Chapitre   

57

Comment s'accorder avec son prochain ?

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Retour à Siva

Un abrégé de l'enseignement hindou sivaïte

La famille et la communauté sont les clés de la culture hindoue, où l’on traite les rapports familiaux avec beaucoup de respect. Chaque jour nous présente de nombreuses occasions de bien agir, de s'améliorer soi-même, et d'aider nos prochains à faire de même.


Beaucoup ont du mal à s’accorder les uns avec les autres. Ils se disputent constamment et en préservent la rancune. Pour bien s’accorder, il faut d’abord être calme et paisible avec soi-même. C'est alors que nous pouvons profiter au mieux des situations que la vie nous présente. On ne peut pas être à notre maximum lorsqu’on est inquiet ou contrarié.


La paix mentale, appelée shanti en sanskrit, est plus précieuse que tout l'or du monde, et dans notre culture hindoue nous avons divers  moyens pour la cultiver/conserver, les pratiques de dévotion, de service et le yoga, en particulier.


Gurudeva valorisait beaucoup l'estime, l'art de ne pas blesser les sentiments des autres. Nous sommes toujours aimables et sensibles par nos pensées, nos paroles et nos actions. Nous traitons tous ceux que l’on rencontre, comme nous aimerions qu'ils nous traitent. Nous les félicitons pour leurs qualités et bonnes actions.


On ne se dispute jamais, on n'émet jamais de paroles méchantes ou coléreuses, ce qui détruit la shanti pour tous tout à l’entour et ne provoque qu’amertumes et ressentiments.


Tirukkural nous avertit : « La plaie qu’inflige le feu guérira avec le temps. Mais celle que fait la langue déchaînée, celle-là jamais ne guérira. »


En cas de mésentente, nous ne manquons pas d’en parler à la personne ou aux personnes concernées, de nous excuser, de pardonner et de régler l'affaire avant de se retirer pour la nuit. En maintenant l'harmonie, nous vivons avec plus de joie et d’efficacité.


Il faut avant tout bien s'entendre avec ses proches. L'harmonie germe d’abord chez soi, puis rayonne dans toutes les directions, apportant lumière, amour et bonne volonté dans tous nos rapports.


GURUDEVA : « La diplomatie est un genre d’amour, qui cherche à ne pas blesser son prochain, et à restreindre les émotions de haine et de colère, ce qui crée une certaine harmonie. Cette compétence est le résultat d’un effort intellectuel qui, lorsqu’on le poursuit, produira une défense impénétrable, capable de maîtriser les émotions inopportunes par le biais d'une mémoire, d'une raison et d'une volonté contrôlées, celles-ci étant nos trois facultés dignes de gouverner les forces de la nature. »