ( c’est-à-dire: qu’il faut faire, par opposition aux yamas qui sont les principes «négatifs», ce qu’il ne faut pas faire). Ils sont: 1. Cultive la pureté par la pensée, la parole, et l’action. 2. Aime ton prochain. 3. Recherche la tranquillité et la satisfaction. 4. Cultive la piété par la dévotion et la méditation quotidiennes. 5. Sois indulgent et constant dans l’adversité. 6. Donne la dîme, sois généreux et désintéressé. 7. Lis et relis les saintes écritures. 8. Adonne-toi de temps à autre à la pénitence, à l’austérité, et au sacrifice. Voir: yama.

non évoluant: Qui ne participe pas à l’évolution, parfait, complété, immuable. Qui ne change pas de forme pendant aucun des cycles de l’évolution. Qualificatif qui s’applique à Dieu Siva, ou à «perfection» de Dieu Siva. On peut appuyer sur le même concept en utilisant les deux mots ensemble: perfections non évoluantes de Dieu Siva. Voir: évolution, perfection, Siva.

non manifeste: Voir: manifeste

non «ordonné»: Terme qui qualifie le clergé d’une église qui se charge de certains devoirs, mais qui n’est pas «ordonné», c’est-à-dire qui n’a pas encore été officiellement nanti d’un pouvoir spécial. Voir: clergé, «ordonné».

novice: Personne qui fait un apprentissage de la vie religieuse avant son admission dans une communauté monastique. Une période d’ajustement, de formation, et d’évaluation. Voir: aspirant, suppliant, postulant.

obscurcissement: Pouvoir qu’a Siva à cacher la vérité, pour le bien ultime des âmes. Synonyme de grâce obscuratrice. Voir: grâce obscuratrice.

Om: Orthographe alternatif d’AUM. Voir: AUM, nada.

omniscient: Qui sait tout. Connaissance infinie. L’omniscience est une des qualités de Dieu Siva, et Omniscient, l’un de ses noms. Voir: chit.

omniprésent: L’une des qualités de Dieu Siva. Qui est présent partout et en toute chose. Il est present, il pénètre, emplit, et comble chaque secteur de l’univers. La même idée s’exprime souvent en disant qu’il «imprègne» toute chose, ou toute l’existence. L’Omniprésent: Siva.

ontologie: Grec: science d’être, science de l’existence. Branche de la métaphysique qui traite du sens de l’être (plutôt que des étants), de la réalité, ou de l’ultime substance.

«ordonné»: Terme qui qualifie le clergé d’une église qui est chargé de certains dévoirs, et formellement nanti, par une autorité relgieuse et souvent au cours d’une cérémonie spéciale, d’un pouvoir spécial nécessaire pour accomplir ce dont il est chargé. Voir: clergé, non «ordonné», ordre.

ordre: Au singulier: société de personnes liées par des v¦ux solennels de religion, et surtout une société d’hommes qui vivent en confrèrie ou en communauté. Il peut également s’agir d’une société de nonnes. Au pluriel: sainte Alliance soudée par des v¦ux. Par exemple, l’Eglise Saïva-siddhanta possède un Saints Ordres de Sannyas, texte de l’Alliance divine dans laquelle s’engage le sannyasi sivaïte qui prête serment pour la vie. Les v¦ux fait par un membre d’un organisme religieux ou monastique, ou d’un ordre. Voir: cénobite, moine, sannyasi, sannyas-dharma.

orthodoxe: Grec: opinion droit. Qui est conforme au crédo d’une religion ou secte. Dans les religions occidentales, orthodoxe implique généralement soumission à un dogme rigide, ou interprétation étroite des écritures. Mais en hindouisme, ce terme n’a pas cette connotation. On peut être hindou orthodoxe et cependant jouir d’une ample marge quant à l’interprétation et la mise en pratique des préceptes. Orthodoxe exige seulement que certains principes fondamentaux soient respectés.

pada-puja: Sanskrit: puja fait aux pieds. Rite qui fait au saints pieds du guru ou précepteur spirituel, qui cherche ésotériquement à contacter le Soi divin qui se manifeste amplement chez le guru, fait que les disciples dévoués arrivent à éprouver de plus en plus intimement. Cette cérémonie consiste à laver les pieds du maître, ou ses sandales (tiruvadi) s’il n’est pas présent, et les décorer de fleurs et substances précieuses. L’eau du puja, les fruits, et autres substances offertes sont ensuite acceptées en tant que prasadam par les dévots. On dit aussi guru-puja. Voir: guru, puja, prasadam, tiruvadi.

Panchakshara-mantra: Sanskrit: invocation à cinq syllabes. Le plus puissant mantra du sivaïsme. Voir: Namasivaya, Sivayanama.

pandaram: Sanskrit: gardien, concierge. Personne qui s’est chargée des dévoirs de prêtre sans nécessairement avoir reçu la formation ou l’initiation. Voir: brahmane, diksha, initiation.

pandit: Sanskrit: érudit. Brahmane érudit, généralement marié, qui enseigne et conseille en matière de pratiques religieuses et conduite générale. C’est lui qui, dans la communauté hindoue, a le dernier mot en questions de moralité, conduite, etc. Voir: brahmane.

pannivu: Tamoul: service, ou bijou. Le nom du v¦u d’humilité que fait le moine de l’Eglise Saïva-siddhanta.

panenthéisme: Grec: pan, tout, + en, dans, + theos, dieu = tout est en Dieu. Point de vue qui se distingue du panthéisme (tout est Dieu). Dans le panthéisme, Dieu se définit comme totalité de l’existence. En panenthéisme aussi, toute l’existence est Dieu, mais elle n’est pas la totalité de lui-même. Donc le panenthéisme considère Dieu à la fois immanent et transcendant, dans la forme et au-delà de la forme, relatif et Absolu. Voir: théisme moniste.

panthéisme: Grec: pan, tout, + theos, Dieu = tout est Dieu. Doctrine qui conçoit que Dieu n’est pas une personnalité, mais simplement la totalité des lois, forces, et manifestations de l’univers. Voir: advaïta-siddhanta, théisme moniste, panenthéisme, théisme.

para: Préfix sanskrit qui signifie suprême ou au-delà, et la plus haute ou ultime dimension de la chose à laquelle il s’affixe. Ainsi Parasivam est Siva le Transcendant, l’Absolu. Peut aussi apparaître comme param ou parama, Paramatma, par exemple.

Parabrahman: Sanskrit: Brahman suprême. Réalité absolue, le Cela qui est au-delà même de l’Etre manifeste de Brahman, Cela qu’on ne peut décrire car il ne contient ni temps, espace, forme, causalité, ni même esprit ou conscience. Equivaut Parasivam. Dans les Vedas, ce terme sert souvent et simplement à exalter Dieu ou Brahman, qu’il s’agisse ou non de son aspect absolu. Voir: Brahman, «neti... neti...», Paramatma, Soi-Dieu, réalisation du Soi.

paradis: Ensembles des sphères célestes du Deuxième Monde (Devaloka), et du Sivaloka. Région spirituelle des mondes intérieurs, ou subtils, où se reposent et s’instruisent les âmes pendant l’entre-deux-vies, et où les âmes avancées continuent à évoluer après moksha, soit après avoir terminé le cycle des incarnations terrestres. Les âmes incarnées accèdent également à cette région pendant leur sommeil, et brièvement pendant les périodes de méditation. Voir: Deuxième Monde, deva, Devaloka, mahadeva, moksha, réincarnation, Sivaloka, âme.

paramaguru: Le guru du guru.

Paramatma: Sanskrit: âme ou Soi suprême. Le Soi universel des Upanishads, ou Réalité suprême, Parabrahman ou Parasivam. Voir: âme, atma, Parabrahman, Parasivam, Réalité absolue, Soi-Dieu.

paramparaï: Tamoul: succession ininterrompue. Lignée de gurus d’une tradition bien établie, où chaque guru transmet la puissance ésotérique de la lignée à son successeur. Voir: guru-paramparaï de Siva Yogaswami.

Parasakti: Sanskrit: Sakti suprême. Dieu Siva en forme de Mère universelle. Equivaut «Sakti». Et parfois indique l’aspect ultime de Sakti, soit: Parasivam. Voir: déesse, Sakti.

Parasivam: Tamoul: Siva transcendant. Dieu Siva en tant que Réalité absolue. «Cela» qui transcende le temps, l’espace, même la forme, et qui échappe à toute tentative de description. Le Soi-Dieu. Voir: Réalité absolue, Parabrahman, Parasivam, Réalité transcendante.

Parjanya: Sanskrit: dieu des nuages. Etre céleste qui incorpore ou surveille toute l’activité des devas des nuages et la manifestation dans le monde physique de ceux-ci. Voir: Agni, Indra, Pushan, Yama.

Parvati: L’un des noms de Sakti, Mère universelle. Dieu Siva en forme féminine. En mythologie, Parvati est l’épouse de Siva. Mais en réalité, Sakti est la puissance créatrice, la puissance à manifester, de Dieu Siva, et elle est inséparable de lui. Voir: déesse, Sakti.

pasa: Sanskrit: corde. Identique à pasam.

pasam: Sanskrit: corde, attache. En Saïva-siddhanta, pasam désigne les attaches, ou liens qu’éprouve l’âme: anava, karma, maya. Pasam est cependant utile à l’âme, l’aidant à faire son chemin spirituel vers la réalisation de Dieu. Voir: anava, karma, maya, âme, triple liens.

pasu: Sanskrit: vache. En Saïva-siddhanta, pasu est l’âme, la «vache» qui est attachée par la «corde» de pasam. Voir: atma, âme, pasam, Pati.

Pasupati: Sanskrit: Seigneur des animaux. Nom très ancien de Dieu Siva où il est conçu comme le berger des âmes et le protecteur de toute vie. Cette représentation de Siva est la plus ancienne que nous connaissions. Elle figure sur le célèbre sceau Pasupati de la civilisation de l’Indus. Il serait donc vieux de 3500 à 6000 ans. Voir: Indus, pasu, Pati.

Patanjali: Siddhar sivaïte du IIe a.n.è. qui codifia l’antique science de l’ashtanga-yoga dans son riche et puissant recueil d’aphorismes: les Yoga-sutra. Voir: ashtanga-yoga, Nandinatha.

Pati: Sanskrit: seigneur, maître. En Saïva-siddhanta, Pati désigne Dieu Siva, surtout dans la conception qui se résume en trois mots--Pati, pasu, pasam--littéralement, le maître, la vache, et la corde, et ésotériquement: Dieu, l’âme, et le monde qui attache l’âme. Voir: pasam, pasu, triple liens.

péché: Du latin, peccatum: faute. Trangression de la loi divine, surtout faite consciemment. Voir: adharma, expier, pénitence.

péché originel: Péché que, dans la croyance chrétienne, tous les hommes auraient contracté en la personne d’Adam, et qui ferait qu’ils tendent, par nature, à l’erreur et la perversité. Doctrine qu’on rapproche parfois--et incorrectement--au concept Saïva-siddhantin des trois impuretés (mala) anava, karma et maya. Ceux-ci entraînent bien l’erreur et le péché, mais ils ne sont ni malédiction ou punition divines, ni l’effet des actions de nos ancêtres. Ils sont au contraire l’effect de la grâce obscuratrice qui cache à dessein la vérité à l’âme pour quelque temps afin de l’éveiller spirituellement. Voir: anava, mal intrinsèque, karma, mala, maya, pasam, âme.

pénitence: Repentir, regret d’avoir transgressé la loi divine, et ferme intention de faire mieux. Acte de dévotion, d’abnégation de soi, ou de discipline, ou un karma, qu’on s’impose afin de radoucir ou neutraliser la réaction à une action antérieure. Soulagement d’un fardeau karmique qu’on porte à cause d’un mal fait qui s’opère en entreprenant consciemment une peine physique ou mentale. On peut, par exemple, se prosterner 108 fois dans le temple, jeûner, our «porter kavadi» (objet lourd qu’on porte sur les épaules de longues distances). Voir: expier, confession, fête, karma.

perfection: Désigne ce qui est parfait, accompli, non évoluant, et les qualités, dimensions et nature de la chose parfaite. Au pluriel, terme et conception qui servent à décrire Dieu Siva et à fournir les moyens de tâcher de saisir son Etre et les divers rapports que nous avons avec lui. Les trois perfections de Dieu Siva sont: Parasivam, Satchidananda et Mahesvara. Ces trois aspects nous aident à comprendre Siva. Mais ce n’est pas impliquer soit trois, ou en trois parties. Siva est un, à la fois immanent et transcendant. Voir: Réalité absolue, Ardhanarisvara, Mahesvara, Nataraja, non évoluant, Parasivam, Satchidananda, Sivalingam.

Peruman: «Le Grand». Nom de Dieu Siva qui implique un immense respect, et le sentiment d’être fortement impressioné par lui.

pidam: Thrône ou siège d’honneur. Désigne aussi une institution religieuse. Synonyme de math, ashram, adhinam.

pieds: Voir: saints pieds.

Pihanakalani: Hawaiien: lieu où la Terre est imprégnée du ciel. Le nom d’un plateau de l’île de Kauaï, à Hawaii, où se trouve l’adhinam de Kauaï, centre ecclésiastique et administratif de l’Eglise Saïva-siddhanta. Lieu aux maintes légendes. Le nom ressemble de très près au concept de la civilisation maya de l’Amérique centrale:teotihuacan qui signifie: lieu où les dieux touchent la Terre.

piliers du sivaïsme : Voir: trois piliers du sivaïsme.

Pillaïyar: Tamoul: noble enfant. L’une des formes de Ganesha où il est un dieu aux qualités d’enfant. Voir: Ganapati, Ganesha.

pingala: Nom d’un nadi où passe un courant d’énergie subtile, dont la couleur est bleue. Il est le courant montant qui aboutit au côté droit du corps (tandis que le courant descendant aboutit au côté gauche). Le courant est de nature masculine, émanant une énergie intellectuelle et mentale. Voir: ida, nadi.

plan: Les plans cosmiques sont des régions d’existence conçues comme des étages, ou niveaux superposés, donc hièrarchiques. Les divers espaces de ces plans coexistent l’un dans l’autre. Ainsi le plan astral existe intérieurement au plan physique. Plan astral, plan causal etc. équivalent monde astral, monde causal etc. Correspond à loka en sanskrit. Voir: loka, plan astral, plan causal, Devaloka, Sivaloka.

plan astral: Voir: corps astral, corps subtil, Devaloka, Narakaloka, Deuxième Monde, plan subtil.

plan causal: Le plus élevé des plans d’existence, et qui émane tous les autres. Le Troisième Monde, ou Sivaloka. Voir: corps causal, plan subtil, Sivaloka.

plan subtil: Monde, état d’esprit, ou région d’existence qui n’est pas percevable par les sens physiques en raison de son niveau de fréquence élevé. De même que les ondes de télévision n’ont pas d’effet sur nos sens parce que nous ne sommes pas équipés à les capter, ainsi le plan subtil demeure imperceptible à nos sens physiques. «Subtil» désigne généralement le Deuxième Monde ou monde astral, rarement le Troisième. Voir: corps subtil, Deuxième Monde, Devaloka, plan astral, plan subtil, Sivaloka.

pluralisme: Toute théologie qui considère Dieu, l’âme, et le monde comme réalités distinctes. Voir: dualisme, dualité, dvaïta, monisme, théisme moniste.

polythéisme: Croyance en plusieurs dieux. Voir: monothéisme, théisme.

positif: Qui contient, exprime, ou implique affirmation ou accord. Mot qui, en matière de spiritualité, sert à qualifier toute chose qui tend à être avantageux pour l’épanouissement et la tranquillité de l’âme. Karma positif, par exemple, est un karma dit «bon» qui avance l’évolution de l’individu. Contraire de négatif. Voir: négatif.

postulant: Moine sivaïte de l’Eglise Saïva-siddhanta qui, pour une période de deux ans a fait v¦u de purété, d’humilité, d’obéissance, et confiance. Il y a deux genres de postulants: les sadhakas, qui portent l’habit blanc, et les yogis, qui portent le jaune. Voir: aspirant, suppliant.

pottu: Petit rond de poudre rouge (kumkum) qu’on se met au milieu du front, un peu plus haut que le niveau des sourcils. Symbolise l’ouverture du troisième ¦il, organe de vision de l’âme, de vision superconsciente. Voir: clairvoyant.

pradakshina: Sanskrit: faire face par le côté droit. Faire cérémonieusement et avec dévotion le tour du temple, du sanctuaire, ou du lieu saint dans le sens des aiguilles d’une montre, c’est-à-dire en maintenant le temple à sa droite tout le temps du tour (d’ou provient le nom). Cette pratique aide l’esprit à se détacher de ses soucis mondains et se tourner vers le divin. Voir: prosternation, namaskaram.

Pranava-Aum: Symbole et mantra qui désigne Dieu et le son primordial. Pranava en sanskrit signifie «merveilleux» ou «éternellement nouveau».

Voir: Aum, nada, Sabdhabrahman, son primordial.

pranayama: Sanskrit: restreindre la force vitale. La science de la maîtrise de la prana, force ou énergie vitale, par la discipline du souffle. Techniques où l’on maîtrise le souffle généralement en contrôlant la durée de l’inspiration, de la rétension, et de l’expiration. Pratique qui prépare l’esprit à la méditation profonde et aide au développement des capacités psychiques. Quatrième branche de l’ashtanga-yoga. Voir: ashtanga-yoga.

prana: Sanskrit: souffle vital. Energie vitale qui emplit tout l’univers, toute l’existence.

pranique: Relatif au prana. Energie ou force vitale qui emplit tout l’univers. La prana est plus évidente chez les êtres vivants qui en sont fortement chargés. Les formes inanimées, pierres etc., ont aussi leurs énergies praniques, mais à un niveau bien moins élevé. Voir: corps pranique, prana.

prarabdha-karma: Le karma qui est en train de se manifester dans les expériences actuelles de l’individu. Les karmas forgés dans des vies antérieures qui ont créé la naissance actuelle et ses circonstances. Contraire de karmas en graine, qui sont les karmas initiés antérieurement, mais qui n’ont pas encore commencer à se manifester. Voir: graine, karma.

prasadam: Nourriture et autres offrandes qu’on présente à la divinité ou personne sainte pendant un puja. Une fois le puja terminé, ces offrandes sont considerées comme bénites et distribuées aux dévots réunis. Voir: arati.

pratique: Adjectif: qui ne s’en tient pas à la seule theorie, qui s’attache à une réalité plus tangible, à l’action. Relatif à l’action, par opposition à «théorique». Nom: application des règles et des principes d’un art, religion etc. Observation des prescriptions d’une religion. Mot important en Saïva-siddhanta, et surtout chez les Nathas, où l’objectif de l’instruction religieuse est la mise en pratique qui mène à la transformation. Toute sa vie durant, Yogaswami préconisa ce chemin qu’il appelait sadhana-marga. Voir: sadhana-marga.

pratyahara: Sanskrit: retrait. Retrait des sens du monde extérieur ou de l’esprit extériorisé. Cinquième branche du systeme d’ashtanga-yoga. Pratique qui consiste à consciemment diriger sa conscience personnelle en la retirant des sens du corps physique, des émotions et sentiments du corps astral, et des pensées du corps mental. Ainsi défaite des sens «extérieurs», la conscience est libre de méditer, devenir consciente des régions supérieures de l’esprit, et même de s’en servir. Voir: ashtanga-yoga.

prédestination: Détermination fatale et immuable d’évènements futurs. Doctrine qui maintient que 1) Dieu a déterminé tout ce qui se passerait, ou bien que 2) Dieu prédestine certaines âmes au salut (et surtout dans certaines formes du christianisme protestant) et d’autres à souffrir une éternelle perdition en enfer. La plupart des Hindous ne croient pas en la prédestination. Voir: destin, fatalité, karma.

Premier Monde: Le monde grossier (non subtil), ou physique, formé de matière physique où les évènements se perçoivent par les cinq sens. Voir: Bhuloka, Deuxième Monde, Troisième Monde.

première perfection: Désigne Dieu Siva en tant que Parasivam. Voir: Parasivam, perfection.

pressannyas: Formation que subit une personne en vue d’éventuellement recevoir sannyas-diksha, qui peut prendre une ou deux années ou plus d’une douzaine, selon l’ordre particulier. Dans l’Eglise Saïva-siddhanta, la periode de pressannyas est de douze ans. Pendant ce temps, le candidat étudie, se purifie et résout ses karmas mondains. Voir: sannyas dharma.

préservation: Activité divine par quoi les formes et les énergies de l’existence durent. L’une des cinq puissantes activités de Dieu Siva, les cinq étant: création, préservation, destruction, grâce révélatrice, et grâce obscuratrice. Voir: Nataraja.

préservateur: Dieu en forme de Celui qui préserve. Nom de Dieu Siva en forme de Vishnu. Siva ultilisant la seconde des ses cinq puissantes activités, les cinq étant: création, préservation, destruction, grâce révélatrice, et grâce obscuratrice. Voir: Mahesvara, Nataraja, Vishnu.

prêtre: Personne chargée du saint office. En hindouisme, le prêtre est le serviteur de Dieu et des dieux, et ne doit aucunement s’insérer entre Dieu et le dévot. Voir: adiyar, amachar, brahmane, clergé pandaram, pujari.

primordial: Qui remonte à l’origine. En parlant de Siva: qui ne provient de rien, dont rien n’est la cause. Voir: Ame primordiale, Substance primordiale.

prosternation: Acte de se courber jusqu’à la terre, ou de s’allonger, le visage en bas en signe d’adoration, de respect, d’humilité et de soumission. Façon traditionelle de se présenter devant la divinité du temple, le guru, ou une personne sainte, et de s’ouvrir ainsi à recevoir grâce ou bénédiction. Voir: namaskaram, pradakshina.

psychique: Qui concerne la vie mentale, les états de conscience, l’âme. Non physique. Qualité de celui qui sait toucher et utiliser les facultés et énergies subtiles de l’âme. Personne qui possède cette qualité, telle qu’un medium ou un yogin accompli. Quelques exemples de facultés psychiques: la clairvoyance, la clairaudience, la préconnaissance, la psychométrie, et autre perceptions extrasensorielles. Voir: clairaudience, clairvoyance, siddhis.

puja: Rite agamique, public ou privé, qui se dirige vers l’image divine, et dont le but est d’invoquer la divinité, et d’établir avec lui et les mondes subtiles un lien de communication psychique. L’officiant, ou pujari, prononce des chants qui louent le dieu, l’invoquent, et le supplient d’accorder ses bénédictions, tandis qu’il présente de diverses offrandes selon la tradition: de l’eau, eau de rose, pâte de bois de santal, saintes cendres, fleurs, grains de riz, encens, diverses nourritures, et flammes à base d’huile, de beurre clarifié, ou de camphre. Au cours de cérémonies spéciales, pendant les jours saints par exemple, le puja comprendra un abishekam, ou bain rituel du dieu. Les nourritures et autres substances offertes pendant le puja sont, par ce fait, bénites et deviennent prasadam, ou «sacrement» dans le sens de substance ou aliment qui contient la présence ou vibration spirituelle de la divinité. On passe ces prasadams à tous les dévots présents immédiatement après le puja. Le puja peut se diriger également vers le guru. Voir: abhishekam, Agamas, arati, murthi.

pujari: Officiant d’un puja public ou privé, fait soit au temple ou à domicile. Prêtre du temple hindou. Profession qui se transmet le plus souvent de père en fils, notamment chez les sivachariya (prêtre sivaïte, formé en liturgie agamique) et le brahmanes smartas qui reçoivent une formation ample et fort détaillée. Peut désigner n’importe quelle personne qui fait un puja au temple ou chez lui/elle. Voir: brahmane, pandaram, prêtre.

purana: Ecritures mythologiques hindoues qui illustrent des enseignements moraux et cosmologiques et expliquent Dieu, les dieux, l’homme, et le monde.

purnima: Sanskrit: pleine lune. Le jour de la pleine lune, souvent de bon augure pour les fêtes, dont la Guru-Purnima en juillet/août. Voir: Guru-purnima.

purusha: Dans l’usage ordinaire, signifie personne du sexe masculin, dans la phrase purusha-dharma, par exemple. Dans son sens métaphysique, désigne l’âme, qui, elle, n’est ni masculine ni feminine. Voir: âme, atma, dieu, purusha-dharma.

purusha-dharma: Le dharma de l’homme, par opposition à sthri-dharma qui est le dharma particulier de la femme. Règles de bonne conduite particulières à l’homme. Activités professionnelles et pratiques spirituelles que l’homme peut choisir et qui seront pour lui les plus avantageuses en sa vie présente. Voir: sthri-dharma.

pusam: Huitième maison lunaire. Thaï-Pusam est une grande fête pour le Seigneur Muruga. Voir: fête, maison lunaire.

Pushan: Sanskrit: celui qui nourrit. Nom védique du dieu Surya, le Soleil. On l’invoque comme celui qui accorde les biens, la prosperité, qui inspire la générosité, et qui révèle les trésors cachés. Voir: Agni, Indra, Parjanya, Yama.

puttathi: Tamoul: mois de septembre-octobre. Voir: Navaratri.

race: Subdivision d’une espèce, de l’humanité. Groupe présentant un ensemble de caractères physiques communs, tels que la nature des cheveux, de la peau, des yeux, aspects physionomiques, etc. De nombreux anthropologues modernes considèrent qu’il n’y aurait vraiment que trois groupes principaux: les Indo-européens, les Noirs et les Jaunes. Le groupe Indo-européen comprendrait les originaires d’Europe, d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, et de l’Inde (dont les Dravidiens), groupe qui se nomme parfois «blancs» bien qu’il comprenne des peuples aux couleurs variées et souvent foncées. La race noire comprendrait la majorité des peuples d’Afrique, et certains de la Mélanésie (région comprenant Indonésie, Nouvelle-Guinée, Fiji, etc.). Le groupe des «Jaunes» comprendrait la plupart des peuples d’Asie orientale, les Esquimaux, et les «Indiens» des Amériques. A mesure que l’étude de la génétique s’est développée, le système de classification des races et types humains est devenu plus précis qu’auparavant, et l’anthropologie a pu corriger certaines conceptions erronées, telle que celle qui voulait que les peuples d’Inde du Sud soient d’origine noire. En fait, ceux-ci n’ont aucun des caractères génétiques qui définissent le group noir. Voir: dravidien.

rahasiyam: Tamoul: secret, mystérieux, invisible à la perception normale. V¦u de confiance que font les moines de l’Eglise Saïva-siddhanta. Nomme aussi l’espace libre qui tient lieu d’image divine dans le sanctuaire du temple de Chidambaram en Inde du Sud. Voir: Chidambaram.

raja: Préfix sanskrit signifiant roi, royal.

raja-yoga: Sanskrit: yoga royal. Le yoga à huit branches (ashtanga-yoga) tel qu’il se définit dans les Yoga-sutra de Patanjali. Voir: ashtanga-yoga.

Raurava-Agama: Seizième des vingt-huit mula-saïvagama (Agamas sivaïtes fondamentaux). Siva accorda cet agama au sage Ruru (d’où provient le nom Raurava). Le texte se compose surtout d’une ample section de kriya (section concernant les formes relatives aux temples et à la dévotion) qui explique la structure du temple à Siva et de ses divers annexes dans tous leurs menus détails. Il se peut que la section de jnana de cette même ¦uvre ait servi de source pour le texte tamoul du XIIIe s., le Sivajnanabotham. Le Raurava ne figure pas parmi les neuf textes agamiques jugés essentiels par le Tirumantiram. Voir: agamas sivaïtes.

réabsorption: Absober, ou avaler, à nouveau, tirer et tenir en soi. Terme qui sert à remplacer «destruction» ou «dissolution» pour nommer et donner une idée plus juste de la troisième des cinq fonctions de Dieu Siva, soit: création, préservation, destruction (ou dissolution, ou réabsorption), révélation, et obscurcissement. Voir: destruction, Destructeur, mahapralaya, Rudra.

«réalisation»: Calque de l’anglais realization, qu’on trouve de plus en plus souvent dans les textes français traitant de l’hindouisme, parfois entre guillemets. Signifie «prise de conscience», et plus profondémment encore: vraiment éprouver ou vivre une expérience de façon à être transformé par elle, plutôt qu’avoir simplement conçu l’expérience par l’intellect. L’expérience à été réalisée, est devenue réelle, effective, transformatrice. Ainsi avons-nous réalisation du Soi, l’expérience qui transmet la sagesse et atteint l’objectif de toutes les vies terrestres de l’homme, plutôt que la simple compréhension, ou même prise de conscience, du Soi. Implique aussi, l’aperçu qui vient soudainement, illumination instantanée, plutôt que resultat d’une cogitation étendue. «Réalisation» employé sans complément signifie généralement: réalisation de Satchidananda ou celle de Parasivam: «Après la réalisation, le yogi devient un jnani.» Voir: nirvikalapa samadhi, «réalisation» de Dieu, «réalisation» du Soi, «réalisé».

«réalisation» de Dieu: Expression dont le sens est assez large, pouvant désigner un nombre d’expériences religieuses très differentes, dont: la vision d’une lumière à l’interieur de soi, la vision de Dieu ou d’un dieu, la prise de conscience ou «réalisation» que Dieu Siva est la Vie de notre vie, la réalisation de Satchidananda, et ultimement de Parasivam. Voir: «réalisation» du Soi, nirvakalpa samadhi, samadhi, Soi-Dieu.

«réalisation» du Soi: En Sanskrit: nirvikalpa samadhi, soit: «contemplation, union mystique sans graine». Aboutissement spirituel ultime. La réalisation, ou non-expérience du Cela qui existe au-delà du temps, de l’espace, et de toute forme, Parasivam. Voir: Parasivam, samadhi, le Soi-Dieu, sans graine.

«réalisé»: Se dit d’une personne illuminée, qui a atteint la «réalisation» de Satchidananda ou de Parasivam. «Seul l’être réalisé peut agir en Satguru.» Voir: nirvikalapa samadhi, «réalisation», «réalisation» de Dieu, «réalisation» du Soi.

réalité: Voir: maya, Réalité absolue, réel, relativement réel.

Réalité absolue: L’Absolu, l’Etre absolu, et Réalité absolue: trois expressions synonymes qui décrivent Parasivam non manifeste, immuable et transcendant. L’Absolu est le Soi-Dieu, Vérité au-delà du temps, de l’espace, et de toute forme, l’essence ultime de l’âme humaine. Voir: absolu, Brahman, Paramatma, Parasivam, Soi-Dieu.

réalité relative: Voir: relativement réel.

réel: Voir: maya, Réalité absolue, relativement réel.

réincarnation: Du latin: revenir dans la chair, ou naître encore une fois. Désigne le processus par quoi l’âme individuelle passe par une série ordonnée de vies, et grâce auquel elle évolue jusqu’au moment où elle a résolu tous ses karmas et atteint la réalisation du Soi. Dès lors, elle n’aura plus a se réincarner, état qui se nomme moksha, ou délivrance. Voir: jivanmukta, jivanmukti, moksha, samsara.

relativement réel: Décrit ce qui est réel, mais sujet à l’évolution, la transformation, et la dissolution--ce qui est donc «relativement» réel. C’est toute l’existence, ou la totatité des trois mondes qui sont relativement réels. Ils ne sont pas irréels, illusion pure, ou une erreur. Ils sont bien réels mais relativement réels, tandis que Dieu Siva seul est absolument réel parce qu’il est immuable, incréé, et éte rnel, continuant à exister même à l’heure de mahapralaya. Voir: absolu, illusion, mahapralaya, maya, Réalité absolue, perfection.

religion: Du latin: relier. Croyances et pratiques ayant pour objet de relier l’homme au divin, et de diviniser sa vie et son être. La religion est un véhicule servant à avancer l’âme, et comporte généralement théologie, écritures, pratiques morales et spirituelles, liturgie, clergé et prêtrise.

Rig-Veda: Sanskrit: savoir des chants. Recueil de 1 017 chants. Ce texte, appelé aussi Rig-Veda-Samhita constitue le premier et le plus ancien des quatre Vedas, les quatre étant: le Rig, le Sama, le Yajur et l’Atharva. Il est le monument littéraire le plus ancien de l’Inde. Ses stances sont groupées en 10 mandala (cercles) qui consistent surtout d’éloges faites aux divinités afin d’évoquer leur protection. La philosophie essentielle du Rig est moniste, le Dieu suprême y étant décrit comme l’origine de toute chose. Ce texte établit un dharma qui mène l’adepte à s’harmoniser avec les dieux, ce qui produira inévitablement vertu et prosperité. Et enfin, il préconise une pratique yogine qui mène à la réalisation de l’Absolu. Voir: Atharva-Veda, Sama-Veda, Veda, Yajur-Veda.

rishi: Sage, poète et devin, surtout des temps védiques, mais existant aussi de tout temps dont l’ère moderne. Visionnaire qui est capable de voir au-delà du présent. Autrefois les rishis, qui étaient souvent mariés, écrivirent l’essentiel du dharma hindou. Voir: Veda.

rita-dharma: L’ordre naturel des choses. Dharma cosmique. L’ordre inhérent au monde physique. L’ensemble des lois qui gouvernent tout ce qui existe, toute vie, et toute activité depuis les mouvements des particules subatomiques jusqu’aux immenses parcours galactiques. Voir: dharma, dharma universel.

Rudra: L’un des noms de Dieu Siva en son aspect de destructeur, c’est-à-dire Celui qui, à l’heure propice réabsorbe sa création. Voir: destructeur, réabsorption, Mahesvara.

rudraksha: Sanskrit: ¦il de Siva. Nom de l’arbre eleocarpus ganitrus, dont le fruit ressemble à une grosse bille d’un exquis bleu ciel, et dont la graîne à plusieurs facettes rouge-brun est sacrée à Siva. Les adeptes sivaïtes portent des chapelets de rudraksha autour du cou, et s’en servent pour faire leur japa (répétition du mantra). Voir: bilva, japa, konraï, Siva.

Sabdabrahman: Le Son ou le Verbe de Brahman. Vibration primordiale de Satchidananda. Voir: Aum, nada, Pranava-Aum.

sacrement: L’équivalent du sanskrit samskara, rite qui confère une bénédiction spéciale. L’une ou l’autre des cérémonies faites par le prêtre au temple ou chez le particulier tels que: administration du nom, première nourriture, première instruction, mariage, transition, etc. Sacrement est aussi une traduction de prasadam, où les divers substances bénites, dont nourritures, distribuées après le puja, telles que saintes cendres, poudre de kumkum et eau bénite. Voir: samskara, puja, prasadam.

Sadasiva: Sanskrit: éternellement joyeux et prospère. L’un des noms de Siva en tant qu’Ame primordiale au corps lumineux et parfait, d’une beauté indescriptible, infiniment capable et souverain. Voir: Mahesvara.

sadhaka: Sanskrit: celui qui est accompli et habile. L’aspirant sérieux qui a entrepris des sadhana (disciplines spirituelles), qui le plus souvent est célibataire, et progresse sous la tutelle d’un guru. Il porte l’habit blanc et n’est pas sannyasi. Voir: postulant.

sadhana: Sanskrit: efficace, qui mène droit au but. Discipline, ou ensemble de disciplines spirituelles, telles que la méditation, japa, le jeûne, les austérités, le yoga et le travail désintéressé. L’objectif de la sadhana est de restreindre et sublimer la nature instinctive-intellectuelle et de permettre l’épanouissement progressif de la nature superconsciente. Voir: discipline, sadhana marga.

sadhana-marga: Sanskrit: chemin qui mène droit au but. Formule de Siva Yogaswami qui définit le chemin qu’il préconisait pour les aspirants sérieux--le chemin de l’effort sincère et soutenu, de la discipline, et de la transformation constante. Voir: Yogaswami.

sadhu: Sanskrit: pieux. Un chercheur sincère et homme saint. Le plus souvent, un ascète et mendiant qui vit une vie simple, n’ayant ni biens ni gîte. Voir: rishi, sage, swami, yogi.

sage: Saint homme qui est pur intérieurement, mais dont l’aspect extérieur peut être ordinaire. Généralement, il n’enseigne pas. Voir: rishi, sadhu, swami, yogi.

saguna-Brahman: Sanskrit: Brahman avec qualités. Siva à la fois en tant que Dieu personnel et en tant que Satchidananda, existant dans la forme, qui possède les qualités d’omniprésence, omniscience, amour, etc. Contraire de nirguna-Brahman, Brahman sans qualités, qui n’existe pas dans la forme. Voir: guna, nirguna-Brahman.

sahasra-lekhana: Sanskrit et tamoul: écrire + mille. Pratique, sadhana, ou pénitence qui consiste à ecrire un mantra 1 008 fois. Voir: pénitence, sadhana.

sahasrara: Sanskrit: mille pétales. Septième chakra qui se situe dans le sanctuaire du crâne du corps de l’âme. Il se compose de 1 008 pétales qui représentent le nombre de puissances divines disponibles dans l’état de conscience de Satchidananda lorsque ce chakra est éveillé et fonctionne pleinement. Voir: chakra, c¦ur, manipura-chakra, muladhara-chakra, superconscient.

saint: Personne qui n’est plus poussé par le sens du moi et exprime toute la tranquillité, l’humilité et la pureté que peut bien conférer la vie de dévotion.

Saint-Kural: Nom alternatif pour le Tirukkural (littéralement: «saints couplets»), la grande ¦uvre d’éthique composée en tamoul par saint Tiruvalluvar sur des feuilles de palmiers il y a plus de deux mille ans. L’auteur était tisserand, marié, et vivait dans la région de l’Inde du Sud où se trouve aujourd’hui Madras. Son ¦uvre se distingue par la richesse de sa connaissance sur l’essentiel de la conduite humaine et des conséquences qu’elle entraîne. En 1 330 couplets magnifiques par leur concision, il dépeint l’essentiel de la conduite, bonne et mauvaise, dans la vie de famille, le commerce, la politique, la guerre, et même en question d’amours de jeunesse. On apprécie surtout le Saint-Kural en tant que guide pratique et efficace quant à mettre la religion hindoue en pratique dans sa vie. On le vante parfois en l’appelant le dharma-shastra tamoul, titre bien mérité car, pour des millions d’Hindous, il est la clef de voute de l’édifice moral et religieux. L’Eglise Saïva-siddhanta le considère écriture sainte de premier ordre, et ses membres le lisent et relisent toute leur vie durant, tâchant de mettre en pratique toujours plus parfaitement ses précieux principes. Voir: dharma-shastra tamoul, Tiruvalluvar.

saints pieds: Les tiruvadi, saints pieds. Les vénérables pieds du précepteur, du Satguru, ou de toute autre personne sainte. Peut désigner également les saints pieds de Siva en tant que Dieu personnel, Mahesvara. Le Satguru est la forme la plus parfaitement proche de Dieu Siva, ou la plus forme la plus divine que nous puissions contempler sur cette Terre. Les pieds tiennent leur sens et leur importance du fait qu’ils sont la partie du divin qui touche le plan physique. Ainsi le dévot les adore-t-il chaque jour en pensant qu’il sont source de grâce. Pendant les jours saints, et surtout la Jayanthi et la Guru-Purnima, on rend hommage au guru en faisant le pada-puja, cérémonie où l’on baigne ses pieds (ou ses sandales s’il n’est pas présent), et où on les décore de fleurs et de substances précieuses. Voir: guru, padapuja, puja, Siva, Tiruvadi.

saïva: Sanskrit: relatif à Siva et au sivaïsme. Sivaïte. Saïvagama, agamas sivaïtes, Saïva-siddhanta, siddhanta sivaïte, etc.

saïva-agama: Orthographe alternatif de saïvagama et synonyme d’«agama sivaïte». Voir: agamas sivaïtes.

saïvagama: Orthographe alternatif de saïva-agama et synonyme d’«agamas sivaïtes». Voir: agamas sivaïtes.

saïva-samayam: Tamoul: religion sivaïte. Voir: sivaïsme.

Saïva-siddhanta: Sanskrit: ultimes conclusion du sivaïsme. La plus étendue et influente des écoles sivaïtes contemporaines. Elle domine surtout parmil les Tamouls de Sri Lanka et de l’Inde du Sud. Saïva-siddhanta est un terme des Agamas sivaïtes. Plus tard il est repris et expliqué à de nombreuses reprises par le siddhar sivaïte Tirumular dans son Tirumantiram. La philosophie saïva-siddhantine est à la fois théiste et moniste, percevant Siva comme la totalité de tout ce qui est, le Seigneur personnel qui crée par émanation tout ce qui existe, et en même temps l’Absolu, ou Réalité absolue, qui transcende toute chose. Les âmes et le monde sont essentiellement identiques à Siva, et pourtant ils évoluent en même temps. Le Saïva-siddhanta appuie sur une conception de l’évolution où l’âme passe par quatre stages distincts et successifs, les marga: chariya, kriya, yoga et jnana. Bien plus tard, au XIIIes., une école pluraliste s’est manifestée autour de la personne du saint Meykandar. Elle compte aujourd’hui un grand nombre d’adhérents, surtout dans les milieux érudits. Voir: Meykandar, pluraliste, agamas sivaïtes, Sivajnanabotham, Tirumantiram.

Saïva-swami-sangam: L’ordre monastique de l’Eglise Saïva-siddhanta, qui est en même temps son corps de prêtres. Ces moines vivent à l’adhinam de Kauaï à Hawaii. Chacun à reçu un minimum de douze années de formation avant de prèter serment pour la vie et faire des v¦ux qui se nomment les saints Ordres de Sannyas. Il portent le kavi, l’habit orange, trois girlandes de graines de rudrakshas et la tonsure. Ils forment, avec S. S. Gurudeva Sivaya Subramuniyaswami, le «corps ecclésiastique» de l’Eglise, collaborant humblement pour la protection et la purification de la foi sivaïte, et décident ensemble, en sangam, des questions d’enseignements, de théologie, de lois et de doctrines ecclésiastiques. Saïva signifie «relatif à Siva», swami: «celui qui se connaît», et sangam: groupe uni dans leur façon de penser, qui travaillent religieusement vers un objectif commun. Voir: ecclésiastique, Natha-sampradaya, Eglise Saïva-siddhanta, sivaïsme, sannyasi, swami.

Sakti: Sanskrit: puissance, énergie. La force active de Dieu Siva, populairement représentée en forme féminine, en déesse ou devi--Parvati ou Lakshmi, par exemple. Du point de vue saïva-siddhantin, l’énergie divine de Dieu Siva est inséparable de lui, Dieu étant considéré ni masculin ni féminin, ou bien, si l’on préfère: la réconcialition de cette, et de toute, dualité. «Shakti» écrit avec «h», et le plus souvent sans majuscule, indique la puissance impersonnelle, la shakti du temple, par exemple, ou les shaktis de Siva le Souverain: iccha (amour), kriya (action) et jnana (sagesse). Voir: déesse, shakti.

Saktisme: Religion que pratiquent les adorateurs ou fidèles de Sakti en tant qu’Etre suprême. L’une des trois sectes principales de l’hindouisme qui se compose, à son tour, de nombreuse subsectes aux théologies diverses. L’objectif principal des saktites est d’atteindre moksha, la délivrance du cycle des incarnations. Les pratiques du saktisme sont semblables à celles du sivaïsme, mais les Saktites appuient toutefois plus fortement sur Dieu en tant que source de puissance, plutôt qu’en tant qu’Etre à connaître et aimer. On y adore exclusivement Sakti en tant qu’Etre suprême, ou aspect dynamique du divin, tandis qu’on conçoit Siva comme étant uniquement transcendant. Dans la cosmologie saktite, c’est Sakti et non pas Siva qui est l’origine du monde et de la vie, qui est Créatrice, et qu’on doit adorer. Et, au contraire de la conception saïva-siddhantine, Siva et Sakti ne sont pas considerés comme une unité parfaite et indivisible. L’une des sectes mineures du saktisme se distingue par ses pratiques «tantriques» en se servant consciemment du monde et de la forme pour en sublimer les énergies et enfin, les transcender. Voir: Agamas, sivaïsme, tantra, vishnuisme.

salut: En hindouisme, délivrance du cycle des renaissances, et traduction approximative de moksha. Le salut est acquis lorsque l’âme âgée est arrivée à résoudre tous ses karma et à atteindre la réalisation du Soi. Voir: anava, grâce, jivanmukta, karma, maya, moksha, réalisation du Soi.

samadhi: Sanskrit: état non différencié, union. Contemplation profonde où la conscience individuelle se fond dans le sujet sur lequel elle se concentrait. La huitième branche de l’ashtanga-yoga. Il y a deux profondeurs de samadhi: 1) Savikalpa samadhi (avec graine), état d’esprit superconscient où on peut connaître de nombreux types d’expériences, où le méditateur s’unit à l’object de sa méditation, et où l’esprit est pafaitement calme--connaissance divine, béatitude et amour universel--expérience de Satchidananda, et 2) Nirvikalpa samadhi (sans graine), infiniment simple et ultime état au-delà de la dualité, où le méditateur est absorbé dans le Soi, Parasivam, l’Indescriptible, l’Absolu au-delà du temps, de l’espace, et de la forme, réalisation du Soi. Voir: ashtanga-yoga, réalisation de Dieu, Parasivam, Satchidananda, yoga.

Sama-Veda: Sanskrit: savoir des mélodies. Titre du troisième des quatre Vedas. Manuel de liturgie et de chants religieux, comprenant environ 1 875 stances qui sont, à l’exception de 104, toutes dérivées du Rig-Veda et qui sont censées être chantées mélodieusement et avec un rhythme particulier. Voir: Atharva-Veda, Rig-Veda, Vedas, Yajur-Veda.

Samaya-achariya: Sanskrit: personne qui enseigne la religion. Titre désignant l’un ou l’autre des quatre saints sivaïtes tamouls (du VIIe au IXe s.), Sambandar, Appar, Sundarar, et Manikkavasagar, qui étaient fort influents durant la renaissance sivaïte. Ils sont estimés comme parmis les plus grands bhaktas et mystiques de l’histoire sivaïte, reconnus surtout pour leur vies exemplaires et leurs exquises chansons devaram. Voir: Appar, Manikkavasagar, nayanars, Sambandar, Sundarar.

samaya-diksha: Initiation où l’on transmet le mantra Namasivaya, et qui introduit définitive dans la religion sivaïte. Se nomme aussi Siva-diksha, Voir: Namasivaya.

Sambandar: Tirujnana Sambandar, enfant saint tamoul et, avec Appar, Sundarar, et Manikkavasagar, l’un des quatre Samaya-achariyas qui étaient fort influents pendant la renaissance sivaïte (du VIIe au IXe s.). Composa de nombreux et exquis devaram qui font l’éloge de Dieu Siva ou adressent directement à lui. Il reconvertit l’un des rois tamouls (et peut-être d’autres), qui avaient embrassé le jaïnisme, s’adonna avec enthusiasme à réduire la renommée du bouddhisme et à ramener les Tamouls à leur sivaïsme d’origine. Voir: Appar, Manikkavasagar, Nayanars, Samaya-achariyas, Sundarar.

samhita: Une des trois parties de la section des rites des Vedas, recueil de mantras et d’hymnes aux dieux védiques. Voir: aranyakas, brahmanas, Upanishads, Vedas.

sampradaya: Sanskrit: tradition. Dans son premier sens, désigne la tradition des enseignements transmis oralement, celle d’un guru d’une lignée établie par exemple, qui transmet les enseignements de celle-ci à ses disciples. Dans son deuxième sens, désigne une lignée spirituelle établie et reconnue, l’un des courants, ou tradition vivante de théologie hindoue. Voir: Natha-sampradaya, smarta-sampradaya.

samsara: Le cycle des incarnations successives. Ou bien: l’aspect particulier de l’ensemble des vies qu’a éprouve une âme. Voir: âme, épanouissement, réincarnation.

samskara: Sanskrit: impression. 1) L’impression, ou la marque plus ou moins permanente que l’expérience fait dans l’esprit. Impression, ou marque, qui à éte faite dans l’esprit à un moment donné au cours de nos vies. Impression profondément marquante, provenant d’une, ou plusieurs, expériences intenses qui façonnent la personnalité. 2) Sacrement, ou purification rituelle. L’un des nombreux sacrements que le dévot hindou peut recevoir aux grands tournants de sa vie, tels que la première nourriture et le mariage. Nom d’une cérémonie dont le but est de ramener quelque chose, ou quelqu’un, à son état pur et originel. Voir: subconscient.

sanatana-dharma: Sanskrit: perfection éternelle, chemin éternel. Le plus ancien nom de ce que nous appelons aujourd’hui hindouisme. Voir: hindouisme, sivaïsme.

Sanat-Kumar: Sanskrit: prince éternellement jeune et beau. L’un des noms du dieu Muruga en tant que Prince des trois mondes, ou fils de leur Souverain, Siva. Esotériquement, ce nom désigne les qualités royales et divines qui sont celles de tout corps de l’âme qui est arrivé à la maturité, notamment: luminosité, et beauté qui ne se ternit pas avec l’âge. Voir: Karttikeya, Muruga, Skanda, Subramuniya.

sanctuaire: Latin: sanctuarium, lieu saint. La chambre la plus interne au temple, ou le c¦ur de tout lieu saint, tel que le garbagriha du temple hindou. Voir: garbagriha.

sangam: Assemblée de personnes distinguées qui partagent un même dévouement, une même cause, un même travail. Voir: Saïva-swami-sangam.

sankalpam: Sanskrit: pensée, désir, imagination. Nom d’une section de toute cérémonie védique-agamique (plus précisément: elle fait partie de la préparation à la cérémonie), où le pujari prononce solennellement quelle est l’intention du puja qu’on se prépare à célébrer, ce qu’on voudrait qu’il accomplisse. Pendant le sankalpam, il dit aux trois mondes quelle est la divinité qu’il veut invoquer, le type de cérémonie, l’heure, le jour, et le lieu où il se trouve, et diverses indications astrologiques qui situent le rite dans les temps et les espaces subtils autant que physiques. Une fois, qu’il a dit le sankalpam, il est alors obligé de mener la cérémonie jusqu’à sa conclusion. Voir: puja.

Sankara: Sanskrit: ce qui amène la prospérité, de bon augure, bénéfique. S’écrit aussi Shankara ou Samkara. 1) L’un des noms de Siva. 2) Nom d’un moine du IXe s., Adi Sankara, haut guru de la smarta-sampradaya. Il a profondément marqué l’hindouisme, surtout en promuant son advaïta-vedanta, en renforçant la pratique de l’eclectisme dans la dévotion, en établissant dix ordres de sannyasis, et par de nombreuses écritures, dont des commentaires sur les écritures saintes. Voir: Advaïta-vedanta, Smarta-sampradaya, Vedanta.

san-marga: Sanskrit: le bon, ou droit, chemin. Décrit les enseignements saïva-siddhantins qui ont pour but de propulser l’âme en ligne droite jusqu’à la réalisation de Dieu. Voir: Eglise Saïva-siddhanta, Saïva-siddhanta, sivaïsme.

sannidhya: Sanskrit: présence divine. La luminosité et ambiance sainte de la shakti superconsciente qui s’accumule à l’intérieur et à l’extérieur d’un temple ou d’une personne sainte. Voir: aura.

sannyas-dharma: Sanskrit: le chemin du renoncement. Le chemin spirituel que poursuit le sannyasi, ou moine qui a fait le serment du reconcement total. Equivaut «sannyas», qui signifie «jeter à terre» ou «abandonner». Epouser ce dharma, c’est jeter à terre les dévoirs et les responsabilités du grihastha, ou de la vie domestique, pour reprendre celles du moine qui cherche l’éveil spirituel et la réalisation divine. Une telle coupure des attaches au monde donne la liberté nécessaire à cette recherche. Certains sannyasis errent d’un endroit à l’autre, n’ayant ni biens ni gîte, et d’autres se rattachent à certains ordres et vivent en communauté. Nomme aussi le dharma du dernier des quatre stages de la vie qui commence à l’âge de soixante-douze ans, période de pratiques religieuses faites avec diligence tandis que la force physique décroît et que la pensée s’intériorise tout naturellement. Voir: ashrama, cénobite, dharma, grihastha, ordre, monastique, sadhu, Saïva-swami-sangam, sannyasi.

sannyasi: Sanskrit: celui qui jette à terre ou abandonne. Moine hindu, homme célibataire qui à renoncé au monde pour chercher la réalisation de Dieu et servir l’humanité. Il a reçu l’initiation, sannyas-diksha, de la part d’un sannyasi qualifié. Ainsi, fait-il partie de la confrèrie globale (les saints ordres) des sannyasis. Généralement, cette initiation n’est accordée qu’après des années de formation. Voir: ordre, sannyas-dharma.

sanskrit: Sanskrit: bien formé, parfait. Langage classique et religieux de l’Inde antique, estimé comme véhicule excellent pour la communication entre le divin et les hommes. Il n’est plus, depuis longtemps, un langage parlé, et il sert aujourd’hui surtout dans les contextes liturgiques, littéraires et érudits.

Sarasvati: Sakti, ou Mère universelle. Siva conçu en forme féminine en tant que déesse des arts et des sciences. On la représente souvent portant un sari blanc, tenant une vina, assise sur un cygne ou une fleur de lotus. On prie à cette déesse qu’elle nous accorde culture, beauté et connaissance. Voir: Sakti, shakti.

Saravana: Lac de l’Essence divine où, selon la mythologie, le Seigneur Karttikeya (forme de Muruga ou Skanda) est né de la puissance de Siva. Voir: Karttikeya.

Sari: Costume féminin composé d’une longue pièce de cotton ou de soie drapée par dessus un corsage, ajustée, et tenue en place sans coutures ni épingles. L’une des extrêmités de cette pièce forme une jupe qui tombe sur les pieds, et l’autre se drape sur une épaule, ou parfois par dessus la tête.

Sat: L’Etre pur, ou existence pure. Voir: Satchidananda.

Satchidananda: Sanskrit: Vérité, conscience, béatitude. L’esprit divin du Seigneur Siva, et en même temps l’esprit superconscient de chaque âme individuelle. Amour et conscience purs. Conscience omniprésente, toute-puissante, omnisciente. Elle est la source de tout ce qui existe, et en même temps, elle contient toute l’existence. Elle pénètre et emplit toute l’existence. Elle est le substrat de toute forme, de tout ce qui est. Voir: ananda, Ardhanarisvara, Chit, Conscience pure, Sat.

savikalpa-samadhi: Sanskrit: contemplation avec graine. Voir: samadhi.

sceptre: Bâton de commandement, généralement très orné, insigne de l’autorité souveraine. Les gurus, comme les rois hindous, portent souvent une sceptre comme symbole de leur autorité. Voir: trisula.

seconde perfection: Voir: deuxième perfection.

sectaire: Relatif à une secte, membre d’une secte. Qui fait preuve de loyauté et d’affection pour une philosophie, une tradition, ou un crédo particuliers.

secte: Branche individuelle d’une religion, ou subdivision d’une collectivité quelconque. L’hindouisme se compose de nombreuses sectes dont les trois principales sont le sivaïsme, le saktisme, et le vishnuisme. Il existe, en outre, plusieurs sectes dites «libérales», ou eclectiques. Le christianisme, à titre de comparaison, se divise en quelques 21 000 sectes.

sécularisme: Doctrine ou croyance selon laquelle la religion ne doit pas faire partie des activités de l’état, et l’état ne doit pas favoriser l’une ou l’autre des religions.

seval: Gros coq de combat rouge qui orne le drapeau que le Seigneur Muruga porte en bataille. Seval annonce l’aube de la sagesse et la défaite des armées de l’ignorance. Voir: Muruga, Surapadman, vel.

shadkonam: Etoile à six rayons qui est inscrit sur les yantra du Seigneur Muruga. Elle se compose de deux triangles superposés. Celui dont la pointe est en haut représente Siva en tant que feu. Celui dont la pointe est en bas représente Sakti en tant qu’eau. Les deux, s’unissant, conçoivent le divin Enfant, Muruga, dont six est le nombre mystique. Voir: seval, vel, yantra.

shahadah: Crédo et affirmation de la foi islamiques: «Il n’y a de Dieu qu’Allah, et Mohammed est son prophète.» Voir: affirmation, islam, Mohammed.

shakti: Sanskrit: puissance, énergie. La puissance active et manifeste de Dieu Siva. Les trois pointes du trisula représentent les trois shaktis fondamentales de Siva: iccha (amour), kriya (action), et jnana (sagesse). On représente et on parle parfois de ces shaktis en tant qu’épouses de Siva, ou d’autre shaktis en tant qu’épouses d’autres dieux. En fait, elle sont les puissances manifestes de Dieu et des dieux. Ainsi les deux shaktis du Seigneur Ganesha sont Buddhi, sa puissance à discerner, et Siddhi, sa puissance à reussir dans les entreprises spirituelles. Dans un sens plus général, shakti désigne l’énergie divine qui se manifeste dans un temple ou lieu saint, et surtout: au point culminant du puja, dans les profondeurs de la méditation, ou en présence d’une personne sainte. Sakti (sans h) désigne cette même force divine conçue, vue, ou représentée en tant que déesse, qui en vérité n’est autre qu’aspect de Siva. Voir: Ganesha, Sakti, Siva, trisula.

Shanmukha: Sanskrit: aux six visages. L’un des noms du Seigneur Muruga, qui désigne ses diverses fonctions célestes. Voir: Karttikeya, Muruga, Sanat-Kumar, Skanda, Subramanya.

shastra: Sanskrit: règle, précepte. Le plus souvent, désigne les textes sanskrits non religieux traitant de toutes les branches de la connaissance et des lois. Parfois s’applique aux commentaires de textes philosophiques et religieux. Les shastras font partie des écritures dites smriti (ce dont on se souvient), et non sruti (ce qui est descendu d’en haut, écritures révélées comme le sont les Vedas et les Agamas). Voir: agama, smriti, sruti, Vedas.

siddha: Synonyme de siddhar. Voir: siddhar, siddhi.

siddhanta: Sanskrit: ultimes aboutissements, ultimes conclusions. Désigne la compréhension ultime atteinte, ou capable d’être atteinte, dans n’importe quelle matière. Spécifiquement, sert à décrire la philosophie qui se base sur les Agamas, telles que le Saïva-siddhanta et le siddha-siddhanta qui se basent sur les Agamas sivaïtes. Les Siddhantins s’inspirent généralement d’une doctrine où Dieu est à la fois immanent et transcendant, et où l’âme s’avère ultimement identique à Dieu, identité qui peut se «réaliser» par une certaine évolution qui s’obtient en suivant un chemin spirituel bien déterminé. Signification semblable à celle de vedanta, qui signifie «conclusions ultime des Vedas», bien que les deux, Siddhanta et Vedanta, soient malheureusement souvent mal compris et considérés aux antipodes l’un de l’autre. En fait le Siddhanta des Agamas sivaïtes comprend le Vedanta. Et Siddhanta et Vedanta, comme l’enseigne les anciennes écritures, ultimement ne font qu’un. Voir: agama, Saïva-siddhanta, Siddha-siddhanta-paddhati, Turumuraï, Tirumantiram, Tirumular, vedanta.

siddhantin: Relatif au siddhanta ou au Saïva-siddhanta. Se dit aussi saïva-siddhantin. Voir: siddhanta, Saïva-siddhanta.

siddhar: Sanskrit: être perfectionné. Yogi accompli, personne qui a atteint les hauteurs spirituelles. Se dit aussi siddha.

Siddha-siddhanta-paddhati: Sanskrit: ultimes conclusions des siddhars sivaïtes. ‘uvre fort influente composée par Gorakhnath, Xe s., célèbre siddhar de la lignée d’Adinatha de la Natha-sampradaya. Siddha-siddhanta-paddhati est l’exposition d’une cosmologie où Siva crée et devient tous les univers, et d’un chemin natha qui mène à l’ultime réalisation, ou union en Dieu Siva, l’Immanent et le Transcendant. Voir: Adinatha, sivaïsme de Gorakhnath, Natha-sampradaya.

siddhi: Sanskrit: pouvoir «surnaturel» ou réalisation. Surtout au pluriel: pouvoirs dit «surnaturels» qui sont en réalité naturels à l’âme, lorsqu’elle exprime son essence, ou identité à Siva. Ce sont les pratiques, ou sadhanas yogines soutenues qui éveillent le réseau des chakras et nadis des corps physique et subtiles, et le font s’épanouir. Les siddhis peuvent se manifester pendant que l’adepte poursuit sa recherche spirituelle, une fois qu’il en a atteint l’objectif, la réalisation du Soi, ou après avoir répété cette expérience de nombreuses fois. Voir: réalisation du Soi, siddhar, yoga.

sikhisme: De sishiya, sanskrit pour disciple. Religion fondée par Guru Nanak au nord de l’Inde il y a 500 ans. Le sikhisme se compose à la fois du mysticisme d’une secte moyen-orientale, le soufisme, le sens de bhakti de l’hindouisme, et l’iconoclasme islamique. Les Sikhs souffrirent une persécution systèmatique aux mains des Musulmans, et réagirent en fondant la secte martiale, la kalsa, qui devint sa plus grande branche. L’écriture centrale est l’Adi-Granth. Cette religion compte aujourd’hui quelques neuf millions d’adhérents, dont la plupart habitent l’état du Pendjab en Inde.

Sikkim: Ancien royaume de l’Himalaya, à l’est du Nepal, à présent vingt-deuxième état de l’Inde. Population: 200 000.

sishiya: Sanskrit: disciple. Disciple ou élève, surtout celui qui s’est prouvé et a formellement reconnu et decidé de suivre son Satguru. Voir: disciple.

Siva: Sanskrit: Celui qui est de bon augure. Siva existe partout et en toute chose. Tout ce qui existe n’est autre que lui-même, l’Unique et sans second, Etre suprême et Réalité absolue. Il est à la fois immanent (dans la forme) et transcendant (au-delà de la forme). Voir: Mahesvara, Parasivam, Satchidananda, Siva-Sakti.

Siva-advaïta: L’une des six écoles sivaïtes. Se nomme aussi: Siva-vishista-advaïta (non-dualisme qualifié), et se base sur l’¦uvre de Sri Kantha (XIe ou XIIe s.). Cette école existe encore aujourd’hui, mais elle ne compte guère d’adhérents. En pratique, elle appuie sur l’importance de la contemplation continue de Siva, et réconcilie avec des arguments fort fins, le Vedanta et le Siddhanta. Selon Siva-advaïta, l’âme ne s’unit jamais totalement à Brahman, mais elle partage avec lui toutes les divines qualités. Voir: sivaïsme deGorakhnath, sivaïsme de Cachemire, sivaïsme pasupata, Saïva-siddhanta, sivaïsme, virasivaïsme.

sivabhakti: Amour et adoration de Siva.

sivadhyanam: Sanskrit/tamoul: méditation sur Siva. Voir: dhyana, méditation

sivaïsme: Religion que pratiquent les adorateurs ou fidèles de Siva, qu’ils considèrent Dieu suprême. Le sivaïsme est l’une des trois sectes principales de l’hindouisme et la plus ancienne. Il se divise à son tour en un nombre de subsectes aux théologies distinctes. L’objectif principal des Sivaïtes est moksha, état où l’on a plus à se réincarner. La voie sivaïte se compose de quatre périodes spirituelles successives, ou chemins à suivre, pratiques à accomplir, les marga: chariya, kriya, yoga et jnana. Voir: chariya, sivaïsme gorakhnath, sivaïsme de Cachemire, jnana, kriya, sivaïsme Pasupata, Saïva-siddhanta, Siva-advaïta, Virasivaïsme, yoga.

sivaïsme de Cachemire: L’une des six écoles sivaïtes. Le sivaïsme de Cachemire enseigne que Dieu Siva est à la fois immanent et transcendant, appuie très fortement sur l’aspect moniste de la philosophie sivaïte, et très légèrement sur son aspect théiste. Pour atteindre à l’objectif ultime de la réalisation du Soi qui est Dieu Siva, l’aspirant cachemiriste pratique surtout la purification et le yoga, et comptera moins sur l’efficacité des dévotions envers l’aspect personnel de ce même Dieu. Voir: sivaïsme de Gorakhnath, sivaïsme pasupata, Saïva-siddhanta, Siva-advaïta, virasivaïsme.

sivaïsme de Goraknath: L’une des six écoles, ou sub-sectes, du sivaïsme, qui se nomme aussi Siddha Siddhanta. Cette école, comme la Saïva-siddhanta adore Siva en tant que Dieu immanent et transcendant. Elle préconise les pratiques dites de Siva-yoga pour arriver à s’identifier et s’unir à Siva, chemin où l’adepte apprend surtout la maîtrise des sens et du corps. Voir: sivaïsme de Cachemire, sivaïsme Pashupata, Saïva-siddhanta, Siddha-siddhanta-paddhati, Siva-advaïta, Vira-sivaïsme.

sivaïsme Pasupata: L’une des six écoles du sivaïsme, dont la philosophie est à la fois moniste et théiste. Siva y est conçu comme cause suprême et Seigneur personnel de l’âme et du monde. La pratique pasupata appuie fortement sur la sadhana et la recherche de la «grâce interne de kundalini». Voir: sivaïsme Gorakhnath, sivaïsme de Cachemire, Saïva-siddhanta, Siva-advaïtal, virasivaïsme.

Sivajnanabotham: Tamoul: traité de la sagesse sivaïte. ‘uvre soit composée, soit traduite, par Meykandar, qui consiste en seulement douze strophes et décrit les rapports entre Dieu, l’âme et le monde. La sampradaya meykandar interprète le Sivajnanabotham comme postulation pluraliste. D’autres considèrent que l’¦uvre elle-même est foncièrement moniste, et que ce ne sont que les commentateurs postérieurs qui lui ont donné une telle interprétation. Il se peut que l’¦uvre ait été composée par Meykandar, ou bien qu’il l’ait simplement traduite d’une section du Raurava-agama. Voir: Meykandar, Raurava-agama.

Sivajnanam: Sanskrit/tamoul: sagesse sivaïte. Connaissance profonde qui advient lorsque l’adepte éprouve à intervalles réguliers l’une ou l’autre des deux espèces de samadhi: union en Satchidananda ou en Parasivam. Dans l’état de sivajnanam, l’esprit de l’individu se fond dans celui de Siva. Voir: contemplation, jnana, jnani, Parasivam, Satchidananda.

Sivalaya-Dipam: Sanskrit/tamoul: lumière divine qui nous absorbe. Fête du jour de la nakshatra (maison lunaire) krittika, au mois de kartikaï (novembre-décembre), soir de la pleine lune, généralement. On y célèbre la lumière divine qui imprègne toute l’existence et qui, lorsqu’on la contemple, absorbe notre conscience individuelle. Voir: fête, Maha-sivaratri, maison lunaire, Tiruvembavaï.

Sivalingam: Sanskrit: marque ou symbole de Siva. Image non anthropomorphe représentant Dieu Siva, et consistant d’un pilier de forme elliptique ou cyclindrique arrondi au sommet, ou aux deux extrêmités, et encastré dans un piédestal circulaire, ou yoni. Souvent, le Sivalingam est une pierre à son état naturel. Il se nomme alors svayambu-lingam. Le Sivalingam est le plus simple et ancien des symboles de Siva. Il représente surtout Parasivam, Dieu au-delà de toute forme et toute qualité. Les Sivalingams sont le plus souvent en pierre ordinaire, parfois en crystal ou autre pierre précieuse taillée en cette forme, parfois en bois, en glace, ou autre substance naturelle. Voir: absolu, Ardhanarisvara, Nataraja, Parasivam, Réalité absolue.

Sivaya Subramuniyaswami: Satguru actuel de la paramparaï de Siva Yogaswami. Né en 1927, il rencontre, dès son plus jeune âge, des maîtres qui l’instruisent en matière de religion, d’ésotérisme et d’hindouisme. A vingt-deux ans, et dans les grottes de Jalani au centre de Sri Lanka, il atteint à la réalisation du Soi. Quelques semaines plus tard il rencontre le grand Siva Yogaswami au nord de l’île. Celui-ci lui confère son nom spirituel et lui accorde la plus haute initiation, celle qui fait de lui un Satguru. En 1957, Subramuniyaswami fonde l’Eglise Saïva-siddhanta et puis, en 1965, l’Académie himalayenne. E n 1975, il fonde encore l’Eglise de San-marga, et enfin en 1979, le journal internationalHinduism Today. Voir: Académie himalayenne, Chellappaswami, Kadaïtswami, Eglise Saïva-siddhanta, guruparamparaï de Siva Yogaswami, Subramuniya, Yogaswami.

Sivaloka: Sanskrit: région, ou niveau d’existence, où habite Dieu Siva. Se nomme aussi «plan causal» ou «Troisième Monde». En ce monde, qui existe intérieurement au Deuxième Monde à un niveau très profond, vivent Siva et tous les mahadevas, ceux-ci étant des âmes extrêmement avancées. Voir: Bhuloka, Deuxième Monde, Devaloka, loka, microcosme, Troisième Monde, monde.

Sivamayam: Tamoul: Tout est Siva; Siva est tout. La totalité de la manifestation--toutes les formes, énergies, et êtres des trois mondes--qui n’est autre que Siva. Terme moniste qui dit qu’il n’y rien d’autre que Siva. Tout ce qui existe n’est autre que lui-même. Voir: monisme, théisme moniste.

Siva-Sakti: Dieu, notre Père et notre Mère. Terme synonyme de Siva qui souligne cependant qu’il est à la fois Etre non manifeste et Puissance créatrice, à la fois immanent et transcendant. Voir: Ardhanarisvara, déesse, Sakti, Satchidananda, Siva.

sivanadiyar: Tamoul: esclave de Siva. Conception mystique de ce qu’est le rapport essentiel entre l’adepte et Siva. Point de vue profond où l’on perçoit que toutes nos actions, physiques, mentales, et spirituelles sont autant de manifestations de la volonté divine. Voir: sivathondan.

sivathondan: Tamoul: serviteur de Siva. Sens semblable à celui de sivanadiyar, où l’adepte travaille et vaque à ses activités tout en maintenant l’attitude qu’il ne fait rien sinon exprimer la volonté divine. Celui qui fait l’effort de consciemment dédier toutes ses pensées, paroles et activités à Dieu Siva, d’en faire des offrandes, et vivre en état perpetuel de sacrifice. Travail et action altruistes, désinteressés. Voir: sivanadiyar.

sivathondu: Tamoul: service rendu à Siva. L’activité du sivathondan. Conception semblable à celle de karma-yoga. Voir: karma-yoga, sivanadiyar, sivathondan.

Sivayanama: Forme alternative de Namasivaya, le mantra panchakshara, dont la valeur spécifique est de tourner les énergies subtiles vers «l’intérieur», en direction de la réalisation du Soi. L’une des cinq façons possibles de chanter le panchakshara, chacune ayant un effet spécifique. C’est le Satguru qui peut enseigner et transmettre la puissance du panchakshara et de ses variantes. Voir: Namasivaya, panchakshara.

Sivayave: Exclamation qui signifie: louanges à Siva.

Skanda: L’un des noms du Seigneur Muruga en tant que le divin Guerrier. Voir: Karttikeya, Muruga, Sanat-Kumar, Subramanya, Vel.

smarta-sampradaya: Lignée spirituelle hindoue très répandue. Les Smartas suivent surtout les préceptes des smriti, les littératures développées par les hommes, Manu-dharma-shastra, Ramayana, Mahabharata, Bhagavad-Gita, etc., plutôt que les sruti d’origine céleste. Les Vedas font, pour eux, autorité, mais non pas les Agamas (quelle que soit la secte de ceux-ci). Cette sampradaya à été établie dans la période postvédique par certaines lignées de brahmanes à la foi vishnuite, mais qui se tournaient de plus en plus en direction d’une dévotion eclectique embrassant les cinq dieux principaux: Siva, Vishnu, Surya, Ganapati et Sakti. Cette tradition non sectaire suit l’Advaïta-vedanta du célèbre moine du IXe s., Adi Sankara. Elle est la source de l’hindouisme «libéral» (non sectaire) moderne. Voir: hindouisme libéral, Natha-sampradaya, sampradaya, Sankara.

smriti: Sanskrit: ce dont on se souvient. Après les sruti, la deuxième grande catégorie d’écritures saintes hindoues. C’est l’esprit humain qui a produit les smriti, après avoir cherché et perçu certaines vérités à propos des mondes extérieurs et intérieurs. Par contre, les srutis sont d’origine divines, c’est-à-dire qu’ils consistent de recueils de messages transmis du divin à l’homme. Les smritis exposent des connaissances autant séculaires que divines, à propos, par exemple, des sciences, des arts, des lois, des règles de la société, et des principes spirituels. Ils peuvent traiter autant de sujets très ordinaires que de connaissances extraordinaires et superconscientes, comme celles que contient le Tirumantiram. Voir: shastra, smarta-sampradaya, sruti.

Soi: Avec majuscule, désigne le Soi-Dieu ou Parasivam. Sans majuscule désigne le soi, ou moi, personnel, la personnalité extérieure qui diffère radicalement de notre nature divine, ou Soi. Voir: âme, Paramatma, Parasivam.

Soi-Dieu: Même que Soi. Siva en tant que Réalité absolue, au-delà du temps, de l’espace, et de toute forme. «Réaliser» le Soi-Dieu, s’unir à lui, se fondre dans lui, est le plus haut aboutissement spirituel de l’homme. Voir: absolu, Brahman, Parasivam, Parabrahman, Paramatma, perfection, réalisation, Siva.

solidarité hindoue: Concept crucial de l’hindouisme contemporain, et l’une des deux doctrines de l’Eglise Saïva-siddhanta, les deux étant: 1) pratique et promotion du monisme théiste Saïva-siddhantin, et 2) promouvoir la solidarité hindoue. Cette dernière activité cherche à encourager toute collaboration harmonieuse entre hindous de toute dénomination sans pour autant chercher à obscurcir ou diminuer l’importance des distinctions ou valeurs particulières de chacune de ces dénominations, car cette diversité au sein de l’hindouisme n’est ni faiblesse ni division, c’est une richesse. On utilise parfois le slogan: «unité dans la diversité». On pense aussi que l’hindouisme peut prospérer dans la mesure où chacune des ses branches, sectes, sampradayas, traditions, ou familles spirituelles demeure intègre, vigoureuse, et développe ses potentialités particulières. Voir: hindouisme, sampradaya, unité dans la diversité.

son primordial: Traduction du sanskrit nada. Premier son, son originel, et créateur de toute forme et toute existence. Synonyme de Aum et Pranava-Aum. Voir: AUM, nada, Sabdhabrahman, Pranava-Aum.

souffle: Métaphore provenant des écritures saintes, très répandue dans les Upanishads. Elle désigne la puissance créatrice du divin. Exemple: «Il créa tous les mondes, et produisit, par son souffle, les Vedas.»

Sri: Préfixe honorifique sanskrit signifiant «saint, révére», qu’on attache aux noms de Dieu, d’un dieu, d’une personne, ou d’un texte sacré. L’équivalent de «monsieur». Se dit tiru en tamoul. Voir: yantra.

Sri Lanka: Ile et république de l’Ocean indien, au large de la côte sud-est de l’Inde. Anciennement: Ceylan. Superficie: 65 610 km carrés. Population: treize millions d’habitants, dont 22% sont hindous, et 71% sont bouddhistes. Le paramaguru Siva Yogaswami vivait dans le nord de Sri Lanka. Voir: Columbuthuraï, Jaffna, Yogaswami.

Sri Rudram: Le plus éminent des cantiques védiques dédiés à Siva. Il est renommeé pour sa sonorité puissante et ses images poétiques qui évoquent la majesté et en même temps la proximité de Siva en tant que Destructeur. On trouve ce chant exactement au milieu du Yajur-Veda, qui lui même est le Veda central, ou deuxième des trois Vedas originels. Il se chante journellement dans les temples à Siva tout à travers l’Inde. Sri Rudram dépeint le Seigneur Rudra, qui est censé être Siva en son aspect desctructeur. Mais, en fait ce sont toutes les qualités de Siva en tous ses aspects dont on fait l’éloge en ce chant: créateur, préservateur, destructeur, l’Etre qui se transforme en toute chose, qui à la fois protège et accuse, et qui manifeste le plan divin et toutes ses potentialités et activités. On y trouve écrit pour la première fois le plus grand des mantras sivaïtes: Namasivaya. Voir: destructeur, Rudra, Yajur-Veda.

sruti: Sanskrit: ce qui est entendu. Ensemble des écritures hindoues fondamentales, les Vedas et les Agamas, révélées par Dieu et les dieux dans la contemplation superconsciente des rishis et des yogis qui communiquèrent ensuite ces connaissances visionnaires pour édifier l’humanité. A un certain moment de l’histoire, on se mit à écrire ces enseignements. Voir: agama, agamas sivaïtes, aranyakas, Atharva-Veda, brahmanas, Rig-Veda, Sama-Veda, samhitas, Upanishads, Vedas, Yajur-Veda.

stapathis: Familles, ou groupes héréditaires d’architectes-sculpteurs qui sont traditionnellement responsables de concevoir, construire, et ornementer les temples agamiques. Voir: garbagriha, gopuram, kodimaram, temple.

stri-dharma: Le dharma de la femme, par opposition à purusha-dharma qui est le dharma particulier de l’homme. Règles de bonne conduite particulières à la femme. Activités et pratiques spirituelles qui seront pour elle les plus avantageuses quand à son évolution en sa vie présente. Voir: purusha-dharma.

Subramanya: Sanskrit: le Resplendissant. L’un des noms du Seigneur Muruga qui désigne sa beauté, luminosité, et présence dynamique. Voir: Karttikeya, Muruga, Sanat-Kumar, Shanmukha.

Subramuniya: Sanskrit: subra, connaissance et lumière superconscientes, + muni, sage silencieux. Nom que donna l’illustre Siva Yogaswami de Jaffna, Sri Lanka, à Gurudeva Sivaya Subramuniyaswami quelques moments avant de l’initier comme son successeur dans la lignée spirituelle des Satgurus. Voir: Sivaya Subramuniyaswami, Yogaswami.

Substance primordiale: Conscience pure, esprit divin de Siva, ou Satchidananda. La Forme pure et universelle d’où jaillissent toutes les formes individuelles. Voir: Satchidananda, substratum.

substrat: Provient du latin substernere, étendre sous. Ce qui sert de base à quelque chose, fond sur lequel s’exerce une action. En géologie, substratum désigne la couche de roche qui soutient et donne sa forme au paysage, mais qui demeure cachée par les depôts superficiels. En philosophie: ce qui sert de support à une existence. Etat de conscience, ou énergie, qui gît «en dessous» de toutes les émanations particulières ou transformations de cette conscience ou énergie, et en même temps les interpénètre. L’un des nombreux concepts qui servent à décrire Satchidananda, l’esprit divin de Dieu Siva, dont on dit qu’il est le «substrat» de toute l’existence manifeste. Voir: Conscience pure, Satchidananda, Substance primordiale.

suddha: Sanskrit: pur. Voir: suddha-Saïva-siddhanta.

suddha-Saïva-siddhanta: Sanskrit: le Saïva-siddhanta pur. Formule qui se trouve originellement dans le Tirumantiram, et dont Tirumular se servait pour 1)définir le haut ou le pur Saïva-siddhanta qui contient à la fois la conception avdaïtique de l’identité de l’âme à Siva, et la conception théiste où l’âme évolue vers une ultime réabsorption totale en Siva, et 2) pour la distinguer du Saïva-siddhanta pluraliste ou dualiste et qui ne conçoit pas l’identité de Dieu et de l’âme. Voir: Advaïta-siddhanta.

summa: Tamoul: tranquillité. Dans son sens contemplatif, désigne l’état d’esprit intériorisé où le méditateur est parvenu à calmer les courants nerveux physiques et astrals.

summa iru: Tamoul: reste tranquille. Phrase qui, dans tous les pays du monde, se dit et se répète interminablement aux enfants. Le Satguru Siva Yogaswami usait souvent de cette phrase pour conseiller ses disciples et les encourager à calmer leurs esprits et trouver ce c¦ur sacré de silence au profond d’eux-mêmes. Voir: Yogaswami.

Sundaranatha: Nom originel de Tirumular, le sage de la lignée des Natha, avant qu’il ne quitte les Himalayas. Une fois arrivé en Inde du Sud, il changea de corps physique... en transférant ses corps intérieurs en un corps physique tamoul. Puis, il pris le nom de Tirumular. Voir: Nandinatha, Natha-sampradaya, Tirumantiram, Tirumular.

Sundarar: Tamoul: le beau. L’un des saints tamouls du IXe s. qui contribua fortement à la renaissance sivaïte de cette époque. lI est surtout célèbre pour les exquises chansons devaram qu’il composa, qui se distinguent par leur candeur et la façon dont il adresse le Seigneur Siva, ne craignant nullement de lui demander de venir à son aide dans les détails très ordinaires de sa vie personnelle, prières que Siva, selon les anecdotes que ces mêmes chansons racontent, pris bien au sérieux et exauca. Voir: Appar, Manikkavasagar, Sambandar, Samaya-achariyas.

suppliant: Qui supplie. Deuxième des niveaux du noviciat de l’Eglise Saïva-siddhanta, et auquel on accède après avoir fait v¦u d’humilité et d’obéissance. Pendant ce stage formatif de six mois, le novice vit dans un monastère. Voir: aspirant, moine, postulant.

Surapadman: Démon légendaire, et chef des armées des ténèbres, soit les forces de l’égoïsme, que le Seigneur Muruga vainquit sur le champ de bataille. On célèbre cette victoire pendant la fête de Skanda-Shasti, l’une des plus importantes de l’année (Skanda est l’un des noms de Muruga).

Voir: Muruga, Skanda, vel.

sushumna: Sanskrit: nom d’un courant nerveux qui court le long de la colonne vertébrale, dont l’homme spirituel peut devenir conscient après une période de formation et de pratiques purificatrices. Lorsqu’il devient conscient dans le sushumna, l’homme transcende sa nature instinctive et intellectuelle, et commence a vivre en être superconscient. Esotériquement, c’est lorsque les courants nerveux ida et pingala sont équilibrés que le sushumna s’éveille. Voir: ida, pingala, hatha-yoga.

sutra: Sanskrit: fil. Mot qui désigne les aphorisme ou textes qui exposent le «fil» d’une idée, d’une doctrine ou d’une science. Nous avons par exemple, les Brahma-sutra, le premier des commentaires sur les Upanishads. Voir: Upanishads.

svadharma: Sanskrit: dharma personnel. Le dharma particulier que chaque individu doit suivre, et qui est uniquement le sien. La forme de vie qui est, pour un individu donné, idéale. La forme particulière de notre svadharma se décide à la suite de deux effets: d’une part de tous les karmas, bons et mauvais, que nous avons accumulés au cours de cette vie et de toutes nos vies précédentes, et que nous portons toujours en nous en forme de graines, et, d’autre part, des trois dharmas--universel, humain, et social--tels qu’ils se manifestent pour nous en cette vie présente. La fusion de ces quatre éléments (les trois dharmas + nos karmas) produisent un dharma qui est uniquement le nôtre. Voir: ashrama-dharma, dharma, dharma personnel, graine, rita-dharma, varnashrama-dharma.

svastika: Sanskrit: c’est bien. Croix gammée. Signe hindou très ancien qui est le symbole de la bonne fortune et du bon augure. Les branches à angle droit représentent la façon indirecte par laquelle le divin est atteint, c’est-à-dire par intuition plutôt qu’intellect.

swami: Sanskrit: celui qui se connaît. Titre d’un homme saint hindou, généralement un sannyasi. Voir: sannyas-dharma, sannyasi.

talvu enum tanmaï: Tamoul: humble soumission. Le v¦u d’obéissance que font les moines sivaïtes. Ici, obéissance signifie l’abandon du moi et de la nature instinctive pour laisser s’exprimer l’âme et la nature spirituelle. Obéissance signifie la sagesse quant à recévoir et accomplir les directives et instructions que peut bien nous accorder un guru. C’est un état, non d’abandon de la volonté et du discernement, mais plutôt d’harmonie des esprits entre guru et sishiya. Voir: sannyasi, sannyas-dharma.

Tamil Nadu: Etat d’Inde du Sud dont le language principal est le tamoul. Cinquante millions d’habitants. Voir: dravidien, tamoul.

tamoul: Langue dravidienne du Tamil Nadu, que parlent 50 millions de personnes. Les Tamouls sont un peuple indo-européen vivant surtout en Inde du Sud et au nord de Sri Lanka. Voir: dravidien.

tandava: Style de danse énergique, contraire du style lasya, style plus lent. L’une des danses cosmiques principales de Dieu Siva qui consiste en 108 positions. La très puissante (certains disent plutôt «violente» ou «terrifiante») danse de la destruction, que Siva fait après qu’il a reabsorbé l’univers et que lui seul existe. Voir: Mahapralaya, Nataraja.

tantra: Sanskrit: trame (d’un tissu), règle, méthode. Titre donné au manuels pratiques hindous, traitant de l’ésotérisme, la science, et la religion. Sont d’origine ancienne. Les tantras, qui se nomment aussi parfois «agamas», se fondent sur l’entendement que l’homme, par son réseau nerveux de chakras et de nadis, est un univers microcosmique. Ils traitent de divers sujets tels que: la création et la dissolution de l’existence manifeste, méthodes d’adoration des dieux, listes et descriptions des divers objectifs et aboutissements de la vie, surtout mystiques et spirituels, et description des méditations de kundalini pour arriver à la réalisation de Dieu. On inclus souvent les Agamas sivaïtes et saktites dans la tradition tantrique, et on qualifie de «tantrique» les écoles et traditions spirituelles qui se fondent sur les Agamas et que suivent nombre de Sivaïtes et de Saktites. Voir: agama, agamas sivaïtes, saktisme, sivaïsme.

tantrique: Relatif aux tantras. Voir: tantra.

tao: Chinois: chemin. Le principe selon lequel les choses existent ou se produisent. Le taoïsme, l’une des religions anciennes de la Chine qui exerce toujours une influence considérable sur l’esprit chinois, enseigne à chercher avant tout communion et coexistence heureuse avec le cours naturel des choses et des évènements, concept qui forme l’une des définitions du tao. Conception qui ressemble de très près au rita-dharma hindou. Voir: dharma.

tapas: Sanskrit: chaleur, feu. Austérités qui peuvent comprendre: méditation intense, pénitence, mortification du corps, et autre pratiques faites dans un but de purification spirituelle. Le tapas se compare à un feu ardent qui brûle les impuretés du moi, de l’illusion, et des karmas, d’où coulera enfin l’or pur de l’âme et la réalisation divine. Voir: réalisation de Dieu, réalisation du Soi, sadhana.

tapasvi: Sanskrit: celui qui pratique le tapas. L’ascète qui s’adonne à la purification par les austérités du yoga, de la pénitence et des disciplines rigoureuses. Dans l’Eglise Saïva-siddhanta, nomme le moine postulant qui porte l’habit jaune et qui reçoit une formation stricte en vue de la sannyas-diksha. Voir: ascète, diksha, postulant, sannyas.

Tat-purusha: Sanskrit: cette Ame-là. L’un des noms de Siva, qui fait partie d’une série de cinq noms considérés fort significatifs dans les Vedas. Utilisé également dans plusieurs mantras védiques où l’on décrit ou invoque un être celeste en le désignant: «cette Ame-là». Il s’agit souvent de l’Ame suprême. Voir: Aghora, Aja, Isa, Vama.

Tat-tvam-asi: Sanskrit: tu es Cela. Formule qu’on trouve dans le Chandogya-Upanishad du Sama-Veda. L’un des quatre mahavakiam (grandes formules) des Vedas. Presque tous les Hindous seront d’accord sur cette interprétation: qu’entre l’âme et Dieu existe un rapport d’unité advaïtique (non double) parfaite. Les philosophies monistes surtout se servent de cette formule comme affirmation ou sujet de méditation et de contemplation. Voir: mahavakiam, monisme, Upanishads.

tattvas: Sanskrit: réalité, nature vraie. En philosophie hindoue, les réels principes, états, catégories ou secteurs de l’existence, tels que: Dieu, le son, la forme, le temps, la matière, l’individualité, le moi, l’esprit, les cinq sens, les cinq éléments. Tous les tattvas pris dans leur ensemble font la totalité de l’existence manifeste. Dieu non manifeste, ou l’état de nirvikalpa-samadhi, réalisation du Soi, transcendent les tattvas. Voir: absolu, forme, nirvikalpa-samadhi, Siva.

temple: Provient d’un ancient mot israélien qui désigne le lieu où l’on adore dieux ou Dieu. Pour l’Hindou, le temple est vénéré comme le lieu où le merveilleux se manifeste journellement, où les êtres de ce monde peuvent rencontrer ceux des autres mondes, dont l’Etre suprême. Lieux construits et aménagés selon les instructions ésotériques des Agamas, dont l’objectif est de faire du temple un «canal» où passera, au profit des dévots, les énergies spirituelles des mondes subtiles. Pour que le temple fonctionne ainsi, il faut soigneusement en préserver l’ambiance spirituelle en continuant sans relâche les cérémonies quotidiennes (puja) qui invoquent la Divinité. L’image en pierre (ou autre substance) sert de corps temporaire à Dieu ou au dieu, et de passage par lequel el transmet ses bénédictions. Temple en tamoul se dit koyil ou kovil. Voir: agama, garbagriha, gopuram, kodimaram, stapathi.

Thaï-Pongal: Fête hindoue qui se célèbre chez soi plutôt qu’au temple, et qui marque la première récolte de l’année, qui honore les dieux Indra et Surya (dieu-Soleil qui accordre toute abondance). A lieu pendant le mois de thaï, janvier-février. Pongal provient du tamoul pongu, qui signifie cuire, bouillir, déborder. Pendant cette fête, on cuit traditionnellement du nouveau riz dans une grosse marmite en terre cuite pleinne de lait, et sur un feu en plein air. Quand le lait bout et déborde, c’est le moment du «pongal». Voir: Indra.

Thaï-Pusam: Fête de janvier/février (mois de thaï) où l’on célèbre le jour où le Seigneur Muruga reçu le Vel, son arme sacrée qui est le discernement qui tranche l’illusion et permet à la sagesse de se manifester. Voir: Muruga, vel.

théisme: Point de vue théologique selon lequel Dieu existe en tant qu’Etre réel, conscient, et personnel. En Saïva-siddhanta, Dieu est omniprésent et joue un rôle actif dans la vie de l’âme et du monde. Voir: monothéisme, panenthéisme, panthéisme, polythéisme, théisme moniste.

théisme moniste: Synonyme de panenthéisme. Position philosophique qui croit à la fois en une seule réalité ultime (monisme) et en un Etre suprême qui crée sans se separer de sa création. Le monisme est le contraire du dualisme. Selon le monisme, la Réalité ultime est une unité indivisible. Et le théisme la doctrine qui croit en des dieux et en un Dieu personnel qui est à la fois immanent et transcendant. Le théisme moniste embrasse à la fois le non dualisme et le dualisme, le Vedanta advaïtique et la Siddhanta dvaïtique, doctrine unificatrice qui se nomme parfois Suddha-Saïva-siddhanta ou Advaïta-siddhanta. Voir: advaïta, dualisme, panenthéisme, théisme.

théiste-moniste: Relatif au théisme moniste. Voir: théisme moniste.

théologie: Etude de Dieu et des rapports entre Dieu et l’univers. Etude des doctrines religieuses, et de toute chose se rapportant au divin.

théologien: Qui se spécialise en théologie.

Tirodhana-shakti: Sanskrit: grâce obscuratrice. Voir: grâce obscuratrice.

tirukarannasutti: Tamoul: purification des trois facultés (esprit, parole, corps). Pureté dans les pensées, dans les paroles, et dans les actions. Le v¦u que font les moines sivaïtes d’appliquer toujours les principes de sagesse quant à diriger les énergies mentales et physiques, y compris les instincts sexuels, pour arriver à s’harmoniser avec les mondes intérieurs et superconscients. Ce v¦u comprend la continence et le principe d’éviter tout rapport malséant avec le monde. Voir: ordre, sannyasi.

Tiru: Préfix tamoul, signifiant saint ou sacré. Indique grand respect ou révérence envers un livre saint, lieu sacré, ou sainte personne. Parfois sert de «monsieur» en tamoul. Voir: Sri.

tiruchabaï: Tamoul: sainte assemblée. Désigne le lieu où se font les activités religieuses, ou, dans un sens plus large, un ensemble de membres, dévots, ou participants, ou encore un organisme religieux. Peut se traduire par «église». Voir: église.

Tirukkural: Tamoul: saints couplets. Voir: Saint-Kural.

Tirumantiram: Tamoul: mantras sacrés. Pour la Natha-sampradaya, la plus ancienne des écritures saintes en langue tamoule. Composé vers 200 a.n.è. Le plus ancien des 12 des canons essentiels du Saïva-siddhanta, les Tirumuraï. Ecrit par le sivajnani Tirumular, cette ¦uvre résume tous les enseignements essentiels des Agamas sivaïtes. On l’estime surtout comme l’¦uvre qui est par excellence la confluence des deux grands fleuves philosophiques de l’Inde, le Siddhanta et le Vedanta. (Vedanta dans son sens originel de «conclusion des Vedas, ou Upanishads, plutôt qu’au Mayavada-vedanta de Sankara). Le Tirumantiram contient de nombreux enseignements ésotériques sur le kundalini-yoga et sur la démarche de l’âme en direction de son illumination. Voir: agama, Agamas sivaites, Saïva-siddhanta, siddhanta, Tirumular, Vedas, Vedanta.

Tirumular: Siddhar, sage, et yogi de la Natha-sampradaya qui descendit de l’Himalaya vers 200 a.n.è. et s’installa au Tamil Nadu pour composer les quelques 3 000 cantiques qui font le Tirumantiram, trationnellement le dixième des douze Tirumuraï, quoique chronologiquement il soit le premier. Dans cette ¦uvre, le sage recueille tous les enseignements essentiels du sivaïsme et les présente en forme très brève et précise, puisant à la fois dans les Agamas sivaïtes, dans les Vedas et dans sa propres expérience mystique. Voir: Nandinatha, Natha-sampradaya, sampradaya, Tirumantiram.

Tirumuraï: Tamoul: livres saints. Recueil en douze «livres» qui se compose d’écritures de divers saints sivaïtes. Les septs premiers livres font les devaram, dont les trois premiers consistent en les cantiques de Tirujnana Sambandar, et les quatrième, cinquième, et sixième en ceux de saint Appar (les deux vivaient au VIIe s.) Le septième livre contient les cantiques de saint Sundarar (IXe s.) Le huitième consiste en les deux ¦uvres de saint Manikkavasagar (IXe s.): le Tiruvaçagam et le Tirukovaïar. Le neuvième est en deux sections, le Tiruvisaïppa et le Tiruppalandu, et contient les ¦uvres de neuf saints. Le Tirumantiram de Tirumular (IIe s. a.n.è.) est le dixième livre. Le onzième est un recueil des ¦uvres de dix saints. Et enfin le douzième est le Periyapuranam de saint Sekkilar (XIe s.) Voir: Appar, Devaram, Manikkavasagar, Nayanars, Samaya-achariyas, Sambandar, Sundarar, Tirumantiram, Tirumular, Tiruvaçagam.

Tiruvaçagam: Tamoul: saints propos. Ecriture sainte sivaïte composée par saint Manikkavasagar au IXe s. Estimé comme la plus lyrique des littératures de dévotion tamoules. Voir: Manikkavasagar.

tiruvadi: Les sandales du Satguru qui représentent ses saints pieds, source de sa grâce. Voir: guru, padapuja, saints pieds.

Tiruvalluvar: Saint tamoul, grihastha et tisserand qui écrivit la principale ¦uvre de moralité du sivaïsme, le Tirukkural (Saint-kural). Voir: Saint-kural.

Tiruvembavaï: Fête en honneur de Siva-Nataraja qui dure dix jours et commence vers la fin décembre. On y chante les célèbres cantiques Tiruvembavaï de saint Manikkavasagar. Voir: Maha-Sivaratri, Sivalaya-Dipam.

transcendant: Du latin, transcendens, qui franchit. Qui existe séparément ou au-delà. Qui va au-delà des limites. Hors de portée de l’action ou de la connaissance. Contraire: immanent. Dieu Siva est à la fois transcendant et immanent. Voir: immanent, Kadavul, Siva, substrat.

transition: De l’italien transito, passage. Passage d’un lieu, ou d’un état de choses, à un autre. Désigne le passage de l’âme de ce monde à l’autre lorsqu’elle quitte le corps physique. Ce terme donne une idee bien plus juste que son synonyme: «mort». Voir: réincarnation, samsara, Yama.

trident: Voir: trisula.

Trikonam: Triangle. Symbole de Dieu Siva en tant que Réalité absolue. Il représente l’élement le feu, et par conséquent, l’ascension spirituelle et la délivrance. Voir: Réalité absolue, trisula.

triple lien: Equivalent du tamoul: pasam. Les trois puissances qui lient l’âme: anava (l’ignorance), karma (la loi de l’action et de la réaction), et maya (le principe de la matière). Bien que ceux-ci soient bien des liens qui limitent l’âme, il sont cependant bien utiles, car ils fournissent à l’âme les expériences, qui comprennent les leçons dont elle a besoin pour développer toutes ses potentialités et arriver enfin à réaliser son identité divine. On compare anava à l’ignorance de l’élève, maya à la classe d’école, et karma aux leçons qu’on y apprend. Voir: anava, karma, mala, maya, pasam.

Tripundra: Marque sectaire des dévots de Siva, qu’ils portent sur le front et qui consiste de trois lignes parallèles. Elles sont faites avec la substance vibhuti, les saintes cendres qui représentent la pureté. Les trois lignes symbolisent l’anéantissement par le feu du triple lien d’anava, karma, et maya. Le pottu, point rouge qu’on met à l’endroit du troisième ¦il, stimule notre sens du discernement. Les saintes cendres qui proviennent de la bouse de vache brûlée, nous rappellent la qualité éphémere du corps physique et du besoin urgent d’atteindre nos objectifs spirituels, dont amour et connaissance de Dieu. Voir: cendres, pottu, vibuthi.

triratna: Sanskrit: trois bijoux. Les trois trésors du bouddhisme hinayana, la Communauté (Sangha), le Dharma, et le Bouddha, qui font l’affirmation de la foi de cette secte: «Je prend refuge dans le Bouddha. Je prend refuge dans le Dharma. Je prends refuge dans la Sangha.» Voir: Bouddha, bouddhisme, hinayana.

Trisula: Le trident de Dieu Siva qui symbolise ses trois shaktis, ou puissances: iccha (désir), kriya (action) et jnana (sagesse). Voir: iccha-shakti, jnana-shakti, kriya-shakti, shakti.

trois piliers du sivaïsme: Les trois éléments distincts de la religion sivaïte qui la soutiennent toute entière: le guru, le temple, et les écritures saintes. Voir: écritures saintes, guru, temple.

Troisième Monde: Plan causal. Voir: Sivaloka.

troisième perfection: Désigne Dieu Siva en son aspect d’Ame primordiale, de Dieu personnel, de créateur, préservateur, et destructeur de tout ce qui existe. Siva en tant qu’Etre possèdant une corps (éthérique) et agissant, plutôt qu’en tant que Conscience pure ou Etre absolu et transcendant qui sont lui-même en ses deuxième et première perfections. Voir: deuxième perfection, Mahesvara, Parasivam, perfection, première perfection, Siva, Satchidananda.

Umapati: Sanskrit: seigneur d’Uma. L’un des noms de Siva qui signifie: Celui qui est le Seigneur d’Uma (Sakti). On appelle Siva ainsi surtout lorsqu’on veut l’invoquer dans sa nature maternelle, donc compatissante, douce, miséricordieuse. Désigne également Dieu en tant que Mere-et-Pere.

Voir: Sakti, Siva-Sakti.

union mystique en Parasivam: Expression synonyme de «réalisation du Soi» ou de nirvikalpa-samadhi. Voir: nirvikalpa-samadhi, Parasivam, réalisation du Soi.

univers: La totalité du domaine physique. La totalité de tous les univers, ou de l’existence entière. En sivaïsme, «univers» implique ordre et harmonie parfaite, où chaque chose créée joue son rôle unique et indispensable. Rien ne remue si ce n’est par la volonté du Seigneur Siva.

unité dans la diversité: Formule qui sert à promouvoir la solidarité, l’entente, et l’harmonie entre Hindous, et spécifiquement entre les diverses sectes, écoles, et traditions, tandis qu’elles s’évertuent cependant à maintenir chacune son identité et l’élan vers ses objectifs particuliers. Voir: hindouisme, solidarité hindoue.

Upanishads: Sanskrit: demeurer auprès de quelqu’un avec dévotion. Les quatrièmes et dernières sections des Vedas. écritures saintes révélées à certains rishis qui illucident la nature ultime de Dieu, de l’âme et du monde, et répondent aux questions posées par les chercheurs qui «demeuraient auprès d’eux avec dévotion». Voir: Aranyakas, Brahmanas, Samhitas, Vedanta, Vedas.

vache sacrée: L’hindouisme estime beaucoup la race bovine. La raison se trouvera surtout dans l’ahimsa, le principe de la non-violence et du respect pour toute vie. En outre, l’Hindou est reconnaissant de la grande utilité de la vache et voit en elle un symbole de la Mère universelle.

vahana: Sanskrit: qui porte, ou apporte; véhicule. En mythologie hindoue, le vahana est l’animal caractéristique de chaque divinité qui la symbolise, et représente en même temps sa nature divine. Dans l’iconographie, la divinités se représente souvent «à cheval» sur son animal-support. Parfois cet animal est représenté seul. Par exemple, Nandi, le paon, et la souris, sont les montures respectives des Seigneurs Siva, Muruga, et Ganesha.

Vama: Sanskrit: harmonieux, agréable, beau. L’un des noms d’une série de cinq noms de Siva qui, dans les Vedas, sont considérés comme mantras spéciaux. Vama signifie aussi «gauche» ou «envers», désignant dans ce cas le chemin dit «de la gauche», des pratiques de tantra, soit: des sadhanas qui profitent du système nerveux sensoriel humain et de sa puissance pour éveiller la kundalini et réaliser Siva. Voir: Aghora, Aja, Isa, Tat-purusha.

Vanaprastha: Sanskrit: qui vit dans la forêt. Troisième des étapes (ashrama) de la vie humaine. Période qui commence après l’âge de cinquante ans, plus ou moins, où l’individu passe une grande partie de son temps à accomplir des sadhanas, et, s’appuyant sur son expérience, fait office de conseiller envers les plus jeunes que lui, et envers la communauté des grihasthas en général. Voir: ashrama-dharma, dharma, brahmachariya, grihastha, sannyas-dharma.

Varnashrama-dharma: Dharma soicial qui consiste des devoirs et responsabilités dont se charge l’individu en tant que citoyen, membre de famille, dévot, homme professionnel, etc. Voir: ashrama-dharma, dharma, rita-dharma, svadharma.

vata: Sanskrit: banian. Très ancien symbole du sivaïsme et du sanatana-dharma. Le banian envoie de puissantes branches dans toutes les directions, dans l’air comme dans la terre. C’est sous la généreuse et douce ombre de vata que Siva en forme de Dakshinamurthi, le sage silencieux, enseigne et transmet l’ancienne sagesse.

vattiyar: Tamoul: insituteur.

Veda: Sanskrit: savoir. Nom générique des plus anciens textes de l’Inde, considérés comme sruti, révélations que les divinités firent aux rishis, et que ceux-ci trancrivirent. Les quatre Vedas--le Rig, le Yajur, le Sama, et l’Atharva--datent de l’époque de 1500 à 500 a.n.è., et consistent de quelques 20 000 versets. Il forment, avec les Agamas, les textes principaux de la religion hindoue qui se nomment sruti, c’est-à-dire que c’est Dieu Siva et les dieux qui révélèrent aux rishis, par le médium des facultés superconscientes de ces derniers. Sruti signifie «ce qui est entendu» (par les rishis), ce qui nous dit aussi que les connaissances mystiques que contiennent les Vedas ne se transmettent pas par l’intellect humain, mais par les factultés superconscientes. A l’origine, les Vedas se transmettaient oralement, et ce n’est que relativement recemment qu’on les a écrit. Chaque Veda consiste en quatre sections, les Samhitas, les Brahmanas, les Aranyakas, et les Upanishads. Les Samhitas et les Brahmanas définissent l’Etre suprême comme étant à la fois immanent et transcendant, et décrivent un système dévotions faites par le rite du feu, qui exploitent la puissance ésotérique du chant et du feu pour établir la communion avec le divin. Les Aranyakas et les Upanishads décrivent le voyage de l’âme à travers l’évolution, la formation yogine qu’elle subira tôt ou tard pour arriver à la réalisation de l’Absolu, au-delà de toute dualité, destin de toute âme sans exception. Voir: Atharva, Brahmana, immanent, Rig, Sama, Samhita, transcendant, Upanishads, Yajur.

Vedanta: Sanskrit: sagesse ultime, ou conclusions ultimes des Vedas. Nom donné à la philosophie qui se dégage des Upanishads, la partie des Védas qui se fonde sur la connaissance ultime et vécue. Le Vedanta traditionnel et originel reconnaît à la fois ces deux aspects de la realite: 1) la Réalité absolue au-delà de toute connaissance, ultime conclusion et vérité advaïtique, et 2) la réalité relative du monde où l’âme évolue en direction de l’ultime conclusion. Plus tard, certaines écoles qui se sont réclamées du Vedanta, telles que celle de Sankara et de Madhva, lui ont donné une interprétation nouvelle, Sankara faisant de la réalité relative une illusion pure sans réalité aucune, tandis que Madhva, à l’autre extrêmité, donnait une valeur purement dualiste au Vedanta, en n’admettant pas du tout la conclusion advaïtique. Voir: siddhanta, Tirumantiram, Upanishads.

végétarisme: Système d’alimentation qui supprime les viandes, dont la chair du poisson, et peut aller jusqu’à supprimer tout produit animal tel que les ¦ufs et les produits laitiers. Dans ce dernier cas, on peut dire vegétalisme (alimentation exclusive par les végétaux). Les Hindous sont végétariens pour, premièrement, éviter de tuer, et secondairement pour favoriser et préserver la vie, la santé, et les états d’esprits fins.

vel: Lance qui est le symbole de l’autorité divine du Seigneur Muruga en tant que Maître du Yoga et Commandant des armées célestes. La force de la kundalini, l’arme de la connaissance yogine, puissance qui tranche les illusions de l’instinct et de l’intellect, et qui protège l’aspirant des effets des asuras. La pointe de la lance est tranchante et large, capable de pénétrer profondément et anéantir l’«ennemi», mêmes qualités que doit acquérir notre connaissance spirituelle. Voir: Karttikeya, Muruga, Sanat Kumar, Skanda.

vermillon: Couleur d’une poudre faite de curcuma et de limon que les dévots hindous portent au front, formant avec le doigt et à l’endroit du troisième ¦il, un petit rond qui s’appelle pottu. Parfois, les femmes mariées mettent cette poudre sur le sommet de la tête, le long de la raie.

Voir: pottu.

vêtement: Habit que portent les swamis, prêtres, sadhus et autres personnages religieux. Voir: kavi, sadhaka.

vibuthi: Tamoul: reluisant. Saintes cendres blanchâtres qui sont symboliques de la puréte, et se préparent traditionellement en brûlant de la bouse de vache desséchée. Les Sivaïtes portent les saintes cendres au front en forme de tripundra, soit: trois traits horizontaux allant d’une tempe à l’autre, et représentant l’anéantissement par le feu des trois impuretés:anava, karma, et maya. Voir: tripundra, marque frontale.

Vighneshvara: Sanskrit: Seigneur des obstacles. L’un des noms de Ganesha qui le désigne par sa puissance à ôter les obstacles--ou à les poser--pour guider les aspirants le long du droit chemin. C’est en cette forme de lui-même que les Hindous le supplient avant n’importe quelle entreprise mondaine ou religieuse, avant d’effectuer un changement dans leur vie, ou d’adorer un autre dieu. Voir: Ganesha.

Vijaya-Dasami: Sanskrit: journée de triomphe. La dixième et dernière journée de la fête de Navaratri, où l’on célèbre la victoire de la droiture et de la vérité sur leurs ennemis. Journée de très bon augure quant à lancer une nouvelle entreprise, et notamment commencer à apprendre quelque chose de nouveau. Voir: Sakti, Siva.

Vinayaga: Sanskrit: celui qui ôte. L’un des noms du Seigneur Ganesha, où on le conçoit comme Celui qui ôte les obstacles. On l’appelle aussi Vigna-vinayaga, vigna signifiant obstacle. Le sens est le même. Voir: Ganesha, Vighneshvara.

Vinayaga-Viratam: Sanskrit: v¦u fait à celui qui ôte. Fête qui dure vingt et un jours à partir de la pleine lune de kartikaï (novembre/décembre). Traditionnellement, le dévot fait un v¦u qui durera tout le temps de la fête, tel que de ne prendre qu’un repas par jour, ou d’assister au puja offert à Ganesha sans faute chaque jour. Voir: Ganesha, viratam.

Vira-sivaïsme: L’une des six écoles du sivaïsme contemporain, fondée par Basanava au XIIe s., qui compte aujourdh’ui quelques 15 millions d’adhérents situés surtout sur la côte du Karnataka, au sud-ouest de l’Inde. Se nomme aussi sivaïsme lingayat, et philosophiquement se catégorize sous la rubrique Sakti-vishistadvaïta. Les Vira-sivaïtes considèrent que Siva et l’existence ne font qu’un, que le chemin par excellence qui mène à l’union en Siva est celui de la dévotion et de la soumission au divin, chemin qui se divise en six sections. Ils ne donnent pas d’importance aux rites et appuient plutôt sur les bonnes ¦uvres. Voir: sivaïsme de Gorakhnath, sivaïsme de Cachemire, sivaïsme Pasupata, Saïva-siddhanta, Siva-advaïta.

viratam: Tamoul: cesser, ou s’abstenir. Equivalent du sanskrit, vrata. Désigne une décision de soit s’abstenir de quelque chose, telle qu’une mauvaise habitude, soit d’entreprendre une pratique ou discipline quelconque. Voir: pénitence, Vinayaga-Viratam.

Vishnu: Dieu suprême de la religion vishnuite, conçu comme grand Dieu préservateur et qu’on adore dans d’innombrables temples en Inde et autour du monde. Pour les sivaïtes, Vishnu est l’un des trois aspects principaux de Siva-Maheshvara: Brahma, le créateur, Vishnu, le préservateur, et Rudra, le Destructeur, ou Dieu de la Réabsorption). Mais dans le sivaïsme traditionnel, on n’adore pas ces aspects de Dieu en tant qu’êtres distincts. Voir: préservation, vishnuisme.

vishnuisme: L’une des trois sectes majeures de l’hindouisme, ou religion des adorateurs de Vishnu en tant que Dieu suprême. Le Vishnuite peut également adorer d’autres personnages divins qu’il considère comme incarnations de Vishnu, les plus populaires étant Krishna et Rama. Les grandes épopées hindoues, la Mahabharata et la Ramayana sont d’importantes écritures saintes du vishnuisme. A un certain moment, on incorpora dans cette secte/religion les principes de dévotion et d’architecture des temples des Agamas sivaïtes, ce qui aboutit dans la composition des Agamas vishnuites. Le vishnuisme se divise en un nombre de sectes fondées sur de diverses théologies, des centaines d’écritures saintes, et de nombreux saints. L’objectif du Vishnuite est d’atteindre à mukti, qu’il définit comme «union au corps de Dieu», qui es la prise de conscience béatifique du fait que l’âme fait partie de lui. Pour le Vishnuite orthodox, la religion consiste de sadhanas de bhakti (pratiques dévotionnelles). Il croit que l’homme est capable de communier avec Dieu au moyen du murthi du temple. La délivrance se gagne surtout en chantant les saints noms du Seigneur Vishnu ou de ses incarnations, et par la soumission totale. Voir: hindouisme, sivaïsme, saktisme.

vision: Perception par l’organe de la vue. Dans un sens religieux, désigne la perception par des moyens autres que les cinq sens. Ce qui est vu dans un rêve, en transe, ou par révélation surnaturelle. Peut traduire le sanskrit darshan, signifiant alors «voir physiquement une sainte personne ou une image sacrée du temple et être spirituellement affecté par elle»--théme central de l’ésotérisme hindou. Voir: clairvoyant, darshan.

v¦u: Promesse faite généralement à la divinité, engagement religieux par quoi on se voue à faire ou ne plus faire quelque chose, une ¦uvre désintéressée par exemple, ou s’adonner à une nouvelle façon de vie. Conception et pratique très importantes pour l’Hindu, qui fait fait librement des v¦ux en de différentes occasions, et pour des biens matériels autant que spirituels. Voir: viratam.

volonté: Faculté de savoir se maîtriser, de se décider à certaines actions, et puis, effectivement les accomplir. Energie et fermeté avec laquelle on exerce cette faculté. En yoga, indique l’énergie, la puissance, ou la fonction du troisième chakra, le manipura, soit: centre de puissance psychique qui gouverne la faculté de la volonté.

Vottiyur: Communauté de l’Inde du Sud que saint Appar mentionne dans ses cantiques en louange de Siva.

vrata: Voir: viratam.

Vyagrapadar: Sanskrit: pieds de tigre. Célèbre siddhar de la Natha-sampradaya qui fut formé par le grand Nandinatha, frère-disciple de Tirumular et de Patanjali. Vivait très probablement vers le IIe s. a.n.è., selon les indications du Tirumantiram qui désignet cette époque comme le siècle d’or de la lignée de Nandinatha. Vyagrapadar descendit du Cachemire et vint s’installer au temple à Siva de Chidambaram, en Tamil Nadu, Inde du Sud, pour y pratiquer le yoga. La légende dit qu’il se développa des griffes de tigre pour arriver à grimper les plus hauts arbres pour y cueillir les plus exquises fleurs qu’il offrait ensuite chaque jour au puja à Siva. Voir: Nandinatha, Natha-sampradaya, Patanjali, Tirumular.

Waïlua: Hawaiien: esprit, fantôme. Nom de la rivière sacrée aux Hawaiiens et du plateau qui la surplombe. Sur ce plateau se situe le centre ecclésiastique et administratif international de l’Eglise Saïva-siddhanta et le monastère, Kauaï-adhinam. Se situent sur l’île de Kauaï à Hawaii.

yajna: Cérémonie du feu. Voir: homa.

Yajur-Veda: Sanskrit: sagesse du sacrifice. Deuxième des quatre Vedas qui contient, en poésie et en prose, les cantiques et les formules des rites. Se divise en quarante chapitres qui comptent 1 975 stances, dont 30% sont empruntées au Rig-Veda. Voir: Atharva-Veda, Rig-Veda, Sama-Veda, Vedas.

yama: Sanskrit: restreindre, contrôler, maîtriser. Restreinte morale, de certaines impulsions en vue d’améliorer sa conduite. Au pluriel, les principes de conduite qui constituent la première des huit branches de l’ashtanga-yoga que codifia Patanjali. Avec les niyama, qui sont les principes de conduite positifs, ou pratiques qu’on doit respecter, les yamas indiquent en termes très concis ce qu’on ne doit pas faire afin de poursuivre la vie religieuse. Parmi les principes des yamas: la non-violence, ne pas voler, restreindre l’envie, renoncer à la luxure et à l’avidité, maîtriser l’arrogance et la colère, ne pas mentir, briser ses promesses, ou trahir la confiance, n’être pas injuste, ne pas s’enivrer, ne pas faire ce qui est bas, et éviter les mauvaises fréquentations. Avec majuscule: Dieu hindou de la mort, qui surveille le processus de la transition, aidant l’âme à se détacher du corps physique. Voir: Agni, ashtanga-yoga, Indra, niyamas, Parjanya, Patanjali, Pushan, transition, yoga.

yantra: Diagramme mystique souvent gravé sur une feuille d’or, d’argent, ou de cuivre, dont l’objectif est de faire converger les énergies spirituelles. On installe généralement un yantra en même temps et à chaque fois qu’on installe l’image d’une divinité dans un temple. L’un des yantras les plus célèbres est celui qu’on nomme Sri-Chakra, qui sert à invoquer la shakti, l’énergie divine. Voir: chakra.

yoga: Sanskrit: relier ou unir. Pratiques et processus par lesquels la conscience individuelle se rattache progressivement à la superconscience--c’est-à-dire à l’état naturel de l’esprit où celui-ci se rejoint à l’âme et à Dieu. Yoga mène donc à la réalisation de l’identité qui existe, et a toujours existé, entre l’aspect le plus profond de la conscience et l’Absolu. En Saïva-siddhanta, yoga est le troisième des quatre chemins ou étapes de l’épanouissement spirituel: chariya, kriya, yoga, et jnana. Ce troisième chemin culmine dans l’expérience de samadhi, ou union mystique en Parasivam, l’Absolu, et débouche dès ce moment dans le prochain chemin, celui de jnana. Il existe de nombreuses formes de yoga qui préparent le yogi à pratiquer un jour le roi des yogas: le kundalini-yoga ou raja-yoga (toutefois, les soi-disant bhakti-yoga et karma-yoga ne font pas strictement partie du yoga, et sont plutôt des pratiques qui préparent au yoga.) Voir: ashtanga-yoga, hatha-yoga, kundalini, raja-yoga.

yoga aux huit branches: Voir: ashtanga-yoga.

Yogaswami: «Maître du yoga». Le plus célèbre des maîtres spirituels de Sri Lanka (1872-1964). Yogaswami était un Siva-jnani et un siddhar de la lignée des Nathas qui fut admiré et révéré autant par ses compatriotes bouddhistes qu’hindous. Yogaswami était le disciple de l’illustre Chellappaswami qui lui infusa les connaissances du kundalini-yoga et enfin lui conféra la diksha (initiation) de Satguru. A son tour, Yogaswami devint le Satguru de Gurudeva Sivaya Subramuniyaswami qui est à présent le Satguru de la paramparaï de Siva Yogaswami. Voir: Chellappaswami, Kadaïtswami, Sivaya Subramuniyaswami, guru-paramparaï de Siva Yogaswami.

yogi: Celui qui pratique le yoga, et surtout le kundalini-yoga (ou raja-yoga). Voir: postulant, siddhar, yoga.

yoni: Sanskrit: origine, nid, matrice. La base dans laquelle s’encastre le Sivalingam. Elle représente la shakti manifeste de Siva. Voir: Sivalingam.

zodiaque: Zone de la sphère céleste qui s’étend sur environ huit degrés de par et d’autre de l’ecliptique et dans laquelle on voit se déplacer le Soleil, la Lune et les planètes principales du système solaire. Elle se divise en douze parties égales, ou signes, qu’on nomme chacune d’après une certaine constellation, le signe du Bélier, par exemple.

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Nous sommes dévots de Siva  épris par la magnificence de l'hindouisme, sa pensée, sa spiritualité, sa sagesse, son savoir-vivre, ses pratiques efficaces et ses connaissances profondes. On cherche à présenter cette merveille en son essence la plus pure,  en toute sa beauté et ainsi l'offrir  

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