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Manuscrits lémuriens

Origines, histoire et destin de l’humanité

 

Satguru Sivaya Subramuniyaswami

Préface

Les Manuscrits Lémuriens proposent une cosmogonie nouvelle, surprenante et pleine de sens pour tout cherchant spirituel. Rédigé tantôt comme un long poème, tantôt comme une chronologie de la vie quotidienne, ce texte sacré nous dit enfin pourquoi nous nous sommes incarnés. Il retrace le voyage d’âmes courageuses, depuis leurs origines divines jusqu'à la planète Terre, et nous situe dans cette grande épopée spirituelle qu’est l’histoire de l’humanité. Cette traduction est le résultat d'un travail collaboratif entre le monastère hindou de Kauaï, à Hawaii, et moi-même.

Murielle Mobengo, poète et traductrice

 

Chapitre 1

 

Pèlerinage vers la planète Terre

1 Les hommes ont migré sur cette planète dans leur corps divin, leur âme, pendant le Sat Yuga, l'âge de l'illumination. Ils avaient atteint un stade final d'évolution sur leur planète d’origine. Le risque de migrer vers une planète de feu était énorme, mais la récompense l'était aussi. Cependant, ils en étaient à un point où il leur fallait une planète de feu qui offrirait des expériences nouvelles, pour catalyser leur épanouissement jusqu’à l’ultime réalisation du Soi. Les âmes arrivèrent sur Terre, venant d’autres planètes pour l'une de deux raisons: soit elles étaient venues pour la réalisation du Soi (ce qu’elles n’avaient pas atteint auparavant, ne  faisant que vivre en béatitude), soit elles l’avaient déjà réalisé et revenaient pour aider les autres. Elles venaient d’un lieu où tout existait dans un état de statu quo. Elles migrèrent pour être stimulées par le feu de cette planète et ainsi continuer à se développer.

 

Le besoin d'une planète de feu

2 Quand une planète prend de l’âge, elle se refroidit. Tout devient statique en elle et sur elle. Les êtres qui l'habitent existent ensemble comme un vol d'oiseaux ou un banc de poissons, tellement ils sont paisibles! Les âmes, qui avaient besoin de feu pour réaliser le Soi, ne pouvaient le faire sur une planète âgée comme la leur. Ainsi, pour se soumettre aux rigueurs des processus d'évolution, les âmes-chefs pèlerinèrent avec leurs disciples vers une planète de feu telle que la Terre, une planète chaude, une planète jeune. Il y aura d'autres planètes prêtes à être colonisées à la fin du kali yuga. Les habitants de la Terre pourront y accéder en un éclair, en tant que rayon de leur propre lumière intérieure.

 

Les conditions luxuriantes du Sat yuga

3 Lors du Sat yuga, l'air était épais et la Terre luxuriante et tropicale. D'épais nuages de gaz et de substances saines flottant dans l'air leur servaient à matérialiser un corps physique autour du corps éthérique, leur âme, pour que celle-ci puisse vivre et s'exprimer sur Terre, la planète de feu, comme ils l’appelaient. À mesure que les âmes arrivèrent en leurs corps éthériques sur Terre de plus en plus fréquemment, ceux qui étaient déjà arrivés préparaient selon des principes bien spécifiques et qui avaient fait leurs preuves, des cérémonies d'offrandes de nourriture et de fleurs, de fruits coupés et autres ambroisies afin que les nouveaux venus puissent absorber ces substances organiques en leurs corps éthériques et matérialiser des corps terrestres. Leurs corps éthériques devenaient denses, fermes; leurs contours devenaient plus nets lors de ces cérémonies qui se tenaient dans ce qui finira par constituer les temples du tretā yuga. Les âmes continuaient à absorber ces essences nutritives jusqu'à ce qu'elles développent les sens de l’odorat, du toucher et obtiennent une forme physique et puissent se nourrir normalement, comme tout animal terrestre.

 

L'arrivée de diverses races

4 Les âmes les plus évoluées étant arrivées les premières sur Terre pendant le Sat yuga continuèrent à faire venir des êtres divins en provenance d'autres planètes, leur donnant forme physique. Cela faisait partie de leur mission. Le Dieu Skanda, l’une des plus avancées de ces âmes, arriva sur Terre pendant le Sat yuga. Il vint en tant que chef du premier groupe et les guidera tous jusqu’à l’épanouissement du Sat yuga prochain. Il était le roi céleste de la Lémurie. C'est ainsi, grâce à cette pratique très ancienne consistant à offrir au corps éthérique de l'âme, des essences de fruits et des ambroisies parfumées pour qu'elle les absorbe et se crée un corps plus dense, que cette planète se peupla au cours du Sat yuga. Au cours de la marche de cette planète à travers le temps et l'espace, des races provenant de diverses planètes arrivèrent pour s'y installer. Durant une certaine phase de configuration planétaire, on procédait à des cérémonies dans un temple pour attirer un groupe d'âmes en provenance d'une certaine planète et, lorsque qu'une nouvelle phase de configuration débutait, le lieu sur Terre qui polarisait les rayons de cette planète se désactivait, jusqu'à ce qu'une autre race (d'une autre planète) se présente ailleurs par le biais de la cérémonie. De grands temples consacrés à ces planètes commencèrent à s'ériger, temples où se dressaient des êtres célestes sur un piédestal pour absorber les substances fortement parfumées de la Terre et ainsi, matérialiser des corps physiques sains et efficaces.

 

Les premiers temples sont établis

5 Afin d'amener ces âmes divines à prendre forme physique pendant le Sat yuga, on se mit à ériger de magnifiques temples pour chacune des planètes d’où venaient ces âmes. En ceux-ci, les scientifiques sacerdotaux leur offraient de la nourriture et abluaient un objet en forme de piédestal qui servait à se focaliser sur le rituel. Les êtres célestes s'y tenaient, absorbant les substances très parfumées de la Terre pour matérialiser des corps physiques sains et efficaces. Au début, cela prit longtemps pour amener une âme en son corps éthérique à prendre forme, descendre de ce piédestal et entrer dans l'atmosphère terrestre. Mais après des milliers d'années, le processus devint rapide et la Terre entière se peupla d'êtres célestes provenant de diverses planètes importantes de la galaxie. Ainsi, les âmes arrivèrent en force pour s’engager dans un long et fastidieux chemin évolutif à travers les trois yugas à venir.

 

Nos premiers corps terrestres

6 À l’époque du Sat yuga, les âmes divines venues peupler la planète ressemblaient beaucoup aux humains qui apparaîtront dans le kali yuga dans des centaines de milliers d'années, sauf qu’il n’y avait chez elles, ni genre masculin ou féminin, ni mort, ni reproduction, ni même sommeil. Elles ne connaissaient ni faim ni douleur. Elles pouvaient voler facilement et librement dans leurs nouveaux corps terrestres durant ce yuga en s'élevant mentalement dans les airs grâce à un pouvoir demeurant en leur colonne vertébrale, et voyager ainsi n’importe où. Ces corps étaient insensibles au froid et au chaud. L'air était tellement épais et fortifiant qu’une profonde inspiration suffisait à les nourrir. Ils n'avaient alors pas encore besoin de manger puisque l'air était tellement chargé d’essence pranique que chaque inspiration les rassasiait. Au début du Sat yuga, ils n’avaient qu’à sentir l’essence de fruits coupés et de fleurs pour faire un repas complet. Cela était possible tellement la nature était fortement parfumée, et parce que les corps physiques mêmes s’y prêtaient. Mais vers la fin du yuga, ces âmes devaient manger pour se nourrir et ne pouvaient plus voler aussi loin qu’avant. Bien sûr, il  n’y avait pas de mort, il  n’y avait que la dissolution des éléments physiques d’un  être sous l’effet de sa réalisation du Soi et le retour de l’essence de son individualité sur sa planète d’origine, puisque sa mission sur la planète de feu se retrouvait, par cet événement, accomplie. Chacun de ces êtres transcendantaux venus sur notre planète durant le Sat yuga portait en lui un sens bien net de sa personnalité, car même l'âme individuelle a son évolution à elle, unique.

 

Cycles cosmiques des quatre yugas

7 Il faut comprendre ce que sont les yugas et ce qu’ils signifient pour avoir pleine conscience de la continuité de l’homme tandis qu’il évolue par l’expérience, partant de son état magnifique pendant le Sat yuga jusqu’à l’obscurité aveuglante du kali yuga, pour enfin se retrouver à l'aube du Sat yuga, l'âge d'or qui va suivre. Tout au long de ce processus, l’évolution de chaque âme s'individualisera alors qu’elle se fond en son essence. Sat yuga, tretā yuga, dvāpara yuga et kali yuga sont les noms de ces quatre divisions de rayonnement planétaire qui se répètent en ce même ordre, le Sat yuga étant le premier et le kali yuga le dernier. Pour bien comprendre leur fonctionnement, considérez les quatre grandes divisions de la journée. La période la plus sombre de la nuit correspond au grand rêve du kali yuga. De même, les cycles de la Terre autour du soleil sont semblables aux cycles de la galaxie autour du Soleil Central. On les nomme yugas, en raison des rayonnements cosmiques qui soit parviennent jusqu’à la Terre, soit demeurent obstrués. Le yuga est l'unité de mesure du temps et de l'espace pour les Mahādevas. 

 

Quand d'autres âmes arriveront

8 Cette génération d'âmes se mit à arriver et vivre sur Terre au début du Sat yuga, et d’autres suivront lors du tretā yuga. Puis, il n’y aura plus d’arrivées jusqu'à la fin du kali yuga. Au prochain Sat yuga, ceux qui auront vécu un cycle entier de yugas termineront leur processus d'évolution et partiront. D'autres âmes divines continueront à arriver pendant ce temps, à mesure que les cycles se répètent.

 

La vie sur cette planète et ailleurs

9 La planète de feu est très jeune puisqu'elle est devenue habitable il y a seulement quelques yugas. Dans cet univers, il y a des planètes beaucoup plus anciennes que la planète de feu. Les habitants de ces planètes plus anciennes et plus grandes ne vivent pas à la surface de leur planète. Ils n'utilisent la surface que comme lieu de promenade, et pour se nourrir, et vivent dans des lieux souterrains construits il y a des millions d'années. Il faut avoir vécu plusieurs yugas sur Terre pour gagner l’admission à ces planètes. 

 

Durée des yugas

10 Les yugas se calculent en fonction d'un intervalle de vibration. Nos calculs lémuriens du temps ne seront pas traduisibles dans les calendriers du kali yuga, donc à ce moment-là, il y aura confusion sur les unités de temps que chaque yuga est censé contenir. Mais on peut déceler l'imminence d'un yuga nouveau grâce aux changements qui se produisent dans la population.

 

À l'aube du glorieux Sat yuga

11 Le Sat yuga est toujours le temps de l'aube, de la naissance, de l'éveil à la plénitude de l'âme. C'est un temps de lumière totale, sans la confusion des énergies qui existe lorsque le tretā yuga se met à décliner, ainsi que tout au long du dvāpara yuga et du kali yuga. Tout existe dans sa plénitude pendant le Sat yuga. Les êtres partagent librement toutes les ressources du monde, physiques, superconscientes et intellectuelles. Il n'y a aucun sentiment d'un moi. Pendant le kali yuga, les êtres seront pris dans leur propre sentiment de possessivité ou de séparation l’un de l’autre, une conséquence des changements dans le grand flux mental des yugas tandis que les âmes deviendront prisonnières de l’évolution animale puis humaine, le résultat d’un changement cosmique vers des états de conscience de plus en plus obscurs. Elles souffriront de la formation constante de corps toujours plus denses, de naissance en naissance, dans l'obscurité du dvāpara et du kali yuga, et ce, jusqu'à ce que le lumineux et glorieux Sat yuga  pointe à nouveau. Alors que la galaxie aborde sa deuxième position par rapport au Soleil Cosmique, les flux spatiaux et mentaux qui persistent sur Terre sont ceux du tretā yuga. Une grande partie du raffinement et de la superconscience du Sat yuga subsistera toujours pendant tout le tretā yuga. Mais elle déclinera plus tard lorsque viendra le crépuscule, ou l'extériorisation de la conscience, qui imprégnera toute chose à mesure que la galaxie se repositionne encore, coupant une partie des rayons du Soleil Central.

 

L’homme revêt un corps animal

12 Ainsi, pendant la fin du tretā yuga, les âmes ne peuvent plus migrer vers notre planète comme elles l'ont fait pendant le Sat Yuga. Beaucoup de ces corps terrestres formés d'ambroisie de fruits, d'essences végétales et d'air fortement parfumé, ne pouvant plus voler, ont été dévorés par des êtres carnivores du règne animal, les habitants redoublants du kali yuga précédent. Après avoir été ainsi dévorées, ces âmes ont été prises dans le cycle évolutif particulier de l'espèce qui avait mangé leur corps originel. Puis, à travers le cycle de la naissance et de la mort, elles ont réapparu, mais toujours captives du système nerveux instinctif des corps animaux. Ensuite, au terme d'un long processus de mutation et de réincarnation, après une longue période d’efforts pénibles, et avec l’aide des Mahādevas, elles ont fini par se constituer un corps semblable au premier corps terrestre dévoré il y avait bien longtemps. Cette mutation, le corps humain,  se composait d’instincts animaux et était difficile à vivre. Elle engendra de nouvelles espèces d'animaux non carnivores. Les êtres toujours dans leur corps d'origine mais qui ne pouvaient plus guère voler, pouvaient monter ces bêtes (dont certaines volaient), et se nourrir du lait que produisaient certaines d'entre elles. Ces nouvelles espèces portaient en elles certains des êtres célestes qui n'avaient pas encore acquis de corps humain.

 

La vie pendant le tretā yuga

13 Le tretā yuga est une période merveilleuse où des rayons cosmiques intenses pénètrent encore la Terre. Ceci permet par exemple la création d'un corps de chair semblable en apparence au corps terrestre originel de ces êtres célestes maintenant piégés dans les cycles de réincarnation animale. Ces corps de chair et d'os persisteront jusqu’aux dvāpara et kali yugas, jusqu'à ce que la forte vibration du prochain Sat yuga vienne provoquer la délivrance des âmes qui portent ces corps et permette à beaucoup d'entre nous de quitter cette planète. Les  humiliations et tourments ont été au cours des siècles l’abrasif qui à la longue a eu l’effet de polir et enfin affirmer et faire ressortir tout l’éclat de notre divinité. On remarque vers la fin du tretā yuga, que pour la première fois, les âmes éprouvent la frayeur, à cause d’une alimentation néfaste, et de la perte de certaines capacités personnelles à voler. 

 

Ingénierie du processus de réincarnation

14 Nos laborantins développent certaines espèces d'animaux ayant des corps semblables au corps originel et, quand une âme se trouve prise dans le règne animal, ils mènent des expériences près du temple de la planète d'origine de l'âme en question, pour la libérer de ce lien et lui permettre de renaître dans un corps plus confortable. Bon nombre d'âmes célestes seront ainsi rapidement délivrées des cycles de réincarnation animale. Tout au long du kali yuga, des cérémonies donneront l’opportunité d’attirer l’âme suffisamment proche du monde physique pour qu'elle établisse un contact avec ses futurs parents en vue d’une naissance éventuelle. Grâce à ce processus, les nombreuses ethnies et types humains se raffineront progressivement en préparation de la venue du prochain Sat yuga.

 

Cérémonies pour l'accouchement humain

15 On prédit que des cérémonies semblables se dérouleront tout au long du kali yuga, mais elles ne pourront plus offrir aux âmes des canaux menant à un corps physique, comme ce fut le cas lors du Sat yuga, ni ne leur permettront d’être délivrées du corps animal comme pendant le tretā yuga. Elles pourront tout juste attirer l’âme suffisamment proche du monde physique pour qu'elle établisse un contact avec ses futurs parents en vue d’une naissance éventuelle. Grâce à ce processus, les nombreuses ethnies et types humains se raffineront progressivement en préparation de la venue du prochain Sat yuga. Les quelques âmes vivant toujours dans leurs corps originels demeureront dans des grottes, haut dans les montagnes, vers la fin du tretā yuga, pour ne pas être prises dans le corps charnu et brûlant des animaux, et pour préserver ce corps aussi longtemps que possible. À ce moment, on découvrira de nouveaux métaux à travailler, et ceux-ci contribueront au développement de communautés importantes qui les exploiteront, nous disent nos prophètes. Les quelques âmes vivant toujours dans leurs corps originels demeureront dans des grottes, haut dans les montagnes, vers la fin du tretā yuga, pour ne pas être prises dans le corps charnu et brûlant des animaux, et pour préserver ce corps aussi longtemps que possible. À ce moment, on découvrira de nouveaux métaux à travailler, et ceux-ci contribueront au développement de communautés importantes qui les exploiteront, nous disent nos prophètes.

 

Cycles de servitude dans les corps d'animaux

16 Sans aide extérieure, le cycle de sortie du règne animal prend beaucoup, beaucoup de temps, et tout au long du kali yuga, et même au début du Sat yuga prochain, on verra toujours des âmes essayant d'échapper à la servitude intense des corps animaux. C'est pendant le kali yuga qu'un royaume humain, né des différentes espèces d'animaux, s’identifiera et ultimement se manifestera totalement. Il se divisera en plusieurs groupes dont certains seront les prédateurs des autres, nous a-t-on appris.

 

Malaise et désir ardent de libération

17 Les corps originels que certains d'entre nous possèdent toujours ne sont ni masculins ni féminins. Ils ne dorment pas, n'éprouvent ni chaleur, ni froid, ni peur. Par contre, les âmes dans les corps charnels se sentent mal à l'aise lorsque ces instincts, ces besoins s’emparent de leurs corps et brûlent d’en être délivrés, ce qu’elles feront toujours tout au long du kali yuga, essayant d’ajuster ces forces qui les tiraillent. Telle est l’évolution que nous sommes venus éprouver ici.