Nous sommes nos propres ancêtres
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La période présente de 15 jours, du dimanche 7 au dimanche 21 septembre 2025, se nomme, dans la tradition hindoue, Shradh Paksha ou Mahalaya Paksha. Ce sont les jours où l’on fête les ancêtres.
Durant ces deux semaines, nous effectuons des rituels pour exprimer notre reconnaissance à nos grands parents, nos arrières grands parents, nos arrière-arrières grands parents, et tous leurs parents et grands parents, pour invoquer leurs bénédictions — et pour leur envoyer nos bénédictions à eux aussi, pour qu'ils continuent, où qu'il se trouvent en ce moment, à faire leur chemin en sérénité.
C'est l’occasion de réfléchir, d’apprendre, de grandir en tant qu'être humain, de voir et de comprendre plus profondément que d’habitude, au-delà de nos soucis quotidiens et personnels. Nous imaginons ce qui a été. Nous imaginons qui étaient ceux qui nous ont précédés, nos sources, les lignées qui remontent jusqu’aux origines de notre existence et de celle de nos sociétés. Nous pensons à ce qu’ils ont dû endurer et sacrifier pour nous transmettre vie et survie, pour que nous puissions vivre et endurer à notre tour jusqu'à ce jour.
Où sont ces âmes aujourd'hui ? Et quels liens profonds nous attachent encore à elles ? Certaines ont atteint moksha depuis, et ont quitté les cycles terrestres. D'autres se seront réincarnées — peut-être multiples fois depuis qu'elles étaient nos parents. Certaines seront peut-être vivantes en ce moment même. Possiblement nous les connaissons ; ils ou elles sont peut-être nos parents encore, ou nos fils. L’un d’eux est peut-être nous-même réincarné. Oui, nous sommes nos propres ancêtres.
Nos rapports se sont souvent croisés et mêlés. Beaucoup des expériences et des imbroglios du passé se sont bien résolus au cours des nombreuses vies. Mais il y a très probablement d’autres nœuds karmiques qui restent et qui pèsent toujours sans qu’on s’en rende compte sur le cœur de possiblement tout un clan parsemé ci et là sur Terre et dans le monde astral.
Pendant cette fête, nous envoyons bénédictions, prières et amour dans toutes les directions et dans tous les temps en espérant éclaircir tout ce qui en a peut-être encore besoin. C'est une activité extrêmement utile et bénéfique.
Ici nous allons vous surprendre en partageant avec vous un exemple inattendu et invraisemblable, mais tout à fait véridique et tiré des actualités du jour. En 2012 vous avez peut-être, comme nous, lu dans les journaux que les restes de roi Richard III d'Angleterre venaient d'être retrouvés. Voici comment l’internet se souvient de cet événement :
Les restes du roi Richard III ont été trouvés sous un parking à Leicester, en Angleterre, en septembre 2012, lors d'une recherche archéologique du site de l'ancienne église Greyfriars. Après une étude académique approfondie, notamment des tests d'ADN et des datations au carbone, les restes ont été confirmés en février 2013 comme appartenant au roi. Le squelette montrait une courbure vertébrale et des blessures de bataille compatibles avec les récits historiques de la mort de Richard III en 1485.
L’histoire de cette recherche et de cette découverte est tellement insolite qu’on en fit un film en 2022, intitulé « The Lost King » (Le roi perdu). Avant cette découverte, personne ne savait où ce roi du XVe était enterré. On savait qu’il avait été assassiné et qu’il avait été enterré on ne sait où, comme un vulgaire vaut-rien — il était très mal vu. Longtemps après, Shakespeare lança sa célèbre pièce, Richard III, où il fit de ce roi un véritable monstre. Ainsi sa négative renommée persistait jusqu’à nos jours.
Le film raconte l'histoire vraie de la Londonienne, Philippa Langley, qui eut des intuitions et/ou des visions qui lui indiquaient où se trouveraient les restes de ce roi, et que celui-ci avait eu sa réputation souillée injustement et pour des raisons politiques. Cette dame visionnaire était convaincue de l’emplacement des restes et, par pure intuition (ou vision), elle les trouva. Non moins notable, elle est arrivée à convaincre les autorités à l’aider dans sa recherche, et même à la subventionner — tout cela sans preuve matérielle aucune. Encore plus remarquable, elle obtint que les autorités royales/britanniques acceptent officiellement de restaurer la réputation du roi et de l'enterrer dans une église anglaise avec tous les honneurs dus à un monarque.
La dernière scène du film est sublime. Après que tout est accompli et que le roi est rétabli en toute sa dignité historique, Mme Langley est dans un champ. Elle a une vision. Le roi Richard III et sa suite, à cheval, s’approchent d’elle. Le roi la regarde, lui dit merci, puis s’en retourne avec ses hommes pour enfin disparaître à l’horizon.
Nous recommandons vivement ce film qui illustre un moment vécu par des gens ordinaires de notre époque quand on a pu voir sans aucune erreur une instance quand les mondes physique et astral ont collaboré pour résoudre un karma qui avait besoin de se résoudre pour que ce roi maltraité puisse régler son histoire et se remettre à parcourir son chemin.
Et la résolution ne profite pas seulement à ce roi. Remarquez que les autorités ont prouvé l'identité des restes du roi en comparant l'ADN à celui de nombreux de ses descendants qui vivent aujourd'hui ! Donc, cette résolution a été bénéfique non seulement pour le roi lui-même mais aussi pour tous ses descendants qui vivaient avec cette honte depuis quatre siècles. Imaginez leur gêne à chaque fois qu'on montait la pièce de Shakespeare ou qu’on en faisait une publicité !
Voyez la puissance de cette fête hindoue. Quand les familles se rencontrent pour cette fête, et font leur prière, ou apportent leur offrande, allument leur lumière et tintent leur clochette, ils comprennent profondément pourquoi, et pourquoi cette coutume a survécu pendant des millénaires. Aum Namasivaya,
Par Vandana Ramdenee-Nathoo et l'équipe d'Au Cœur de l’hindouisme
Art par Sundaram Rajam
Copyright : ©Au Cœur de l'hindouisme

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